Planet'BU

Agrégation de flux RSS issus de blogs mis en place par des bibliothèques universitaires.

May 25, 2013

Brest

Or Méduse médite….

Or Méduse médite… vagabondages parmi la mythologie grecque  : les femmes – l’intelligence – les monstres / par Michèle Bompard-Porte, Daniel Bennequin, Christian Michel – L’Harmattan, 2013

 

Vingt-huit siècles que Méduse anime mythes et arts, puis la biologie, enfin la psychanalyse. Pourquoi l’intelligence de Méduse n’a-t-elle pas été étudiée ? L’enquête tombe sur de nombreux cadavres de femmes plus ou moins camouflés. On découvre Athéna en monstre stérile et assassin, serve et complice de son père-frère Zeus, instaurant son règne sur une série de matricides… Les mathématiques, la littérature et la psychanalyse sont convoqués pour commencer d’ouvrir le mythe de Méduse.

Ce livre est à emprunter à la BU lettres.

by Elisabeth Bondoin et Josette Marchalot at May 25, 2013 06:00 AM

May 24, 2013

Bordeaux 1

À lire à La Bulle

"Quelque chose d'important est en train de se passer en Suède" C'est le constat du commissaire Kurt Wallander en 1991. La criminalité a changé de visage et la police, qui fonctionne sur d'anciens critères, a du mal à suivre...
Henning Mankell examine avec beaucoup de finesse l'évolution de la société suédoise, qui n'est pas si éloignée de la nôtre... Meurtriers sans visage est le premier volume de la série des enquêtes du commissaire Wallander.

Il se trouve à La Bulle au rayon "Romans policiers" sous la cote : RP MAN Wal-1

D.D.

by blogueur BU (noreply@blogger.com) at May 24, 2013 01:14 PM

Rennes 2

La vie au Château…

mariedegandt9782221134849…voilà ce que nous décrit Marie de Gandt, dans son dernier ouvrage « Sous la plume, petite exploration du pouvoir politique », le Château désignant, dans le code lexical de la Vè République, le Palais de l’Elysée.

Pendant près de cinq ans, l’auteur, normalienne, agrégée de lettres classiques, y a travaillé en qualité de « Plume » (c’est ainsi qu’on appelle celles ou ceux qui rédigent les discours de nos hommes et femmes politiques). Marie de Gandt fut d’abord la plume de Dominique Bussereau, Xavier Bertrand, Hervé Morin, enfin, et surtout, de Nicolas Sarkozy.

Défi pour cette jeune universitaire, spécialiste de Stendhal mais en rien sociologue des milieux politiques. Défi aussi pour elle-même, femme plutôt située à gauche, quand son ami d’hypokhâgne, Laurent Wauquiez, député et ministre UMP,  lui  propose de travailler pour lui, ou pour la majorité politique de l’époque. « Je ne parle pas la droite », avoue-t-elle et, ajoute-t-elle « je ne connais rien de plus éloigné de la poésie [que le discours politique]».

Marie de Gandt se lance donc dans l’aventure. Les interrogations et inquiétudes ne tarderont pas à la gagner, notamment  à l’occasion d’un débat public entre Xavier Bertrand (dont elle vient d”intégrer l’équipe) et François Hollande. Elle met en doute sérieusement l’authenticité des arguments échangés et l’alternative gauche/droite: «Joute de mots sans prise sur le monde, jeu d’acteurs sans conviction, scènes d’ego face au public. Tout à la dramatisation des deux bords, [les débatteurs] miment l’antagonisme mais rien sur le fond ne les distingue ».

Sa sensibilité de gauche la tiendra à distance, malgré tout, de certaines orientations et personnalités : « Mon Styx est tracé : je ne travaillerai pas pour Hortefeux au ministère de l’identité nationale et de l’immigration ». Et quand le Secrétaire général de Élysée lui demandera la trame d’un discours sur la sécurité et la lutte contre la délinquance, suite aux événements de Grenoble de juillet 2010, son texte, axé sur la refonte de l’esprit de société et la défense des institutions républicaines, sera sèchement retoqué (« Qu’est-ce que c’est que ce discours de fillette ? »). Le discours final rédigé par des conseillers parlera des « Français d’origine étrangère ». Elle, la femme de lettres, de « l’attention aux mots », ne relèvera pas à temps pour tenter de corriger la dérive verbale, juridique et politique. « Et aujourd’hui encore, la honte ne me quitte pas » avoue-t-elle. « Je ne penserai pas ce qui me paraît dégradant » rappelle-t-elle encore à la fin de l’ouvrage.

« L’écriture d’un discours est un travail de groupe ». Cela est vrai au sein d’un ministère, où l’entente, voire l’amitié, entre conseillers, généralement, domine. Cela l’est beaucoup moins, ou très différemment, à l’Élysée : « Entre les réunions [de conseillers], dispersion, chacun travaille pour soi, enfermé dans son bureau, comme un résistant préparant des données cruciales pour une organisation souterraine dont il ignore l’étendue et dont il n’a jamais rencontré les véritables chefs […]. Il y a l’équipe Guéant, l’équipe Diplo, l’équipe Eco, l’équipe Madame, l’équipe Guaino, composé de lui seul ».

Marie de Gandt, elle, jouissait, dans cette singulière géographie élyséenne, d’une sorte de statut d’extra-territorialité, n’appartenant à aucun de ces groupes, mais, revers de la médaille, son travail passait par les interminables filtres et incontournables échelons: conseiller en charge du dossier, chef de cabinet, directeur de cabinet, Secrétaire général, et enfin PR [i.e. le Président dans le jargon élyséen]. A la Plume de veiller, autant que possible, à ce que son travail ne se transforme pas, au final, en un « sabir compréhensible des seuls ingénieurs des Ponts » et qu’elle sache le maintenir dans « la fiction du discours improvisé ». Bref, la quadrature du cercle !

L’Élysée réserve à Henri Guaino les discours de commémorations et à Marie de Gandt, le plus souvent, les discours de remise de décorations, qui ne sont d’ailleurs pas forcément les plus légers ou les plus faciles. Tel celui-là, proche du discours mémoriel, à l’adresse de dix rescapés de la Shoah, honorés par Nicolas Sarkozy. Comment bien parler d’eux, de ces témoins « de l’amas déraisonné d’horreurs, du déferlement du mal sur des individus répété des millions de fois » ? Elle trouvera les mots justes adressés à chacun d’eux « qui a trouvé le Mal pour porter par sa vie le message du Bien vainqueur ».

Le livre de Marie de Gandt, brillamment écrit, est la photographie très éclairante d’un milieu politique largement méconnu du grand public où se côtoient, collaborent, s’affrontent moult personnalités. Les conseillers diplomatiques ont toute son admiration. « Jusque dans le savoir le plus pointu et le plus vital pour le pays, leur merveilleuse irrévérence allège la prose du monde » dit-elle joliment. Mais pour de brillantes individualités, combien d’autres, « paternalistes traîtres, effusifs visqueux, affectifs débridés qui vous perdent dans l’hystérie collective » ! Les énarques ne reçoivent guère son indulgence non plus, « par une complète absence d’intelligence émotionnelle et une quasi absence d’intelligence sociale ». Quant au sexisme, tellement ancré dans la sphère politique, l’Élysée n’y échappe pas, « temple masculin, comme tout lieu de pouvoir ».

A la veille de quitter le Château, et quand démarre la nouvelle campagne électorale  (à laquelle elle refusera de prêter son concours), Marie de Gandt tire quelques conclusions, notoirement sombres et amères. Les propositions de l’influent, et très droitier conseiller politique, Patrick Buisson, qui ont orienté, selon elle, la deuxième campagne du candidat Sarkozy vers de dangereuses divisions et crispations sociales, lui font craindre un virage vers un « populisme conservateur, tendance lourde des années à venir, pas seulement à cause de la jeunesse de Marine Le Pen, mais parce que ce sujet hante la droite comme la gauche ».

Marie de Gandt affirme ne plus vouloir revenir vers l’expérience qu’elle vient de vivre : « Je veux m’éloigner de la politique. L’art est la seule façon de vivre heureux sans fuir le conflit et sans renoncer à agir pour les autres ».

Le monde politique perd une plume mais la recherche universitaire en retrouve une !

*Image de Une: Palais de l’Elysée (source Wikipedia).

by Jacques Brelivet at May 24, 2013 07:00 AM

Angers

Nouvelles revues à Belle-Beille

Nouvelles revues à Belle-Beille

De nouvelles revues sont désormais à votre disposition dans le secteur presse de Belle-Beille.

Nous vous proposons de faire connaissance avec la revue Feuilleton qui vous fera voyager à l'étranger avec ses reportages et ses nouvelles littéraires ; un bel objet à mi-chemin entre littérature et journalisme. Avec Espaces latinos vous pourrez sans plus attendre partir à la rencontre de la civilisation et de la culture riche et variée du monde hispanique.

Le monde des livres et des idées vous intéresse ? la revue Books est faite pour vous. Elle contient des articles portant sur la production éditoriale mondiale. Vous préférez plutôt le monde des jeux vidéo ? IG Magazine propose une approche réfléchie et diversifiée de la culture vidéo ludique. Femmes en résistance, revue féministe, traite de l'actualité nationale et internationale des luttes des femmes en révélant les violences mais aussi les progrès obtenus. La revue XXI, dédiée au reportage, vous invite à la lecture et à la réflexion sur le monde actuel sous forme de reportages écrits et photographiques et d'une bande dessinée à chaque numéro.

A Saint-Serge vous retrouverez également des revues situées dans le Carré presse. Dans vos deux bibliothèques vous pourrez emprunter 3 revues à l'exception du dernier numéro paru.

Enfin, n'oubliez pas que vous pouvez accéder sur Europresse à vos quotidiens en un clic notamment le Monde, le Figaro, la Croix, Libération.   

Crédit photo : periodiques, galerie de erasmusa, CC BY-NC-SA 2.0

 

 

by Arnaud Bousquet at May 24, 2013 07:00 AM

Brest

Connaissez-vous Pascal?

Vous avez forcément entendu parler de Blaise Pascal… mais connaissez-vous la base de données bibliographique PASCAL ? Eh bien, l’UBO possède un abonnement à cette ressource pluridisciplinaire (orientée “sciences dures”) depuis 2005. Et cette année, le contenu va changer! Un avant goût de ce que vous allez y trouver, en cliquant sur la photo ci-dessous:

Parmi les disciplines phares, citons:

- Energie, environnement

- Nanosciences

- Matériaux

- Information, communication, numérique

- Cognition

- etc

..

by Dominique Corlett at May 24, 2013 06:00 AM

Lille 3

La bibliothèque universitaire de Lille pendant la Seconde Guerre mondiale

Une histoire de la Bibliothèque universitaire de Lille / 10.

Ce billet présente l’état du bâtiment de la bibliothèque universitaire de Lille, de sa fréquentation par les étudiants et de l’accroissement relatif de ses collections durant la Seconde guerre mondiale.

Précédents épisodes :
1. Origine de la Bibliothèque des Facultés de Lille
2. La bibliothèque universitaire en 1909
3. Les bibliothécaires de l’université de Lille entre 1883 et 1923
4. Il est difficile de compter les livres dans une bibliothèque
5. Le catalogage à la Bibliothèque universitaire de Lille
6. La bibliothèque universitaire de Lille pendant la Grande Guerre
7. Réflexions sur le métier de bibliothécaire au début du 20e siècle
8. La bibliothèque universitaire de Lille dans l’entre-deux-guerres
9. Liliane Wetzel, bibliothécaire en chef des bibliothèques universitaire et municipale de Lille de 1937 à 1942

Mlle Andrée Bruchet, bibliothécaire à la bibliothèque universitaire de Grenoble, est nommée bibliothécaire en chef de l’université le 1er octobre 1942. Pour des raisons de force majeure, elle ne peut rejoindre son poste que dans la seconde quinzaine de janvier 1943. À son arrivée, la bibliothèque municipale, fermée au public depuis septembre 1939, ouvre à nouveau.

Le bâtiment

Salle de lecture de la bibliothèque universitaire de Lille vers 1930Salle de lecture de la bibliothèque universitaire de Lille vers 1930

Les bibliothèques universitaire et municipale « s’étouffent mutuellement ». Le bâtiment commence à se dégrader. Cette situation entraîne de mauvaises conditions de travail pour le public et le personnel et une conservation difficile des collections.

1942-1943 (4e année de guerre)

« Il faut signaler le mauvais état du bâtiment ; les sous-sols et le rez-de-chaussée sont humides et les collections risquent de subir des détériorations encore plus graves que celles déjà constatées ; cette humidité est due à une mauvaise ventilation, à un chauffage insuffisant et à une exposition défectueuse de certaines parties du bâtiment1. »

1943-1944 (5e année de guerre)

« La bibliothèque a subi quelques dégâts à Pâques, lors du bombardement de [la gare de triage] Lille-Délivrance ; la coupole de la salle de lecture et de nombreuses vitres ont été brisées. Dans l’avenir, lorsque les temps seront devenus meilleurs, il faudra envisager une révision de l’installation du chauffage central tout à fait insuffisant, afin de lutter contre l’humidité qui détériore les collections et pour améliorer les conditions de travail des lecteurs et du personnel2. »

1944-1945

« L’humidité des sous-sols et du rez-de-chaussée devient inquiétante. Les collections se couvrent de moisissures, malgré les soins apportés dans le nettoyage des livres abîmés. L’insuffisance du chauffage durant 6 ans et la ventilation défectueuse en sont la cause principale3. »

1945-1946

« Les murs des sous-sols des ailes Jean-Bart et Angellier ont été recimentés en octobre 1945. Les verrières et les toitures de zinc de la coupole et des bureaux des bibliothécaires ont été réparées ; toutes ces réparations ont été effectuées par les soins des services d’entretien des bâtiments de la Ville de Lille. La bibliothèque universitaire a fait installer par mesure de sécurité des disjoncteurs dans les différents tableaux où sont installés les coupe-circuit des lignes électriques4. »

La fréquentation

Pendant cette période de guerre, la bibliothèque s’efforce de fonctionner dans des conditions aussi normales que possible.

Étudiants inscrits Lecteurs autorisés Volumes communiqués Volumes prêtés
1939-1940 851 32 37612 8545
1940-1941 1135 51 39519 11396
1941-1942 1831 69 52247 17897
1942-1943 2285 72 52348 19701
1943-1944 2299 58 47566 20360
1944-1945 2139 74 43360 181475
1945-1946 2472 96 40704 18176

Le 2 décembre 1939, la Commission de la bibliothèque avait décidé d’ouvrir la bibliothèque universitaire au public le jeudi entre 12h et 14h. Cette décision est rediscutée en mars 1941 : peu d’étudiants (jamais plus de 4), effectifs insuffisants pour organiser un roulement du personnel6.

Les collections

Accroissement des collections
1940-1941 + 1356
1941-1942 + 2693
1942-1943 + 7794
1943-1944 + 15668
1944-1945 + 16184
1945-1946 + 954

De nombreux abonnements aux périodiques sont interrompus. Certains reprennent à partir de 1944. Les achats d’ouvrages sont contraints par la hausse des prix, par les difficultés d’approvisionnement des librairies et par les contingentements.

Détail de la façade de la Bibliothèque universitaire de LilleDétail de la façade de la Bibliothèque universitaire de Lille

L’accroissement important des collections à partir de 1943-1944 s’explique par la reprise du catalogage des thèses en particulier étrangères, allemandes et néerlandaises : 12963 cette année-là et 12678 l’année suivante. Lille est, avec Lyon et Bordeaux, la seule bibliothèque de province à recevoir l’échange complet des thèses étrangères, en particulier les thèses allemandes.

La reconstitution des collections s’organise après la guerre avec l’aide des alliés. En 1945-1946, 3192 volumes en dons et échanges sont enregistrés contre 276 l’année précédente. Ce chiffre provient en partie d’un don important fait à la bibliothèque universitaire de Lille par la Direction des bibliothèques de livres anglais provenant de la Conférence interalliée des Ministres de l’Education. Ces livres sont répartis par les soins de la Direction des bibliothèques aux universités françaises parmi lesquelles Lille occupe une situation privilégiée par sa proximité avec l’Angleterre et ses enseignements d’histoire de la littérature et de la civilisation anglaises. 2374 volumes anglais sont reçus en 3 lots. La séance de la Commission de la bibliothèque du 20 novembre 1945 fait état du don de l’université d’Ann Arbor (Michigan). En 1946-1947, la Direction des bibliothèques, l’Army medical Service de Washington, l’American Library Association offrent de précieuses collections de périodiques (en partie en microfilms) qui permettent de combler en partie les lacunes de guerre.

En mars 1946, les collections précieuses évacuées en septembre 1939 sont ramenées dans un parfait état de conservation.

Notes du texte

  1. « Rapport sur le fonctionnement de la bibliothèque de l’université pendant l’année scolaire 1942-1943 » par Mlle Bruchet, … dans Annales de l’université de Lille, 1942-1943, p. 10.
  2. « Rapport sur la situation et le fonctionnement de la bibliothèque de l’université pendant l’année scolaire 1943-1944 » par Mlle Wetzel, … dans Annales de l’université de Lille, 1943-1944, p. 33.
  3. « Rapport sur la situation et le fonctionnement de la bibliothèque de l’université pendant l’année scolaire 1944-1945 » par Mlle Wetzel, … dans Annales de l’université de Lille, 1944-1945, p. 24.
  4. « Rapport sur la situation et le fonctionnement de la bibliothèque de l’université pendant l’année scolaire 1945-1946 » par Mlle Wetzel, … dans Annales de l’université de Lille, 1945-1946, p. 13.
  5. En 1944, la bibliothèque municipale prête 7545 ouvrages, 8513 en 1945. Didier Queneutte, « Histoire de la bibliothèque municipale de Lille : 1939-1945 » dans La bibliothèque municipale de Lille fête les 40 ans de la médiathèque Jean Lévy, coord. par Didier Queneutte et Isabelle Westeel, Lille, Médiathèque Jean Lévy, 2005, p. 43.
  6. Commission de la bibliothèque universitaire Séances du 2 décembre 1939 et du 4 mars 1941.

by Isabelle Westeel at May 24, 2013 05:19 AM

May 23, 2013

BIU Santé

Conférence : Histoire de l’hôpital au XIXe s.

Suite du cycle de conférences en histoire de la médecine et de la santé publique (du XVIIIe au XXe siècles) à la faculté de médecine Paris Descartes.

La prochaine conférence aura lieu le jeudi 30 mai 2013, de 18h à 20h (au 15, rue de l’École-de-Médecine, attention aux accès perturbés par les travaux !) :

« L’hôpital du XIXe siècle à l’épreuve de la critique. »

Par Francis Démier, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris Ouest, à l’université de New York (NYU) à Paris, à l’institut d’Études politiques de Paris.

Hôpital LaennecUne salle de l’hôpital Laennec, déb. XXe s. Cote : CISA0783.

Ces conférences-débats s’adressent aux professionnels de santé, universitaires, étudiants, curieux… et se veulent un temps de rencontres et d’échanges entre les participants et les chercheurs en sciences humaines et en médecine spécialistes de l’histoire de ces questions.

Au 15, rue de l’École-de-Médecine (côté Cordeliers), 75005 Paris, amphithéâtre Portier, 2e étage (ascenseur pour les personnes à mobilité réduite).

Métros Cluny-La Sorbonne, Saint-Michel, Odéon.

Retrouvez le programme complet des conférences en cliquant sur ce lien.

L’hôpital du XIXe siècle à l’épreuve de la critique.
À partir du 24 janvier 2013, un cycle de conférences en histoire de la médecine et de la santé publique (du XVIIIe au XXe siècles) se déroulera à la faculté de médecine Paris Descartes.
Debut : 05/30/2013
Fin : 05/30/2013
Duree : 2 heures
15, rue de l'Ecole-de-Médecine, 75006 Paris
Paris, Île-de-France
75006
FR

Cet article Conférence : Histoire de l’hôpital au XIXe s. est apparu en premier sur Bibliothèque interuniversitaire de Santé - Paris.

by biusante at May 23, 2013 12:23 PM

Reims

Les Surgissantes tissent la toile de la culture

Les Surgissantes

Pensiez-vous que le football, les Monty Python et la philosophie appartenaient à trois registres culturels bien distincts ?

Les Surgissantes vous démontrent le contraire !

Ce site lancé en octobre 2012 nous propose une exploration inédite et poétique sur le Web des liens qui entre-tissent notre univers culturel. L’interface se présente comme une carte du ciel où les étoiles des arts et de la culture sont reliées en constellations surprenantes dont chaque astre est commenté et invite à écouter, lire ou visionner son sujet. Au gré de votre navigation, vous approfondirez et enrichirez vos connaissances de nouvelles découvertes.

Les constellations, organisées autour d’un thème central, sont regroupées en trois rubriques : une thématique (la prison, les jardins, le football…), un artiste (Chagall, Gainsbourg…) ou un invité (Stéphanie Solinas, Silvain Gire…).

Issues de la curiosité et de la subjectivité assumée de ses éditeurs, Les Surgissantes se veulent un site évolutif et collaboratif : chaque semaine une nouvelle constellation est proposée (la prochaine sera consacrée à la vitesse). Et en créant un compte sur le site, vous avez la possibilité de créer vos propres constellations !

 

 

 Sur le même thème:

by Robert at May 23, 2013 10:12 AM

ULCO

« VIOLENCE(S) DU VERBE »

La der des ders de la saison 2012-2013 de l’association Littœrales

5ème conférence

« Psychanalyse de l’injure antisémite »

par Jean-Marc Alcalay, psychologue-clinicien

Le nœud borroméen

Vendredi 24 mai 2013 à 18h30

Bibbliothèque Universitaire de Dunkerque

 

 

 

 


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by Elisabeth Geffroy at May 23, 2013 08:26 AM

Paris 4

« Un génial original, un bel hurluberlu »

Photo : Pierre Petit (1831-1909). Domaine public, via Wikimedia Commons.

« Ce n’est pas une vie que de ne pas bouger. »

Ces quelques mots d’Alexandre Yersin dans une lettre à sa mère résument à lui seul le singulier personnage que fut ce génial médecin baroudeur. Dans Peste & choléra, Patrick Deville retrace le parcours du natif d’Aubonne, dans le canton de Vaud.

Après des études en Allemagne, Yersin arrive en France où il rencontre Émile Roux, qui lui ouvre les portes de l’Institut Pasteur. Il y travaille plusieurs années, notamment sur la tuberculose et la diphtérie, avant de céder à l’appel du grand large.

Commence alors une vie en mer comme médecin de bord avant qu’il ne découvre le Vietnam et choisisse de s’y installer. C’est là qu’il fondera un deuxième Institut Pasteur, à Nha Trang. Auparavant, il aura exploré la jungle et fait de multiples expériences, tant dans le domaine de la vaccination des bêtes d’élevage que dans l’acclimatation de nouvelles espèces, comme l’hévéa. Envoyé en 1894 en Chine par l’Institut Pasteur, il découvre le bacille de la peste, qui porte désormais le nom de Yersinia pestis.

Depuis Nha Trang où il vit, Yersin n’en est pas moins attentif aux découvertes de son temps et ne cesse de travailler à des améliorations pour les cultures et l’élevage de son domaine. Il continue aussi à soigner les habitants. À la fin de sa vie, il se résout de temps en temps à s’envoler pour Paris, où de nombreuses récompenses lui sont remises et où il doit présider l’assemblée générale de l’Institut Pasteur, dont il est devenu directeur honoraire. Il rentre dès qu’il le peut dans son paradis asiatique.

« Comme nous tous, écrit Patrick Deville, Yersin essaye de faire de sa vie une belle et harmonieuse composition. Sauf que lui y parvient. »

Peste & choléra est disponible à la bibliothèque Malesherbes (demande par bulletin, cote LE-15228).

***

Patrick Deville est né en 1957. Il est l’auteur d’une dizaine de romans, publiés aux éditions de Minuit, puis aux éditions du Seuil. Son œuvre fait déjà l’objet de recherches.

by Cécile Arènes at May 23, 2013 07:07 AM

Brest

Testez des livres numériques!

 Jusqu’au 14 juin 2013 avec vos identifiants ENT, testez  4 collections d’ebooks proposées par Cyberlibris ( 70% de contenu en français).

image_cyberlibris

- Sciences de l’ingénieur
- Economie – Gestion
- Sciences humaines et sociales
- Emploi, métiers et formation

….. et dites nous ce que vous en pensez à l’adresse: docelec@univ-brest.fr !

by Dominique Corlett at May 23, 2013 06:05 AM

Bordeaux 3

Aimé Césaire - DR

Aimé Césaire - DR"J’habite une blessure sacrée

J’habite des ancêtres imaginaires

J’habite un couloir obscur

J’habite un long silence

J’habite une soif irrémédiable"

Extrait du "Calendrier lagunaire"

dans l’œuvre "Moi, Laminaire"

2013 est l’année du centenaire de la naissance d’Aimé Césaire.

L’occasion de lire ou relire l’auteur des "Armes miraculeuses"ou du "Discours sur le colonialisme".

L’occasion aussi de l’entendre en empruntant à la BU les films qui documentent ses combats, son parcours et son empreinte.

La majeure partie des œuvres du poète est disponible dans les bibliothèques du Service Commun de la Documentation (BU Lettres et bibliothèque Henri Guillemin).

Programme des manifestations : ici


by SCD (ADO) at May 23, 2013 06:00 AM

May 22, 2013

Brest

Faut-il manger les animaux?

vache-camsouille-CC-BY-SAPourquoi mangeons-nous les porcs et pas les chiens? Comment vivent les animaux d’élevage avant de passer à l’abattoir?

Et la pêche au thon, aujourd’hui, comment ça marche?

Passant en revue nos traditions, mythes familiaux et pratiques quotidiennes, avant de décrire précisément la réalité de l’élevage industriel actuel, Jonathan Safran Foer nous propose dans cet ouvrage non pas tant un plaidoyer pour le végétarisme qu’un réquisitoire sans concession contre l’élevage tel qu’il est pratiqué massivement aujourd’hui dans les pays développés.

Un essai décapant, à emprunter à la BU Lettres.

by Perrine Helly at May 22, 2013 10:58 AM

ULCO

Testez votre ERUDITion…

…grâce à érudit, ressource électronique proposée en test par la Bulco jusqu’au 1er  juillet.

Plus d’une centaine de revues savantes francophones, des thèses, des ebooks et d’autres sources d’informations balayent l’ensemble des champs de la connaissance, en insistant plus particulièrement sur les sciences humaines et sociales.

érudit est consultée dans le monde entier à des fins d’étude, d’exploration, de découverte.

A votre tour de partir à la découverte des savoirs d’érudit où des revues telles que Criminologie, Arts asiatiques ou Déviance et société se côtoient.

Pour consulter érudit, rendez vous directement sur la page d’accueil du portail eBulco (sans authentification sur le site de la Bulco, pas d’accès au test !)

Et pour tout connaître de l’actualité d’érudit, twittez <http://twitter.com/eruditorg> ou  facebookez <http://www.facebook.com/pages/%C3%89rudit/141469165320>

A l’issue de ce test : une éventuelle prise d’abonnement à la clef !

Alors attisez votre curiosité, enrichissez-vous d’érudit !

Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche


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by Sophie Sueur at May 22, 2013 10:49 AM

Orléans

Festival de la robotique à Vierzon


Robotique est dérivé de robot. Le terme robot, issu des langues slaves (« travailleur » se dit robotnik en polonais), signifie « esclave » ou « travailleur dévoué ». Il a été présenté au public par Karel Capek, écrivain tchèque, dans son spectacle R.U.R. (Rossum Universal Robots), créé en 1921.[...]

May 22, 2013 09:59 AM

Reims

Eco-Gestion : des manuels signés Laetitia Lethielleux sur place ou en ligne

LethielleuxGRHLethielleuxEntreprisesdifficulteLethielleuxDroitsocietesLethielleuxIntroductionDroit

La période des révisions d’examen a débuté. Si certains ont choisi de réviser sur place à Reims, vous êtes nombreux à être rentrés chez vous pour le faire, en empruntant avant de partir, je l’espère, les documents utiles à ce travail.

Si ce n’est pas le cas, je vous rappelle que de nombreux manuels en économie-gestion-droit peuvent être consultés en ligne sur le site Cyberlibris.

Par exemple, les étudiants de Mme Laetitia Lethielleux sont particulièrement chanceux. Non seulement leur enseignante est l’auteur de plusieurs manuels, disponibles et empruntables dans mes rayons, mais en plus la dernière édition de quatre de ces livres est disponible sur Cyberlibris.

L’essentiel de la gestion des ressources humaines (2012, 6e édition) : livre imprimélivre électronique
Droit des entreprises en difficulté (2012, 3e édition) : livre imprimélivre électronique
Droit des sociétés (2010, 2e édition) : livre imprimélivre électronique
Introduction au droit (2010, 2e édition) : livre imprimélivre électronique

Attention : les liens donnés ci-dessus pour les livres électroniques fonctionnent depuis le campus. Pour un accès hors campus, il faut suivre ce lien puis chercher les livres sur le site.Sur le même thème:

by Robert at May 22, 2013 08:17 AM

Grenoble - SICD2

Dernières nocturnes à la BU

Ça commence à sentir la fin de l’année… : cette semaine marque la fin des horaires en nocturne de la BU Droit-Lettres pour 2012-2013. Ce jeudi, la BU vous accueillera une dernière fois jusqu’à 21h30. A partir du lundi 27 mai, la BU est ouverte du lundi au vendredi de 8h à 19h.

Nous continuons à vous accueillir le samedi jusqu’au milieu du mois de juin, en ouvrant de 9h à 16h les 1er, 8 et 15 juin.

Vous êtes nombreux, très nombreux à apprécier les nouveaux horaires de la BU Droit-Lettres, et à nous le dire. D’après l’enquête menée cette année en soirée et le samedi, vous êtes plus de 90% à trouver nos horaires adaptés*. Nous avons donc choisi de reconduire le dispositif pour 2013-2014.

Rendez-vous début octobre 2013 pour retrouver l’ouverture jusqu’à 21h30 !

  Plus d’infos sur nos horaires de juin à septembre sur notre site.

N’oubliez pas que la BU Sciences est toute proche et vous accueille également.

Panorama-BU-Collectif Coin

* Enquête menée par questionnaire papier, entre le 20 octobre et le 23 mars, 1274 réponses.

 

Photo : collectif Coin

by L'équipe du blog at May 22, 2013 07:31 AM

Rennes 2

Les Idées noires de Franquin

André Franquin

André Franquin

« Lorsqu’après avoir lu une page d’”Idées noires” de Franquin on ferme les yeux, l’obscurité est aussi de Franquin . » Ainsi Sacha Guitry décrivait le chef d’œuvre d’humour noir qu’est “Idées noires” du dessinateur belge André Franquin (1924-1997).

“Idées noires” est une succession de courts récits en noir blanc. Ce procédé graphique en ombres chinoises était pratiqué par le dessinateur Charles E. Martin dans les pages du Sathurday Evening Post. André Franquin y fustige la peine de mort, les chasseurs, la religion, les militaires… Franquin était non seulement un dessinateur de talent (Hergé confia un jour : « Franquin est un grand artiste à côté duquel je ne suis qu’un piètre dessinateur. »), mais il était aussi un visionnaire. Certains sujets comme le nucléaire sont malheureusement toujours d’actualité après l’accident de Fukushima. Artiste dépressif, il déclarait à propos des “Idées noires” : « Cela vient sûrement d’une tendance à la dépression qui n’était pas mortelle car ce sont tout de même des gags pour faire rire, non ? »

 ”Idées noires” est disponible à l’espace bandes dessinées de la bibliothèque universitaire centrale, cote BD FRA

Le site officiel d’André Franquin

Un site consacré aux Idées noires

 Image billet: Franquin Licence CC-BY-NC-ND par La Tête Krançien, source Flickr

Image à la une: Belgique – Bruxelles – La Monnaie Licence CC-BY-NC-SA parsaigneurdeguerre, source Flickr

by Eddy Prave at May 22, 2013 07:00 AM

Angers

Transmettre

Transmettre, tel est le thème de la XXVIIIème Journée de Psychiatrie du Val de Loire à l' Abbaye de Fontevraud le 25 mai prochain.

Comme chaque année ces rencontres proposent un thème abordé sous une forme pluridisciplinaire : approche de la psychiatrie bien sûr mais aussi sociologie, philosophie, littérature, histoire, etc.

Place à la littérature si on évoque la trace laissée par l'écrivain dans ses oeuvres avec comme le suggère Milan Kundera dans Les testaments trahis, une forme d'essai de vengeance de l'homme sur l'anonymat et sur l'impersonnalité glaçante de l'Histoire de l'humanité.

Place à l'histoire et au patrimoine si on parle de transmission d'un héritage, d'une expérience ou encore du repas gastronomique des Français , inscrit par l'Unesco au patrimoine immatériel de l'humanité !

Place à la médecine si on aborde la relation médecin-patient car dans transmission il y a mission, mandat et prescription. Les relations médecin-patient ne sont plus à sens unique aujourd'hui, du médecin vers le patient, ce dernier a aussi à transmettre et le médecin à recevoir.

Voici quelques pistes de réflexion de ce congrès animé par Jean-Bernard Garré, chef du département de psychiatrie et de psychologie médicale du CHU d’Angers.

 

Jésus parmi les Docteurs, Albrecht Dürer, 1506, Collection Thyssen-Bornemisza, Madrid

by Catherine Sacier at May 22, 2013 07:00 AM

May 21, 2013

BIU Santé

Accès à la bibliothèque

Fini le passage entre les caryatides du boulevard Saint-Germain !

Depuis ce matin 21 mai, l’accès traditionnel au pôle médecine-odontologie de la bibliothèque est rouvert, par le 12, rue de l’École-de-Médecine.

Rue de l'Ecole-de-MédecineLa rue de l’École-de-Médecine au début du XXe s. Cote CISA0919.

Mais les travaux ne sont pas encore terminés et des perturbations peuvent toujours survenir.

La carte postale ci-dessous est issue de notre banque d’images et de portraits, qui contient plus de 145.000 images téléchargeables librement.

 

Cet article Accès à la bibliothèque est apparu en premier sur Bibliothèque interuniversitaire de Santé - Paris.

by biusante at May 21, 2013 12:57 PM

Clermond-Ferrand

Papier/électronique, catalogage/indexation, comment aller ensemble

extrait pub pour papier toilette

comment lier papier et électronique : extrait d’une publicité pour papier toilette

Les métadonnées sont devenues désormais le nerf de la guerre, dixit Louise Fauduet, intervenante BnF lors d’une récente formation continue, dans l’indexation des ressources et leur visibilité/accessibilité sur internet. Pour les bibliothèques numériques intégrant tout type de documents – numérisés ou nativement numériques –, elles sont le prolongement disons « naturel » du catalogage classique pour le papier. Autrement dit : catalogage = indexation.

Et c’est à peine exagéré : presque rien ne change, mais c’est effectivement ce “presque” qui pose question.

La seule chose qui évolue (devrait évoluer) vraiment, si l’on considère que le catalogage classique dessert le papier et que l’indexation se tourne vers le numérique, c’est l’importance accordée au papier et à l’électronique par nous : quand on voit que la production de données, la collecte d’informations et la gestion courante basculent en quantité et coût du côté des ressources électroniques (plus de la moitié des ressources documentaires sont électroniques désormais, selon les chiffres de Carl Grant, vice -doyen et directeur des services informatiques des BU de l’université de l’Oklahoma) pourquoi l’activité de catalogage ne suivrait-elle pas le même mouvement ? Quand on sait que les pratiques des étudiants et chercheurs ont déjà basculé de ce côté-là également, ne devrions-nous pas les accompagner ? Une distinction papier/électronique qui n’aurait plus lieu d’être demeure pourtant : on le voit pour l’effort consenti sur les nouveaux apprentissages, mais également dans les réflexions récurrentes sur la baisse des prêts (les prêts papier restent une statistique phare alors qu’elle n’est pas rattachée au nombre de téléchargements qui est son pendant), ou encore la coupure entre pratiques sciences dures/sciences humaines sur l’usage numérique (et quid des humanités numériques/digital humanities et autres initiatives en open access qui remettent en question le cliché des sciences humaines à la traîne et « ringardes » quant à leurs pratiques ?).

Mais on s’éloigne du sujet. Le débat sur l’évolution de l’indexation et la place croissante des métadonnées font planer des ambiguïtés sur ces nouvelles formes et pratiques. Si l’on prend l’exemple des métadonnées pour les fichiers numériques, toute une ribambelle d’a priori viennent semer la confusion dans les esprits.

Premier obstacle :  c’est la séparation imprimée par l’habitude dans nos esprits entre les formats et techniques (si, sortant de l’UNIMARC, on s’intéresse aux FRBR et autres RDA, on ne peut tourner le dos aux METS, MODS et compagnie comme s’ils n’avaient rien à voir) nonobstant le langage et les règles communs. Comme s’il y avait une barrière de spécialité à ne pas franchir – chacun sa tâche, je catalogue dans mon SIGB, tu indexes tes fichiers dans ton gestionnaire de contenus – alors qu’on parle de pratiques identiques.

Deuxième obstacle, la crainte d’être illégitime : “c’est de l’informatique, ce n’est pas le rôle des bibliothécaires”. Cet argument apparaît d’autant plus étonnant qu’il pourrait être opposé à tout changement ayant déjà eu lieu dans le métier, puisqu’informatiser, utiliser des logiciels dédiés aux missions des bibliothèques ou tout simplement utiliser un ordinateur dans son travail, c’est déjà faire de l’informatique. Et les bibliothèques ont vécu l’informatisation du métier, il ne s’agit donc pas de révolution. Simplement d’évolution.

Troisième obstacle : le caractère très/trop technique des outils, “ce n’est pas du langage compréhensible par les humains” – pardon, les bibliothécaires. Faux encore : le langage XML, entre autres, a justement comme qualité d’être compréhensible à la fois par les machines pour qu’elles interagissent, et par les humains. Les balises sont explicites et définissent des champs qui sont ensuite complétés de la même manière que des champs d’un format Marc : grâce à des vocabulaires normalisés, et grâce à l’art bibliothécaire dont tous les collègues sont spécialistes. Et puis qui oserait affirmer sans ciller que les formats MARC sont “compréhensibles par les humains” ?

On touche là au débat plus global qui agite beaucoup de bibliothèques sur la diffusion, au sein des établissements, des connaissances et compétences (ici, techniques, mais pas seulement), c’est-à-dire à la gestion des connaissances, ou knowledge management. L’enjeu consiste à inciter les professionnels à se tourner vers le domaine numérique et à acquérir l’équivalent des compétences qu’ils utilisent déjà pour les collections papier. L’adaptation dans la réalité est de fait moins insurmontable qu’elle ne paraît dans les esprits.

Les formations jouent un rôle important, mais, expérience faite, ne permettent pas, seules, de modifier la perception qu’ont les collègues sur ces questions. Et c’est par conséquent deux conceptions des bibliothèques qui en viennent à s’opposer alors même qu’elles ne suscitent pas de concurrence – pourquoi faut-il imaginer que les abonnements électroniques se font au détriment des acquisitions papier, ou que la bibliothèque numérique s’occupe de missions qui sont hermétiquement distinctes de ce que les collègues font en section, à moins que l’on ne sépare toujours les deux (ce qu’on voit lorsqu’on se focalise sur les prêts physiques en oubliant les téléchargements et connexions en ligne) ?

C’est une des questions qui seront abordées plus amplement lors d’une journée d’ateliers de réflexion de la BCU à laquelle participera l’ensemble des personnels.

by Léonard Bourlet at May 21, 2013 12:09 PM

Strasbourg

Information : mouvement de grève le mercredi 22 mai 2013

En raison d'un mouvement de grève, le 22/05/2013, le service des bibliothèques sera potentiellement perturbé.

Une information quant à l'état de la situation bibliothèque par bibliothèque sera publiée sur le site Web du SCD aussi rapidement que possible le jour même.

by Olivier DIVE at May 21, 2013 10:31 AM

ULCO

Kheox, c’est du béton !

Si de toutes les matières, c’est le béton que vous préférez, la ressource Kheox est faite pour vous.

Cette base d’information dédiée au bâtiment, coéditée par l’Afnor et Le Moniteur contient toutes les normes, les Eurocodes, les règles de calcul, plus de 2 500 textes officiels (codes, décrets, arrêtés disponibles en texte intégral), 30 livres des Éditions du Moniteur ainsi que des articles qui vous permettent d’assurer une veille sur les sujets qui vous intéressent et d’évaluer la faisabilité d’un projet.
Kheox concerne tous types de bâtiments (écoles, hôtels, hôpitaux, bibliothèques, salles d’exposition…), toutes les techniques de construction (gros œuvre, second œuvre, urbanisme, aménagements extérieurs, développement durable…), de la conception à l’entretien (réhabilitation, gestion, maintenance …).

Cette ressource est mise à jour en continu, simple d’utilisation, personnalisable et dotée d’un moteur de recherche efficace.

En test sur le site de la BULCO jusqu’au 2 juillet, elle est aussi accessible à l’adresse suivante : www.kheox.fr

Attention : pour participer à ce test, vous devez disposer d’identifiants, vous pouvez les obtenir par courrier électronique (adeline.rofort@univ-littoral.fr)

Un bilan de l’usage determinera une éventuelle prise d’abonnement.

Grâce à Kheox, la construction n’aura plus de secrets pour vous !

Bonnes recherches !

 

 

 

 

 

 


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by Sophie Sueur at May 21, 2013 09:42 AM

Paris 4

Roman et romantisme noir à Paris-Sorbonne.

Noir, gothique, frénétique, terrifiant : autant d’étiquettes qui révèlent la difficulté de cerner ce mouvement de la sensibilité que d’aucuns considèrent comme un trait particulier de notre modernité. Surgi de l’architecture anglaise, au milieu du XVIIIe siècle, il atteint rapidement les autres arts – notamment la littérature – et se répand à travers toute l’Europe. Il favorise l’avènement du romantisme, est revendiqué par le surréalisme et continue d’exercer sa fascination mystérieuse encore de nos jours. L’exposition qui se tient au musée d’Orsay jusqu’au 9 juin, sous le nom évocateur de L’ange du Bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst, en est la preuve.

 

L'ange du bizarre, catalogue de l'exposition au musée d'Orsay disponible dans les bibliothèques de Malesherbes et Michelet.

L’ange du bizarre, catalogue de l’exposition au musée d’Orsay, disponible dans les bibliothèques de Malesherbes et Michelet.

Ce regain d’intérêt vient parachever un mouvement amorcé dans le domaine de la littérature. En Italie, le critique d’art Mario Praz propose une lecture qui privilégie le versant noir du romantisme dans La carne, la morte e il diavolo nella letteratura romantica (1930), alors qu’en France, les surréalistes s’intéressent à sa première manifestation : le roman noir. André Breton, Paul Éluard et Julien Gracq lui consacrent des pages mémorables. L’intérêt pour ce genre romanesque gagne l’Université après la soutenance en Sorbonne de la thèse de Maurice Lévy intitulée Le roman gothique anglais 1764-1824[1]. Depuis lors, les études consacrées à ce genre, que la critique considérait comme mineur, se multiplient. Daniel Couégnas, élève de Roland Barthes à l’EPHE, propose une description minutieuse de sa structure narrative dans Le roman gothique : essai d’analyse structurale (1975). Dans les années quatre-vingt, de nouvelles perspectives s’ouvrent après la parution des Châteaux de la subversion d’Annie Le Brun (1982) qui porte un intérêt particulier au contexte historique de l’essor du roman noir et à son rapport avec la Révolution Française. Plus récemment, elle a insisté sur l’aspect éminemment moderne du noir dans Si rien avait une forme, ce serait cela (2010).

Gravure de la première édition d’ Aline et Valcour ou le roman philosophique (1795) de Sade

 

Phénomène esthétique issu des Lumières, et en provenance des pays reformés, le noir se manifeste en littérature pour la première fois à travers le roman et reflète les divergences entre le nord et le sud. Les auteurs du roman noir situent leurs histoires, la plupart du temps, dans des demeures reculées – surtout en Espagne ou en Italie. Ces pays, attachés à un christianisme plus traditionnel et dans lesquels l’Inquisition a une réelle emprise sur la vie quotidienne, fournissent la toile de fond idéale pour assister au spectacle de la vertu bafouée. Les descriptions –  toujours ambivalentes, parfois complaisantes – des supplices auxquels des moines pervers soumettent quelques esprits libres ont quelque chose de la delectatio morose qui caractérise les œuvres les plus provocatrices du siècle. Entre anticléricalisme et nostalgie des valeurs moyenâgeuses, le roman noir emprunte à l’histoire des thèmes qu’il exploitera à dessein. La péninsule ibérique figure alors un locus horribilis. Voilà ce qui explique, au moins en partie, l’accroissement de l’intérêt porté par le monde hispanique à ce mouvement.

 

Les romans noirs, ainsi que de nombreux textes critiques sur ce sujet, sont disponibles dans les différentes bibliothèques de Paris-Sorbonne. Par ailleurs, le SCD met à la disposition des lecteurs des ressources qui permettent de consulter les différents articles écrits sur un sujet en particulier et de constituer des bibliographies spécialisées. À l’aide des plateformes spécialisées telles que JSTOR, CAIRN, MLA ou le CSIC (pour le domaine hispanique), vous pouvez effectuer une recherche efficace et rapide. Pour la constitution de la bibliographie, les gestionnaires RefWorks ou Zotero permettent de créer des styles personnalisés et de gagner du temps. Voici un aperçu d’une bibliographie créée à l’aide de RefWorks.

 

Quelques articles sur le roman noir en espagnol  à la Bibliothèque Marcel-Bataillon (trouvés à l’aide du CSIC et MLA):

 

DE CUENCA, LUIS, La literatura fantástica española del siglo XVIII, dans “Cuadernos Hispanoamericanos”, n° 410, Madrid, Ediciones Cultura Hispánica, 1984, p. 107.

GARRIDO, CARLOS, El nacimiento de la novela gótica, dans “Quimera”, Barcelone, 1982, n°18, pp 33-39.

GLENDINNING, NIGEL, Lo gótico, lo funeral y lo macabro en la cultura española y europea del siglo XVIII, dans “Anales de Literatura Española”, Alicante, Université d’Alicante, département de littérature, 1994, n°10, pp 101-115.

En outre, la Bibliothèque Marcel-Bataillon contient un fond très important sur Goya.

 

Quelques romans noirs français à la Bibliothèque Ascoli :

 

RÉVÉRONI SAINT-CYR, Jacques Antoine, et DELON, Michel, Pauliska, ou la Perversité moderne : mémoires récents d’une Polonaise, Paris, Editions Desjonquères, 1991.

SADE, Donatien Alphonse François de, DELON, Michel et DEPRUN, Jean, Oeuvres I. Sade philosophe I, [Paris], Gallimard, 1990. Ce volume regroupe les quelques ouvrages noirs du divin marquis.

 

Thèses sur le noir soutenues à Paris- Sorbonne :

 

COZ, Jean-François, (sous la direction de Michel DELON), Un imaginaire au tournant des Lumières, Jacques-Antoine de Reveroni Saint-Cyr (1767-1829), thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne, École doctorale de littératures françaises et comparées, 2010.

MARCEAU, Marion, (sous la direction de Pierre ARNAVO),  L’univers romanesque des sœurs Lee, thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne, Études Anglaises, 1999.

PEZARD, Emilie, (sous la direction de Bertrand MARCHAL), Le romantisme « frénétique » : histoire d’une appellation générique et d’un genre dans la critique de 1821 à 2010, thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne, École doctorale de littératures françaises et comparées, 2012.

PRUNGNAUD, Joëlle, (sous la direction de Jean DE PALACIO) Gothique et décadence : recherches sur la continuité d’un mythe et d’un genre au XIXe siècle en Grande-Bretagne et en France, thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne en 1993, Littérature et civilisation comparée, publiée chez H. Champion, 1997.


[1]    1968

by Juan Carlos Rodríguez Rendón at May 21, 2013 08:00 AM

Poitiers

Y a-t-il de la vie sur Mars?

D’après la NASA, la première mission habitée sur Mars pourrait être lancée d’ici 20 ans.
En attendant, Curiosity continue son exploration à la recherche de traces de vie sur Mars, et Bowie s’exporte dans l’espace.

Le Commandant Chris Hadfield s’est en effet rendu particulièrement célèbre récemment en interprétant le Space oddity de David Bowie depuis la Station spatiale internationale avant son retour sur Terre.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Pour suivre l’actualité autour de l’espace en Europe et en France : European Space Agency et Stratégie spatiale française sur le site du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

A l’Université de Poitiers aussi on s’intéresse à Mars

Il semblait attesté par la présence d’argiles sur Mars que de l’eau à l’état liquide s’y trouvait il y a 4 à 4,5 milliards d’années, et donc que la vie sur Mars était potentiellement aussi ancienne.

C’est cette certitude qu’a remis en question fin 2012 l’équipe d’Alain Meunier, enseignant-chercheur à Poitiers et spécialiste des argiles, travaillant au sein de l’institut IC2MP (issu de la fusion de plusieurs laboratoires, dont HydrASA).
Ils ont démontré que les argiles martiennes étaient vraisemblablement d’origine magmatique et non climatique, la présence d’eau liquide n’étant donc attestée que par les traces d’alluvions remontant à 3 milliards d’années.

A consulter :

Et à la BU ?

A la BU Sciences, nous vous proposons :

Vous trouverez de la documentation supplémentaire sur les thèmes abordés (espace, Mars, argiles…) en effectuant une recherche sur le portail, rubrique Cherchez…. Trouvez ! et Doc en ligne.
N’hésitez pas à nous solliciter pour vous assister dans vos recherches ou la gestion de vos références bibliographiques!

A voir également chez Universciences (réunion de la Cité des sciences et de l’industrie et du Palais de la découverte) : le dossier thématique Destination Mars.
Ce dossier date de 2010/2011 mais propose de nombreuses pistes pour en savoir plus sur Mars et son exploration, ainsi qu’une bibliographie thématique.

Et qui sait, dans quelques années, c’est peut-être une autre chanson de David Bowie qui retentira dans l’espace!

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Sur le même thème

by Emilie Liard at May 21, 2013 06:30 AM

Brest

Les Cahiers rouges

Les Cahiers Rouges

Un point commun entre Alexandre Dumas, Gabriel Garcia Marquez, Umberto Eco ou Stefan Zweig ? : Les Cahiers Rouges des éditions Grasset. Cette année, la collection fête ses 30 ans. L’occasion pour la BU Lettres de vous proposer sur sa table d’actualités, une sélection d’ouvrages “rouges” de littérature française et étrangère.

by Elisabeth Bondoin et Josette Marchalot at May 21, 2013 06:00 AM

Bordeaux 3

smachefert

Palme d’Or de 1979, par karel leermans (CC-BY-SA)

Vous l’avez tous remarqué, la 66ème édition du festival de Cannes a lieu en ce moment, l’occasion pour la BU Lettres de vous rappeler qu’aujourd’hui, le fonds DVD comprend l’ensemble des films primés à Cannes au cours des dernières années.

Comme chacun des 4500 titres disponibles dans la salle AVM ces DVD peuvent être empruntés ou consultés sur place :

La bibliothèque ne les a pas tous jusqu’à la première édition de 1946 mais on commence à en avoir pas mal, plongez vous dans Babord+ pour les trouver.


by SCD (SMA) at May 21, 2013 06:00 AM

Lille 3

Les dieux grecs sont de retour !

Actualité de l’Antiquité # 14.

Quel point commun relie Zeus, Héphaïstos, Poséidon, Athéna, Hera, Thétis ? Ce sont les noms que les États et les organismes viennent de donner à des opérations, des plans et des missions bassement humaines.

Europe

Europe : le filigrane portrait © Banque centrale européenneEurope : le filigrane portrait

Le nouveau billet de 5 € s’est orné au mois de mai 2013 du visage d’Europe. Le portrait du personnage mythologique − qui se distingue dans l’hologramme et le filigrane − provient d’un cratère en cloche à figures rouges réalisé par le Peintre de l’Ilioupersis (4e siècle av J.-C.) et découvert à Tarente au sud de l’Italie. Le vase est conservé au Musée du Louvre.

“une touche d’humanité …”

Le dossier de presse de la Banque centrale européenne justifie ainsi la présence d’Europe sur les billets de banque : “Cette figure a été choisie parce qu’elle est clairement associée au continent européen et apporte une touche d’humanité aux billets“. Cette touche d’humanité − une figure humaine ayant reçu des honneurs divins − n’est pas superfétatoire en ces temps de crise et adoucie l’image de l’Europe.

Atalante et Nestor contre les pirates

Extrait de Richard Engelmann, Bilder-atlas zu Ovids Metamorphosen - « Digimom – Maison de l’Orient et de la Méditérranée, Lyon - France »Pirate transformé en dauphin par Dionysos

Dionysos fut fait prisonnier par des pirates tyrrhéniens, alors qu’il se rendait à Naxos. Le dieu, raconte le mythe, transforma ses ravisseurs en dauphins. Aujourd’hui, les pirates terrorisent les côtes d’Amérique du Sud, d’Asie du Sud-Est, le détroit de Malacca, le sud de la mer Rouge, le golfe d’Aden, les côtes de Somalie, le golfe de Guinée, … Pour redonner la tranquillité aux bateaux, certaines des opérations luttant contre les pirates modernes ont pris le nom de personnages de la mythologie.

Atalante − la mythologie connaît deux héroïnes portant le nom d’Atalante, dont une chasseresse redoutable − est ainsi le nom donné à l’opération menée par la force navale de l’Union Européenne (EU NAVFOR) afin de lutter contre la piraterie en Somalie, dans la Corne de l’Afrique et l’Océan indien. La Mission Nestor, quant à elle, est complémentaire d’Atalante. Portant le nom du si avisé héros homérique, Nestor est une mission ayant pour objet de renforcer les capacités maritimes de cinq pays situés dans la Corne de l’Afrique et l’océan Indien occidental.

 La « Migrantomachie » européenne

Poséidon terrasse le géant Éphialtès. Tome 1 (Planche V) de l'Elite des monuments céramographiques (1844) - « Digimom – Maison de l’Orient et de la Méditérranée, Lyon - France »Poséidon terrasse le géant Éphialtès lors de la Gigantomachie

Dans les mythes grecs, les dieux participent à de nombreux combats ; parmi les plus célèbres on peut citer la Titanomachie, guerre contre les Titans, ou la Gigantomachie, guerre contre les géants. Aujourd’hui, les divinités viennent assister les hommes dans un nouveau combat : la lutte contre les migrations clandestines.

Chronos et plusieurs Olympiens président en effet à la sécurité de l’Europe et cherchent à limiter les flux migratoires. Ils ne semblent pas être de trop pour endiguer les vagues incessantes d’immigrés clandestins échouant avec leurs rafiots sur les rivages européens, fuyant la misère et les guerres. Rattachées à Frontex − agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures − ces opérations maritimes de police des frontières européennes se nomment Poséidon en Mer Égée, Hermès au sud de la Sardaigne, Chronos entre Malte et la Libye, Minerve entre l’Espagne et le Maghreb, Héra en Atlantique/Canaries.

Athéna, Thétis et Zeus de retour en Grèce

Le gouvernement grec a quant à lui eu recours à trois importantes divinités de l’Antiquité pour nommer et faire passer des plans liés à la lutte contre l’immigration, contre la drogue, ou portant sur l’enseignement supérieur.

Zeus Xénios est, dans l’Antiquité, le dieu protecteur des hôtes et garant des règles de l’hospitalité. L’opération « Zeus Xénios » lancée en août 2012 par le gouvernement grec avait pour objectif de contrôler les clandestins et de reconduire les sans papiers à leur pays d’origine.

Thétis, la mère du héros Achille, est une déesse accueillante qui recueille Dionysos, poursuivi par Lycurgue, Héphaistos, rejeté de l’Olympe, et qui fait libérer Zeus, quand celui-ci se retrouve prisonnier d’Héra, Poséidon et Athéna. L’opération « Thétis » consisterait actuellement à lutter contre les drogués des rues d’Athènes, selon Okeanews, journal indépendant grec.

C’est enfin (?) Athéna, la déesse grecque de la Sagesse, qui vient de donner son nom à un plan sur l’enseignement supérieur que le parlement grec a adopté le 28 mars 2013.

Héphaïstos et Déméter surveillent la terre

Le nom d’une divinité grecque donné à une opération correspond souvent aux attributions que la mythologie donne à celle-ci. En France, chaque année, les militaires de l’armée de Terre participent au « plan Héphaïstos ». Le nom du dieu forgeron, si lié au feu, est approprié pour nommer la lutte contre les incendies de forêt dans le sud du pays.

Parfois, c’est presque le hasard qui baptise un plan, ou un objet. Si Poséïdon pouvait légitimement revendiquer le droit de désigner le satellite de surveillance des effets liés aux tremblements de terre, projet de la filière micro-satellite MYRIADE du CNES, Déméter − aujourd’hui retirée − lui fut préférée en raison de l’acronyme : Detection of Electro Magnetic Emissions Transmitted from Earthquake Regions.

Les dieux occupent toujours le ciel

Le CNES, Centre national d’études spatiales, utilise fréquemment des noms de provenant de la mythologie pour ses programmes. En 2013, le programme Athéna-Fidus1 − lequel va offrir des services de télécommunications haut débit par satellites pour les forces militaires françaises et italiennes et les services de la Sécurité civile français et italiens − va rejoindre les programmes Ariane, Déméter, mais encore Argos, Cadmos, Calipso, Gaia, Helios, Jason, Mars, Phobos, Icare, Proteus, Venus et Pléiades …

Il y a quelques mois, le Seti (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) a demandé aux internautes de nommer deux satellites de la planète naine Pluton qui étaient provisoirement appelés P4 et P5. Cerbère et Vulcain furent choisis et rejoindront probablement les autres satellites connus de Pluton : Nyx, Hydra et Charon. Les dieux grecs sont toujours dans le ciel.

Zeus et Athéna combattant des Géants : Élite des monuments céramographiques (1844) Tome 1 - « Digimom – Maison de l’Orient et de la Méditérranée, Lyon - France »Zeus et Athéna combattant des Géants : Élite des monuments céramographiques (1844) Tome 1 – « Digimom – Maison de l’Orient et de la Méditérranée, Lyon – France »

Crédits photographiques

Les illustrations des antiquités grecques sont reprises de l’Élite des monuments céramographiques : matériaux pour l’histoire des religions et des moeurs de l’Antiquité. Tome premier, de Charles Lenormant, Jean Joseph Antoine Marie, et le Baron de Witte (1844) ainsi que du Bilder-atlas zu Ovids Metamorphosen de Richard Engelmann (1890). Ces deux ouvrages sont numérisés en particulier sur le site « Digimom – Maison de l’Orient et de la Méditérranée, Lyon – France » : http://www.mom.fr/digimom/index.php

Notes du texte

  1. Fidus = Access on theatres for European allied forces nations-French Italian dual use satellite.

by Christophe Hugot at May 21, 2013 05:24 AM

Savoie

Festival à la BU de Jacob !

logo_festival_2013

Ce jeudi 23 mai, à 16h, la BU de Jacob accueille 2 auteurs du Festival du Premier Roman : Raphaël Jérusalmy et Javier Serrano.

Ces jeunes auteurs échangeront autour de leur roman Sauver Mozart et La jaula, interviewés par Margaux Epèche, étudiante et membre du comité de lecture Campus, et Martin Lombardo, enseignant en espagnol.

Vos examens seront terminés alors rejoignez-nous pour une pause littéraire.

Rendez-vous dans le hall de la BU le 23 à 16h !

by Audrey Stefani at May 21, 2013 04:00 AM

May 20, 2013

ULCO

Science Direct, la base scientifique de l’éditeur Elsevier

ScienceDirect

ScienceDirect arborescence

Cette base de données vous donne accès à plus de 1 200 périodiques scientifiques en texte intégral de l’éditeur Elsevier depuis 1995.

Dès la page d’accueil, vous pouvez faire une recherche par sujet (via l’arborescence) ou par titre.  La recherche avancée permet de cibler la recherche sur un champ précis (Auteur, sujet, titre, résumé…), de la limiter à une discipline, ainsi qu’à une période.

Attention, l’accès au texte intégral est disponible uniquement sur les titres auxquels la BULCO est abonnée. Comment le savoir ?

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Bonnes recherches !!


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by Karine Roussel at May 20, 2013 06:00 AM