Planet'BU

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May 05, 2016

Lorraine (Puériculture)

Les troubles des conduites alimentaires chez l’enfant et l’adolescent / Geneviève Bréchon et Michèle Emmanuelli

 

 

Les troubles des conduites alimentaires constituent un motif fréquent de consultation, essentiellement chez l’adolescent mais aussi chez l’enfant. Par leur aspect parfois extrême, par les risques évolutifs qu’ils présentent, ils mobilisent les soignants et nécessitent souvent des interventions en urgence.

 

Qu’ils se présentent sous la forme de l’anorexie ou de la boulimie, voire de leur alternance, les symptômes n’ouvrent pas sur la compréhension du fonctionnement psychique qui les sous-tend.

 

 

Le bilan psychologique, éclairé par la référence à la théorie psychanalytique, contribue à la connaissance, non pas du trouble, mais du sujet qui le présente. Il offre à ce titre une aide à la prise en charge pour l’équipe soignante et une ouverture à la compréhension pour la famille.

 

 

Ouvrage publié avec le CLINAP.

 

Feuilleter le sommaire et la 4ème couverture grâce à Unithèque

 

Où trouver ce livre ?

BU Santé-Médecine, RDC, WS 115 BRE

 

 

by ronin1 at May 05, 2016 02:58 PM

May 04, 2016

BIU Santé

Réabonnement à la plateforme d’e-learning IMAIOS

imaios

La BIU Santé est heureuse de pouvoir vous proposer à nouveau l’accès à la base IMAIOS.

Fondée par deux radiologues montpelliérains en 2008, IMAIOS est une société qui propose des formations, cours et diplômes en ligne de haute qualité scientifique et pédagogique, destinés aux professionnels de la santé.

Ces cours sont développés en collaboration avec des universitaires et experts de la santé et font aujourd’hui d’IMAIOS un acteur reconnu par les plus grandes universités médicales qui utilisent ses solutions pédagogiques (Yale, Stanford, Harvard…).

imaiosIMAIOS comprend plusieurs sections :

  • e-Anatomy : un atlas interactif d’anatomie humaine
  • Échographie ostéo-articulaire : des cours vidéo d’échographie ostéo-articulaire
  • Formations DPC : des programmes de DPC et de la formation professionnelle continue en e-learning
  • e-MRI : des cours interactif sur l’imagerie par résonance magnétique
  • Classifications : les classifications couramment utilisées en imagerie médicale
  • e-Cases : une base de données collaborative de cas cliniques médicaux
  • Préparation ECNi : une plateforme de préparation à l’ECN
  • Anatomy Ninja Lower Limb : des serious games sur l’anatomie humaine
  • Un DIU Imagerie ostéo-articulaire (de Montpellier et Toulouse)
  • vet-Anatomy : un atlas d’anatomie vétérinaire basé sur des examens d’imagerie médicale

Son contenu dépasse celui d’un atlas d’anatomie et peut notamment intéresser les étudiants préparant le concours de l’internat. Pour accéder à cette base de données, il vous suffit de suivre ce lien.

Marjorie Simon

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by MarjorieSimon at May 04, 2016 12:05 PM

INHA

Enquête sur les besoins documentaires des chercheurs

Enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants, étudiants en Master 2 Recherche, voici une nouvelle enquête qui engage l'avenir des collections de votre bibliothèque !
Vous savez peut-être que la bibliothèque de l'INHA est actuellement « Centre d'Acquisition et de Diffusion de l'Information Scientifique...

May 04, 2016 07:56 AM

Lorraine (Développement Durable)

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs

centrale-nucleaireLa Cour des comptes a rendu public, le 12 avril 2016, un rapport sur la gestion de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) pour les exercices 2008 à 2013 (avec actualisation en 2014). Structure publique chargée de trouver et de mettre en œuvre des solutions de gestion de long terme sûres pour l’ensemble des déchets radioactifs du territoire français, l’Andra a vu son positionnement et ses missions renforcés en 2006, en devenant le maître d’ouvrage du projet de grande ampleur de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo).

Les défis liés à cette mutation ont été globalement relevés avec succès. L’Andra a su faire face à une très forte augmentation de ses effectifs, sa gestion est équilibrée et prudente, et sa situation financière saine. La gouvernance du projet Cigéo mériterait toutefois d’être rénovée du fait de difficultés de dialogue entre l’agence et les producteurs de déchets nucléaires. Le principal problème soulevé par la Cour des comptes dans son rapport porte sur les relations avec les producteurs de déchets nucléaires, qui financent l’agence, et Cigeo, qui cristallise les tensions.La Cour formule six recommandations.

 

Accès au rapport : L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. (PDF- 1,87 MB)

 

 

Mots clés : Nucléaire, Gestion des déchets radioactifs, Pollution

 

 

Sélection bibliographique

Déchets nucléaires où est le problème ?

Parlons nucléaire en 30 questions

La France sans nucléaire, c’est possible !

 

Liens connexes

L’Agence pour l’énergie nucléaire

CEA (Commisariat à l’énergie atomique)

Nucléaire

SFEN (Société française d’énergie nucléaire)

Sortir du nucléaire 

by prati5 at May 04, 2016 07:00 AM

Rennes 2

Quand les livres vous veulent du bien...

Lectures par fdecomite, licence CC : BY. Source [Flickr]
La bibliothérapie

Le therme "bibliothérapie" vient du grec biblios (livre) et therapeuein (soigner), et signifie littéralement "soigner par le livre".

Encore mal connu en France, le concept a vu le jour aux Etats-Unis grâce à Sadie Peterson Delaney, considérée comme la pionnière de la discipline. Entre 1924 et 1958, elle occupa le poste de responsable de bibliothèque dans un hôpital d'Anciens combattants en Alabama. Travaillant en étroite collaboration avec le personnel médical, elle conseillait des lectures en fonction de la pathologie des malades. En France, la psychothérapeute Lucie Guillet publie en 1946 un ouvrage intitulé La poéticothérapie : guérir par la poésie dans lequel elle mentionne les bienfaits liés à la lecture de poèmes. C'est seulement en 1961 que le Webster international (dictionnaire anglais) définit la bibliothérapie comme étant "l'utilisation d'un ensemble de lectures sélectionnées en tant qu'outils thérapeutiques en médecine et en psychiatrie. Et un moyen de résoudre des problèmes personnels par l'intermédiaire d'une lecture dirigée".

Dans les pays anglo-saxons, le phénomène s'institutionnalise depuis les années 2000 et la bibliothérapie est vivement encouragée, les médecins n'hésitant pas à prescrire des livres de développement personnel ou "d'auto-traitement" (self-help books). Régine Detambel, bibliothérapeute française, s'oppose à cette approche médicale et préfère conseiller des ouvrages de littérature : "Je me situe à des années-lumière de ces “ordonnances” trop frontales qui associent tel livre à tel remède. Il faut retrouver dans ce que l'on lit un rapport individuel à notre histoire".

Même si les écrits de Michèle Petit et Marc-Alain Ouaknin contribuent à démocratiser la bibliothérapie, cette dernière peine à trouver sa place en France. Pourtant, les travaux menés par Pierre-André Bonnet dans le cadre de sa thèse sont encourageants : son enquête d'opinion auprès de médecins généralistes montre leur sentiment favorable à l'égard de la bibliothérapie, sa seconde enquête dirigée vers des particuliers révèle que la lecture est perçue comme ayant des vertus thérapeutiques.

Maintenant que la période des examens est terminée, n'hésitez pas à venir emprunter des romans ou des BD dans les bibliothèques du campus : une bonne occasion de se détendre et de se faire du bien !

by Alexandra Cobac at May 04, 2016 07:00 AM

Poitiers (Droit-Lettres)

Carl von Linné (1707-1778)

Carl von Linné (voir la base biographique de la BIUS) était le fils d’un pasteur suédois, lui-même botaniste amateur. Il commença son parcours universitaire en Suède, où les études de médecine étaient peu développées, puis alla aux Pays-Bas ; il … Lire la suite

by Anne-Sophie Traineau-Durozoy at May 04, 2016 06:30 AM

May 03, 2016

INHA

Pauline Duclos-Grenet entre l'iconographie médiévale et les collégiens

Pauline Duclos-Grenet Doctorante en histoire de l'art médiéval à l'Université de Bourgogne, sous la direction de Daniel Russo, à l'UMR Centre Georges Chevrier-Savoirs: normes et sensibilités ,  je suis aussi enseignante dans un collège de Seine-Saint-Denis, après avoir effectué un contrat doctoral à l'université de Bourgogne...

May 03, 2016 07:00 AM

Lille 3

Des conséquences de la philosophie

Se libérer des illusions pour se rapprocher de la vraie connaissance.

« Le conseguenze della filosofia : liberarsi dalle illusioni per avvicinarsi alla vera conoscenza » est un texte d’Ermelinda Valentina Di Lascio, publié en septembre 2013 sur le site « Il manifesto di Bologna ». La traduction française inédite publiée sur « Insula » est réalisée par Théo Dujardin, Alice Fournier et Marie Serra, étudiants en première année du Master « Traduction Spécialisée Multilingue » – TSM, de l’Université Lille 3.

Il faut démolir l’édifice de ton orgueil.
Travail effrayant.
L. Wittgenstein

Dans la Grèce du Ve siècle av. J.-C., il était possible de rencontrer des artistes itinérants dont le métier consistait à réciter, généralement lors de compétitions publiques, de célèbres passages de poèmes, mais également, d’après les interprétations les plus convaincantes, à faire ensuite l’éloge de l’œuvre du poète duquel ils se faisaient l’interprète, notamment en soulignant la justesse de ses dires. Ces personnes étaient appelées « rhapsodes » et chacune d’elles était généralement spécialiste d’un poète. En raison de leur connaissance approfondie des poèmes, on les considérait comme savants, au même titre que les poètes eux-mêmes. Il suffit de penser à la place prépondérante que l’étude des poèmes homériques occupait au sein de l’enseignement primaire : ils étaient perçus comme des manuels grâce auxquels on pouvait acquérir des connaissances dans toutes les disciplines.

Dans le dialogue platonicien intitulé Ion, Socrate (470-399 av. J.-C.), philosophe probablement le plus célèbre de l’Antiquité et protagoniste de la quasi-totalité des dialogues écrits par son disciple Platon, demande à Ion (qui, non sans excès de fierté, se targue d’être un excellent rhapsode d’Homère) quelle est sa matière de prédilection en tant que rhapsode. Ion lui répond connaître tout ce qu’Homère relate dans ses poèmes. Il n’entend pas seulement prétendre connaître par cœur les vers d’Homère ou leur signification, mais, comme le poète lui-même, maîtriser les différentes disciplines auxquelles ce dernier fait référence dans son œuvre, de l’art du cordonnier à celui du général, en passant par ce qui a trait au divin, connaissance par ailleurs essentielle pour pouvoir faire l’éloge d’Homère. Toutefois, au fil du dialogue et en interrogeant Ion, Socrate amène ce dernier à se contredire quant à sa déclaration de connaissances (en d’autres termes, il met en œuvre un elenchos, une « réfutation ») ou à admettre des conséquences absurdes.

Voici ce qui a lieu, par exemple, dans la première partie de la conversation. Ion prétend être un rhapsode dont l’expertise est centrée exclusivement sur Homère. Socrate lui demande alors si les œuvres d’Hésiode (autre poète célèbre de la fin du VIIIe – début du VIIe siècle av. J.-C.) ne traitent pas de nombreux sujets dont il est question dans la poésie d’Homère et si les deux poètes ne convergent pas dans leur discours. Ion répond par l’affirmative. Socrate poursuit alors : dans ce cas, Ion devrait être en mesure de faire l’éloge non seulement d’Homère, mais également d’Hésiode. Ion acquiesce à nouveau. Or, s’il était réellement expert des sujets abordés par Homère, il devrait l’être aussi lorsque Homère et Hésiode émettent des points de vue différents sur le même thème. Ion approuve une fois de plus, se condamnant ainsi à la défaite dialectique : au vu de tout ce qu’il a admis, il devrait être expert non seulement d’Homère, mais aussi d’Hésiode et d’autres poètes. Cependant, du fait qu’Ion est incapable de faire l’éloge d’autres poètes qu’Homère, il faut en conclure qu’il n’est, en réalité, pas tout à fait expert en la matière : en d’autres termes, il ne maîtrise pas toutes les disciplines auxquelles Homère fait référence. Cette conclusion contredit par conséquent l’affirmation initiale d’Ion.

Plus tard au cours du dialogue, Socrate analyse les différentes disciplines dont Ion se prétend expert pour l’amener, au moyen d’une argumentation, à admettre que pour chacune d’entre elles, l’expert est en réalité un autre individu : le cordonnier, le général, le prêtre, etc. Socrate réitère sa question initiale sur la connaissance propre au rhapsode, mais Ion n’est jamais en mesure de fournir une réponse satisfaisante. Lors de sa dernière tentative, Ion affirme que la connaissance du rhapsode n’est autre que celle de l’art du général, domaine dans lequel Homère avait la réputation d’exceller. Cependant, s’ensuit alors une conséquence absurde : puisque Ion est le meilleur rhapsode grec, il doit également être le meilleur général grec ! Socrate remarque pourtant qu’Ion ne tient pas les armes sur un champ de bataille, bien que la Grèce soit en guerre au moment de ce dialogue !

Que peut-on retenir du bref compte rendu de ces échanges dialectiques ? Le fait qu’Ion ait des idées contradictoires (il pense détenir un certain savoir, mais il tient également pour vrais d’autres éléments impliquant qu’il ne possède pas ce dernier). En outre, sa croyance de connaissance l’amène à des conclusions absurdes et donc indéfendables ; cela laisse entrevoir la possibilité qu’Ion ne possède pas la connaissance qu’il prétend avoir. Pour autant, Ion ne semble en rien disposé à abandonner une telle croyance. Il va jusqu’à s’indigner lorsque Socrate tente de fournir une autre explication à la capacité du rhapsode de faire l’éloge d’Homère uniquement : son inspiration serait d’origine divine. Or, pas même le rapprochement avec le divin ne parvient à le faire renoncer à sa prétention de connaissance. Au terme du dialogue, Ion finira par accepter cette explication, pour la seule et unique raison que la discussion en est arrivée au point où continuer à affirmer la possession de ce savoir nuirait à sa réputation (élément de toute évidence très cher au rhapsode, personnage public par excellence).

Le mois dernier, dans le premier article de ce recueil, je soutenais que philosopher est un besoin humain irrépressible et j’ai brièvement mentionné quelques précieux avantages qui peuvent découler de la pratique de la philosophie dialectique. Pourtant, l’histoire paradigmatique d’Ion pourrait nous laisser croire que de telles conséquences sont, finalement, tout sauf bénéfiques. Nous pensons tous détenir quelques connaissances ou croyances que nous tenons pour vraies, ne serait-ce que dans la sphère professionnelle : un médecin pense vraisemblablement savoir ce qu’est la médecine et posséder un ensemble de connaissances propres à son domaine de spécialisation ; un professeur des écoles pense certainement savoir ce que signifie enseigner et posséder un ensemble de connaissances afférentes à ce milieu éducatif, et ainsi de suite. Or, si nous acceptons de nous ouvrir à ce besoin humain de philosopher, nous pourrions un jour, au cours d’une discussion, être confrontés à des arguments qui ébranlent le fondement même de notre croyance de savoir. En serions-nous irrités de la même façon qu’Ion ou serions-nous prêts à accepter l’issue de cette conversation ? Accepter l’issue de la conversation implique les conséquences suivantes : il faut renoncer, du moins temporairement, à la conviction selon laquelle nous possédons des connaissances, nous livrer à une introspection (autrement dit, revoir ce que nous croyons à notre sujet et sur la réalité qui nous entoure), et donc remettre très probablement en cause ce que nous avons toujours pensé vrai, des croyances partagées par l’ensemble de la société. Notre vie en serait totalement bouleversée, car ce sont nos croyances qui dictent notre façon de vivre et d’agir.

Il est difficile d’accepter et de rechercher ces conséquences ; c’est d’autant plus vrai que la majorité des interlocuteurs de Socrate, qu’il s’agisse d’hommes politiques, poètes ou artisans, n’y est pas parvenue. Son allusion au fait que ces individus ne détiennent pas le savoir qu’ils croyaient et prétendaient posséder, et qui leur était reconnu par la plupart des gens, suscita chez eux une telle colère qu’en 399 av. J.-C., Socrate fut jugé, puis condamné à mort. Incapables d’accepter la vérité sur eux-mêmes, ils préférèrent éliminer celui qui la leur rappelait. Pourtant, « démolir » nos croyances infondées s’avère être l’unique point de départ possible dans une recherche de vérité sur nous-mêmes et sur le monde. Le premier pas vers la vraie connaissance consiste à se libérer de l’illusion de savoir et à se purifier des fausses croyances. Il s’agira de poser un regard lucide sur nous-mêmes, mais également sur les autres. Nous serons alors en mesure de reconnaître les personnes qui apparaissent comme des experts sans l’être réellement, ces individus pouvant être ceux aux mains desquelles nous confions notre santé, notre éducation ou le gouvernement de notre pays.

Traduction réalisée par Théo Dujardin, Alice Fournier et Marie Serra,
étudiants du Master « Traduction Spécialisée Multilingue » – TSM, de l’Université Lille 3.

newlogoTSMPlus d’informations sur le Master TSM :
www.univ-lille3.fr/ufr-lea/formations/masters/tsm
Facebook : facebook.com/MasterTSMLille3
Twitter : @Master_TSM

Les traductions publiées par « Insula » le sont avec l’accord des auteurs ou du responsable éditorial du site ou du blog concerné. Nous les en remercions chaleureusement.

by Ermelinda Valentina Di Lascio at May 03, 2016 04:40 AM

May 02, 2016

Clermond-Ferrand

L’Open access est-il négociable ? Leçons du contrat Elsevier / Pays-Bas

La négociation entre Elsevier et les universités néerlandaises s’est conclue il y a peu. Son déroulement et ses résultats sont présentés par le professeur Gerard Meijer, un des universitaires acteurs de la négociation (pour les gens pressés : voyez les cinq dernières minutes de la vidéo ; mais l’ensemble est passionnant !). En résumé :

  • un contrat de 3 ans, 2016-2018
  • des taux d’inflation de 2.9, 2.5 et 2.2 %
  • une clause de passage au libre accès : chaque année, le nombre d’articles néerlandais en libre accès augmentera de 10 %. En 2018, 30 % des articles publiés par des chercheurs néerlandais1 dans les revues d’Elsevier seront donc en accès libre. Ce passage est couvert par le contrat et n’occasionnera pas de paiement supplémentaire de frais de publications (APC, article processing charges).

Qu’en penser ?

D’abord, deux coups de chapeau aux universitaires néerlandais : un premier pour avoir mené (en équipe) une négociation très dure ; un second, beaucoup plus appuyé encore, pour avoir présenté publiquement les résultats de la négociation. C’est une première, à ma connaissance, et très courageuse, parce qu’elle expose le résultat à la critique internationale.

Sur le fond, à présent ? Le contrat que décrit G. Meijer fournit des arguments aux partisans comme aux adversaires de la transition négociée vers le libre accès.

Pour les partisans de la négociation, l’expérience néerlandaise prouve qu’il est possible de coupler la négociation sur l’Open Access avec celle des abonnements. Financièrement, cela peut être rentable, car les APC vont diminuer dans des disciplines où ils étaient sans doute importants ou risquaient d’augmenter (les disciplines visées par la transition sont celles qui sont déjà actives en OA) : la dépense est désormais incluse dans l’accord. Politiquement, cela fait faire un pas vers l’OA, puisque tout une partie de la production bascule, d’un seul coup, de l’abonnement au libre accès.

Les sceptiques ne manqueront pas d’objections non plus : ce qui se prépare avec de tels contrats, c’est la reconduite du monopole des éditeurs commerciaux dans l’édition scientifique, en y absorbant l’open access. La transition vers l’OA est effectivement possible dans ces conditions, mais à aucun moment cette transition ne permettra la baisse des tarifs : elle est négociée avec des acteurs dont le principal objectif est de les augmenter. Elle ne permet pas non plus à de nouveaux éditeurs d’entrer dans le jeu, puisque les éditeurs majeurs restent les partenaires privilégiés des scientifiques dans le libre accès : « Publiez chez eux, c’est gratuit compris dans le contrat ! » Avec ce type d’accord, on fait bel et bien progresser le libre accès, mais on laisse irrésolus les problèmes fondamentaux : la main-mise des gros éditeurs commerciaux sur la production scientifique et ses conséquences désastreuses, financières et scientifiques, pour les établissements de recherche du monde entier.

Avec tout le respect dû au courage des négociateurs, je me range dans le camp des sceptiques, on l’aura compris. Cette négociation illustre, je crois, ce que l’on peut obtenir de mieux des éditeurs : une transition vers le libre accès à inflation constante… En termes marchands : « mieux, mais pour plus cher. » Est-ce cela que nous voulons : le libre accès à tout prix ?  Alors que nous sommes étranglés par nos dépenses actuelles auprès des éditeurs ? Ce que plaide le livre blanc de la bibliothèque Max Planck2 , c’est la négociation avec les éditeurs pour une transition rapide vers l’OA, avec l’idée de faire diminuer la dépense.  L’exemple néerlandais montre que l’on peut remplir la première condition (une transition rapide vers l’OA), et ce, au prix d’une négociation très dure. Mais quelle négociation pourrait déboucher sur une diminution de la dépense, quand elle se fait avec des éditeurs en situation de monopole ? Quel moyen de pression avons-nous pour obtenir cela ? Et si la transition se fait à dépense constante, sur quel miracle peut-on compter pour la faire diminuer ensuite ? De ce point de vue, l’expérience néerlandaise sonne comme un démenti empirique des propositions du Max Planck : nous sommes dans la nasse.

Or, ce que souhaitent les chercheurs qui défendent le libre accès, et ce que nous souhaitons nous, dans les bibliothèques, c’est la possibilité pour les scientifiques de publier et de lire à des coûts réellement modestes, dérisoires même. Démanteler le système de l’abonnement n’y changera rien. Ce qui est en cause, c’est le détour inutile que font les articles par une machine éditoriale qui les facture ensuite à ses propres auteurs. De ce point de vue, Episciences, Mathdoc, le Quality open access market, Revues.org et tous les systèmes qui leur ressemblent sont les seules réponses vraiment adaptées.

Je ne sais pas s’il est encore possible d’éviter une vague de négociations emboîtant le pas à celle-ci, avec pour effet prévisible de laisser la maîtrise du jeu aux éditeurs qui l’ont déjà. J’en doute.

Je pense en revanche que nous pouvons, et devons, faire naître autant de revues en libre accès que nous le pouvons, fondées sur des bases économiquement et scientifiquement saines. Pour cela, nous pouvons travailler localement et nationalement en mettant des pépinières de revues en place. Nous pouvons encourager de jeunes chercheurs à créer de telles revues, et les y aider. Nous pouvons demander à des chercheurs de renom, qui n’ont plus rien à prouver, d’en créer d’autres, toujours avec notre aide. Autant de jalons posés pour la refondation du système, un jour.

Car j’ai l’impression qu’il va aussi falloir être patients.

Statue de femme assise, les mains entourant ses genoux, regardant la mer.Attente ; Hambourg, mémorial des femmes de marins (Cliché Jaime Silva).

 

 

 

 

 

 

 

  1. Très précisément, il s’agit d’articles dont l’auteur principal, le corresponding author, est néerlandais.
  2. Cf le § 3 de ma traduction du livre blanc : « Il y a actuellement déjà assez d’argent dans le système. Une transition à grande échelle de l’abonnement vers l’édition en libre accès est possible sans dépense supplémentaire. »

by Olivier Legendre at May 02, 2016 04:02 PM

Lorraine (Puériculture)

Le Journal des professionnels de l’Enfance Mai/Juin 2016 n°100

 

 Le Journal des professionnels de l’Enfance fête son 100 ème numéro ! A cette occasion, un numéro plus volumineux paraît, aussi le sommaire ne sera pas détaillé ce mois-ci tant les sujets abordés sont divers…

 

 

 

« Ce numéro est celui d’un anniversaire : la 100e édition du Journal des professionnels de l’enfance. Depuis 1999 le magazine questionne, analyse, recense, relaie la recherche et l’actualité de l’enfant entre 0 et 3 ans.
Pour ce numéro un peu particulier, conçu comme une édition spéciale de 100 pages, le Journal a choisi de mettre en avant les articles les plus pertinents et représentatifs des courants de pensée, des écoles, des débats qui ont traversé cette discipline et qui continuent de le parcourir. De la théorie de l’attachement en passant par l’acquisition du langage, les diverses formes de pédagogie, le développement psychologique et moteur de l’enfant, les pratiques d’accueil, les capacités précoces du tout-petit, l’apport des neurosciences, l’observation professionnelle… cette édition passe en revue l’ensemble des thématiques et des approches d’une discipline, qui reste encore largement négligée et délaissée.

 

 

Découvrez nos articles : Les bébés Wi-Fi de Daniel Rousseau, la régulation émotionnelle d’Évelyne Thommen, la motivation chez l’enfant d’Alain Lieury, la construction du goût de Sandrine Monnery-Patris, la dépression du nouveau-né de Samuel Tyano… »

 

Source : site du JDPE

 

 

Où trouver cette revue ?

Bibliothèque de Médecine, rez-de-chaussée, WS, empruntable 4 semaines

 

 

by ronin1 at May 02, 2016 12:23 PM

BIU Santé

Déesses de la BIV : voici le mois de mai…

mai2016En mai, fais ce qu’il te plaît. C’est pourquoi, après notre planche du mois dernier (qui n’était donc pas un poisson d’avril), la BIU Santé poursuit son exploration des représentations scientifiques du corps humain.

Souci de parité oblige, c’est désormais une personne du beau sexe qui nous dévoile les secrets de son bandage au genou. Les appels de note s’échelonnant au-dessus de la ceinture demeurant pour leur part plus mystérieux, puisqu’ils concernent un corset et un bandage à ressort spiral du cou.

Cette illustration est issue du Traité des bandages, des pansements et de leurs appareils, de Pierre-Nicolas Gerdy (Paris, Méquignon Marvis, 1837. Cote  006427). Vous y trouvez d’autres illustrations, parfois beaucoup plus audacieuses.

Chloé Perrot

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by Chloé Perrot at May 02, 2016 11:46 AM

Lorraine (Orthophonie)

Guide de l’orthophoniste

Guide de l’orthophoniste
Sous la direction de
Jean-Marc Kremer
Emmanuelle Lederlé
Christine Maeder

 

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« Née au XXe siècle, l’orthophonie s’est construite sur l’otorhinolaryngologie, la neurologie et les sciences du langage. Grâce à la médecine, les neurosciences, la linguistique, la psychologie et la pédagogie, la prise en charge des troubles et des pathologies de la déglutition, de la voix, de la parole, du langage oral et écrit, et de la communication a connu un essor considérable ces dernières années. De la démarche de prévention-dépistage jusqu’à la prise en charge en fin de vie d’un grand nombre de troubles, les compétences de l’orthophoniste couvrent désormais tous les âges de la vie. »

 

 

 

 

Sauramps Medical : Professionnel du livre médical Sommaire des 6 vol. du Guide de l’orthophoniste                                   sur le site de la librairie Sauramps

 

« Les six volumes du coffret « Guide de l’Orthophoniste » couvrent l’ensemble de ces connaissances et pratiques. Cet ouvrage intéressera non seulement les orthophonistes, les étudiants en orthophonie, les médecins, mais aussi les enseignants dans les domaines des sciences du langage, des neurosciences, de la linguistique, de la psychologie et de la pédagogie. »

 

 

 

Où trouver cet ouvrage ?

 

 Voir aussi

 

 

L’orthophonie en France / Jean-Marc Kremer.  8ème édition

                                mise à jour, mars 2016

                                 Accès authentifié UL

by pierre36 at May 02, 2016 07:51 AM

Rennes 2

Un pont

Rennes 2 - BU par cercamon, Licence CC : BY-NC-SA. Source [Flickr]
et des BU

Les BU font le pont du jeudi 5 au dimanche 8 mai : elles seront donc fermées jeudi, vendredi et samedi.

A partir du lundi 9 mai, la BU centrale fermera à 19h00.

by Françoise Barré at May 02, 2016 07:00 AM

Lorraine (Développement Durable)

Les espèces envahissantes d’ici et d’ailleurs

plantes-envahissantes-livreLes espèces invasives sont reconnues comme étant la deuxième cause de la diminution de la biodiversité,

 

Les espèces invasives se distinguent des autres espèces par leur impact négatif sur la flore et la faune locale. Animales ou végétales, elles sont arrivées chez nous de diverses manières (tourisme, étude, vente, apport involontaire…), elles trouvent dans nos espaces naturels des conditions propices à leur développement.

 

S’appuyant sur de nombreux exemples, cette synthèse sur les espèces envahissantes permet de comprendre les mécanismes favorisant les invasions biologiques qui bouleversent les écosystèmes. Elle propose des solutions pour réduire les dommages provoqués par ces algues tueuses, plantes allergisantes, méduses géantes et autres insectes ravageurs. Des fiches présentent trente espèces.

 

Mots clés : Botanique, Environnement

 

Où trouver ce livre ?

Bibliothèque des Sciences et techniques. 2e étage, cote 577.18 BRA

 

 

Sélection bibliographique

Analyse économique des espèces exotiques envahissantes en France : première enquête nationale (2009-2013)

Espèces exotiques et envahissantes : soyez acteurs !

Restaurer la nature

Aimez vos plantes invasives : mangez-les !

 

 

Liens annexes :

Inventaire national du patrimoine naturel

Stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 (PDF - 7 Mo)

Réglement (UE) No 1143/2014 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes

Telabotanica

by prati5 at May 02, 2016 06:54 AM

April 29, 2016

INHA

La Réunion des musées nationaux et l'édition électronique

Sifflet en terre cuite du MuCEM La RMN, vieille dame de l'édition d'art, s'est lancée depuis quelques années dans la production d'ouvrages numériques, en valorisant particulièrement les collections permanentes des musées nationaux (Guimet, Château de Versailles...).
Une quinzaine de catalogues sont désormais disponibles en ligne, entre...

April 29, 2016 07:30 AM

Rennes 2

Marguerite Yourcenar, première « immortelle »…

Photographie extraite d'une carte de presse
depuis 1635

Il y a 35 ans, le 22 janvier 1981 très précisément, Marguerite Yourcenar prononçait son discours de réception à l’Académie française. Fait sans précédent puisqu’elle était la première femme admise sous la Coupole d’une institution créée par Richelieu en 1635.

Elle fut élue le 6 mars 1980 au fauteuil de Roger Caillois. Après des sollicitations réitérées et initiées dès 1977, année où elle reçut le Grand Prix de l’Académie française pour l’ensemble de son oeuvre. Jean Dausset, de l’Académie des sciences, l’avait approchée cette année-là pour qu’elle pose sa candidature. Sans succès. « Elle refuse » avait écrit dans ses carnets Grace Frick, sa compagne. Claude Gallimard s’y attela aussi, en janvier 1978. Nouveau refus, mais plus nuancé : elle ne découragera pas l’effort de ceux qui tiendront à l’élire, lui répond-elle. L’homme qui oeuvrera le plus fortement pour la présence de Marguerite Yourcenar au milieu des quarante « immortels » fut Jean d’Ormesson, « Jean d’O » pour ses amis et admirateurs. L’opposition dans les rangs académiciens fut assez vive, parfois discourtoise et inélégante, au mieux futile. N’est-elle pas belge ? Voire américaine réfugiée dans sa lointaine île du Maine ? La préséance, en sa qualité de femme, la fera-t-elle passer devant des académiciens plus anciens et plus âgés ? « A l’Académie nous vieillissons entre nous. Comment supporterons-nous de voir vieillir une femme ? » ira même jusqu’à dire avec cynisme un académicien, rapporte Josyane Savigneau, sa biographe.

« Jean d’O » lui-même fit l’objet d’attaques de ses pairs. André Chamson, 80 ans, traita le « jeune » d’Ormesson (de 54 ans quand même ! ) de « galopin » attiré, dans l’affaire, uniquement par les caméras, comme c’est son habitude ! Avec son savoir-faire et sa diplomatie coutumière, Jean d’Ormesson retournera la situation et arrivera à ses fins, rappelant que son ami Roger Caillois lui avait dit qu’elle était « une proie toute désignée pour l’Académie ».

Marguerite Yourcenar prononça un discours tout d’élégance, d’équilibre et d’érudition. « C’est seulement il y a un peu plus ou un peu moins d’un siècle que la question de la présence de femmes dans cette assemblée a pu se poser » souligna-t-elle. Elle y rappela que Germaine de Staël n’eût pu sans doute y être admise, d’ascendance suisse et mariée à un suédois, tout comme la généreuse mais très turbulente George Sand, « si admirablement femme », ou Colette, elle-même pensant « qu’une femme ne rend pas visite à des hommes pour solliciter leurs voix, et je ne puis qu’être de son avis ». Suivant ce principe, Marguerite Yourcenar ne rendit donc visite à aucun académicien avant l’élection, dérogeant ainsi à la tradition. Avec justesse et opportunité, elle rappela aux académiciens le rôle des femmes de l’Ancien Régime, « reines des salons et des ruelles », plus portées à inspirer les écrivains qu’à se mettre en avant et se souciant « fort peu d’être elles-mêmes candidates et franchir votre seuil », s’épargnant de mettre ainsi à mal « leur souveraineté féminine ».

Après son élection, Marguerite Yourcenar brilla par son absence aux séances de travail. « J’y suis allée une fois. Ce sont de vieux gamins qui s’amusent ensemble le jeudi. Je crois qu’une femme n’a pas grand-chose à faire là-dedans » dira-t-elle, un brin distante et amusée.

Depuis ces deux dernières décennies, les choses ont bien changé et cette élection fut un déclencheur. Les femmes à présent font partie des « Quarante » et elles ont été huit élues depuis 1980, historiennes, femmes politiques, écrivains. Le secrétaire perpétuel est même, depuis 1999, une femme, Hélène Carrère d’Encausse. « Etre une femme ne suffit toujours pas pour s’asseoir sous la Coupole. Mais être une femme ne suffit plus pour être empêchée de s’y asseoir » dira Jean d’Ormesson dans sa réponse à l’auteur des magnifiques Mémoires d’Hadrien le 22 janvier 1981.

A voir aussi ce reportage de TF1 de l'époque sur sa réception.

by Jacques Brelivet at April 29, 2016 07:00 AM