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July 22, 2016

BIU Santé

Outils de communication scientifique : les résultats pour la France

InnoScholComm logo 550x550En 2015, nous avions relayé l’enquête menée par l’université d’Utrecht concernant les outils pour la communication scientifique utilisés par les chercheurs.

Tous les résultats (anonymisés) sont librement consultables et téléchargeables sur le site de l’étude (vive l’Open Data!). Une interface intuitive permet de manipuler aisément ces données pour des comparaisons immédiates.

Au niveau mondial, cette enquête a rencontré un vif engouement, avec plus de 20.000 participants.

La France est le 5e pays en nombre de réponses (1150 chercheurs).

survey_questions

Une exploitation intéressante de ces chiffres a été mise en avant par l’European Association for Health Information and Libraries : il s’agit d’une extraction des 2.200 réponses émanant de l’Europe pour la discipline Médecine. Les résultats de cette vue particulière sont consultables via cette interface.

Malheureusement, dans cette discipline, la France n’est représentée que par 139 chercheurs (si l’on exclut les bibliothécaires et documentalistes qui pouvaient également répondre à l’enquête).

Ce faible nombre ne permet pas d’extrapoler des statistiques, d’autant que l’échantillon n’est en rien représentatif. Quelques chiffres notables néanmoins, sur ce panel restreint de 139 chercheurs français du secteur médical :

pubmed-4-300Sans surprise PubMed est plébiscité pour la recherche de littérature : 126 personnes déclarent l’utiliser. Viennent ensuite Google Scholar (104), Web of Science (36), Scopus (17), Mendeley (9) et Paperity (8), entre autres. Le même classement se retrouve à peu près au niveau européen.

Une fois les références trouvées, les chercheurs y accèdent majoritairement par leur institution / leur bibliothèque (118), mais aussi via ResearchGate (45), des courriels envoyés aux auteurs (35), la consultation d’articles en Open Access (33), et l’achat direct sur les sites des éditeurs (13). L’Open Access Button, dont nous avons déjà parlé ici, est beaucoup plus utilisé dans les autres pays (3e position).

Les systèmes d’alerte et de recommandations sont relativement peu utilisés : Google Scholar (39), ResearchGate (28), PubMed (21), JournalTOCs (22), Mendeley (6), et les sites des revues elles-mêmes (4).

Pour analyser des données, le bon vieil Excel prévaut (97 répondants), suivi par R (33), SPSS (16), GraphPad ou StatView (14), MATLAB (9). Pas de surprise non plus pour l’écriture, avec Microsoft Word (132) puis notamment Google Drive (39) et LateX (14).

zoteroDu côté des logiciels de bibliographie, Zotero est en tête (63 utilisateurs), talonné par EndNote (53), puis Mendeley (10), Papers (6), ReadCube (3), JabRef (3). La situation est bien différente au niveau européen pour les chercheurs en médecine : Zotero est au 4e rang, derrière EndNote (largement en tête), Mendeley puis RefWorks.

Plusieurs outils sont cités pour l’archivage et le partage de publications : ReserchGate (39), PubMed Central (36), les répertoires institutionnels (25), le partage des notes de travail (22), arXiv (4). Le partage de données est encore balbutiant (8 répondants citent GitHub), idem pour les posters et les présentations (7 utilisateurs de Slideshare).

Le choix de la revue où publier repose encore grandement sur le facteur d’impact du JCR (en tête avec 39 répondants). Idem pour mesurer l’impact après publication : JCR/Facteur d’impact (43), Web of Science (30), Scopus (18), Altmetric (14), PLoS (10).

Pour communiquer en dehors du milieu académique, 25 répondants utilisent Twitter, 23 Wikipédia, 11 WordPress, 8 Facebook, LinkedIn ou bien Google+. Pour les profils de chercheurs, on retrouve la prépondérance de ResearchGate (55), Google Scholar (40), Orcid (23), les pages institutionnelles (20), et Academia (10). Même classement au niveau européen.

BAQuant au développement le plus important dans la communication scientifique au cours des années à venir, de nombreux répondants citent l’Open Access – soutenu par 110 d’entre eux (16 ne savent pas, 5 sont contre).

Tous ces chiffres, à manipuler avec précaution, donnent quand même des pistes sur les outils connus et utilisés, à défaut de pouvoir en tirer des généralités.

Une enquête nationale ciblant ces publics serait sans doute utile, pour mieux cerner les pratiques et les besoins, et y répondre au mieux en bibliothèque.

David Benoist

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by biusante at July 22, 2016 02:06 PM

Lille 3

Le Vase qui parle dans la Lettre de l’InSHS

e Vase qui parle est présenté dans un article du n°43 (juillet 2016) de La Lettre d’information de l’InSHS du CNRS à découvrir en ligne..

Une rencontre inouïe avec l’Antiquité

L’actualité du Vase qui parle se poursuit. Un article publié dans le n°42 (juillet 2016) de la Lettre de l’InSHS du CNRS revient sur la genèse du projet, sa réalisation, mais aborde également les retombées techniques et économiques ainsi que le rôle du Vase comme ambassadeur de la médiation scientifique en SHS. Ce projet a pu démontrer une fois encore, en particulier au grand public, que l’innovation technologique n’est pas seulement constitutive des sciences et techniques mais qu’elle est également partagée par les sciences humaines et sociales.

Christophe Hugot, Isabelle Westeel, Arnaud Waels, « Le Vase qui parle : une rencontre inouïe avec l’Antiquité », La Lettre de l’InSHS du CNRS, n°42, juillet 2016, pp. 21-24.

À lire sur le site du CNRS : La Lettre de l’InSHS

La Lettre de l'InSHS (juillet 2016)La Lettre de l’InSHS (juillet 2016)

www.cnrs.fr/inshs/Lettres-information-INSHS

Conçu par l’Université Lille 3 et Devocité, porté par le Service commun de la documentation de Lille 3 avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, dans le cadre de l’appel à projets 2012 « Services numériques culturels innovants », le « Vase qui parle » a également été lauréat désigné par Pictanovo de l’édition 2012 d’« Expériences Interactives ». Le projet a bénéficié du partenariat des laboratoires Halma (UMR 8164) et Geriico, le Learning Center ainsi que le Département des langues et cultures antiques de l’UFR « Humanités ». Partenaires extérieurs : le Palais des Beaux Arts de Lille, où est localisé l’objet original, le Conseil régional Nord-Pas de Calais et Pictanovo.

Voir l’ensemble des billets sur le « Vase » publiés sur Insula

by Christophe Hugot at July 22, 2016 05:38 AM

July 21, 2016

Lorraine (KinErgo)

Manuel d’ostéopathie

Manuel osteopathiePrésentation de l’éditeur

Ce « traité » constitue un livre d’enseignement complet, grâce au travail collectif de différentes écoles d’ostéopathie. Les différents aspects de l’ostéopathie sont présentés sous une forme didactique, en plus de 600 pages, avec de nombreuses illustrations, des questions pour une autoévaluation ainsi que des exemples de cas. Des chapitres bien illustrés en ostéopathie pariétale, viscérale et crâniosacrée fournissent les éléments diagnostiques et thérapeutiques indispensables.

 

Les structures importantes du point de vue ostéopathique, comme les fascias et les tissus conjonctifs, sont décrites en détail. Le lecteur, l’étudiant, peut également vérifier immédiatement son niveau de formation avec des questions d’autoévaluation. Les différents thèmes sont abordés en fonction de leur intérêt dans la pratique quotidienne. Le plus : de nombreux exemples de cas montrent comment des ostéopathes expérimentés travaillent face à des tableaux pathologiques choisis.
Les grands contenus de formation sont couverts par ce traité.

 

Feuilleter le sommaire, grâce au site Unithèque.

 

Manuel d’ostéopathie /Werner Langer, Eric Hebgen, Maloine, (2016).

 

Où trouver ce livre ?

Bibliothèque Santé – Médecine – Salles de lecture – Livre – WB 940 LAN

by caubert1 at July 21, 2016 09:00 AM

Lorraine (Puériculture)

La nécessité de parler aux bébés / Annette Watillon-Naveau

 

« Parler au bébé pour l’accueillir au monde, pour soutenir son développement et l’apprentissage du langage est aujourd’hui une évidence pour tous. Ce livre va une étape plus loin et démontre que parler au bébé est indispensable aussi pour lui expliquer ce qui se passe dans sa famille.

Dès sa naissance, le bébé perçoit les variations d’humeur de son entourage. Très tôt, il va se rendre compte que le climat familial est perturbé quand un évènement dramatique survient. Compte tenu de sa courte expérience de vie fortement dépendante de son environnement, le bébé va généralement s’en attribuer la charge.

Par croyance que le bébé ne comprend pas les mots ou par soucis de vouloir le préserver des côtés difficiles de la vie tel un deuil, un accident…, l’absence de dialogue avec lui risque au contraire de le charger d’un poids. Ce malaise se manifeste par des troubles du sommeil, de l’anorexie, des colères… et nécessite parfois l’intervention d’un tiers. »

 

 

Un tout petit livre mais très complet !

 

 

 

Source : sites des Editions Yapaka et des Editions Fabert

 

 

 

Où trouver ce livre ?

BU Santé-Médecine, RDC, HQ 755 WAT

 

 

by ronin1 at July 21, 2016 07:54 AM

Lorraine (Développement Durable)

Oiseaux et changement global : menace ou aubaine ?

oiseaux-et-changement-global-couvJacques Blondel est biologiste, directeur de recherche émérite au CNRS, nous invite à travers une espèce qui est les oiseaux à analyser la situation actuelle du vivant sur notre planète à l’heure du changement climatique.

 

Un oiseau est un vertébré ovipare, couvert de plumes et d’écailles cornées, à respiration pulmonaire, homéotherme, aux mâchoires sans dents revêtues d’un bec corné, et aux membres antérieurs, ou ailés, normalement adaptés au vol.

 

L’époque que nous vivons est marquée par de profondes mutations dans tous les domaines ! Mais, savons-nous que se mettre à l’affût et observer les oiseaux pourraient nous en apprendre beaucoup. Au-delà de la beauté de leur plumage, de leur chant et des performances souvent spectaculaires de leur biologie, les oiseaux sont aussi des sentinelles de l’état de l’environnement.
D’une manière ou d’une autre, les oiseaux répondent toujours au changement de leur cadre de vie. Ils sont par ailleurs mieux connus ou moins difficiles à étudier que bien d’autres groupes animaux et végétaux. Un grand nombre d’études montrent l’impact des changements de leur environnement sur leur distribution, leur abondance et sur les mécanismes démographiques, physiologiques et comportementaux.

 

Mots clés : environnement, biologie, climat, comportement, écologie, santé

 

 

Où trouver ce livre ?

Bibliothèque des Sciences et techniques. 2e étage, cote 598 BLO

 

 

Sélection bibliographique

Philosophie de la biodiversité

La biodiversité de crise en crise

La biodiversité de l’océan à la cité

Les aventures de la biodiversité

Biodiversité et évolution du monde vivant

 

Liens connexes

Convention sur la diversité biologique

Dossier biodiversité du CNRS

Observatoire national de la biodiversité

Vigie nature

by prati5 at July 21, 2016 07:04 AM

July 20, 2016

Rennes 2

Dogs

Scrat par M.C., licence CC : BY
A literary biography

On dit que les écrivains sont de grands admirateurs des chats. Mais ils sont aussi, et le livre de Catherine Bradley intitulé Dogs, a literary anthology est là pour le prouver, également de fins observateurs et admirateurs de la gente canine. Cette anthologie élégamment  illustrée est composée de plusieurs parties : The great dog family, Dogs at work and play, Loyalty and love, War dogs, Dogs of fear, The good companions, Lost friend.

On y retrouve des extraits d'oeuvres d'écrivains aussi divers que William Shakespeare, William Cowper, William Wordsworth, Virginia Woolf (qui raconte la vie mouvementée de Flush, le cocker d'Elisabeth Browning), Lord Byron, Jack London et Croc Blanc, Conan Doyle et le chien des Baskerville, et bien d'autres.

Une lecture savoureuse, à déguster cet été en regardant son chien gambader nez au vent !

by Mireille Chereul at July 20, 2016 07:00 AM

July 19, 2016

BIU Santé

Sur les pas de Madame Royale

À l’occasion de la publication de Madame Royale, une biographie de la fille de Louis XVI écrite par Anne Muratori-Philip (Fayard, 2016), le blog de la BIU Santé vous propose deux billets pour le prix d’un : une présentation de l’ouvrage par Olivier Gross, pharmacien général de Santé publique, ainsi qu’un commentaire inédit de l’auteur de la biographie, Anne Muratori-Philip, à propos d’une gravure représentant l’accouchement de la reine Marie-Antoinette. Bonne lecture de vacances !

Pour mémoire, A. Muratori-Philip est également à l’origine de notre exposition virtuelle sur Antoine-Augustin Parmentier, pharmacien et agronome (1737-1813).

9782213631752-001-XÀ propos du livre

Née Fille de France et distinguée à sa naissance par le titre de madame Royale, la fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette devient à l’âge de 13 ans et pour le reste de ses jours «l’orpheline du temple».

Tout le drame atroce de sa vie est concentré dans ces deux mots.

Peut-on rester physiquement et psychiquement sain quant au sortir de l’enfance on est confronté à l’humiliation et à l’exécution de ses parents, de sa tante, la pieuse Madame Élisabeth, à la longue agonie de son frère, à la prison du Temple pendant 4 ans, puis à l’exil et au retour sur les lieux du drame et puis encore à l’exil ?

La Duchesse d’Angoulême revenue de l’enfer sur les marches du trône, apparemment saine de corps et d’esprit, nous interpelle sur le pouvoir du mental, sur ces ressources que l’être humain est capable de mobiliser ex nihilo pour supporter l’insupportable.

Dans son nouveau livre sur ce témoin à charge de la fin de la monarchie, Anne Muratori nous peint avec délicatesse et retenue «l’Oubliée de l’histoire». Une étude réalisée à partir de documents d’archives, une biographie qui intéressera les passionnés d’histoire et ceux qui ont apprécié le talent de l’auteure de la biographie «Parmentier»

Olivier Gross
Pharmacien Général de Santé Publique

L’Heureux accouchement de la reine

Gravure en taille douce, anonyme, 1er quart du 18e siècle (Collections FDD-CNOP)

Marie-Thérèse Charlotte de France, née le 19 décembre 1778, est le premier enfant de Louis XVI et Marie-Antoinette. Versailles n’a pas pour habitude de fêter la naissance d’une fille, mais cette fois, tout le royaume est en émoi, car cet enfant met fin aux folles rumeurs qui couraient depuis des mois sur la stérilité du couple royal. La petite princesse aurait dû recevoir le titre de Madame. Mais Louis XVI l’ayant déjà accordé à la comtesse de Provence, l’épouse de Monsieur, frère du roi, il décide de titrer sa fille : Madame Royale ou Madame fille du roi.

La reine Marie-Antoinette a accouché à onze heures trente du matin d’un nouveau-né que l’on a cru mort, parce qu’il refusait de pousser ses premiers vagissements. Emporté dans la pièce voisine pour être débarbouillé, on s’est aperçu que c’était une fille, ce qui provoqua la fuite des courtisans. Pourtant le roi est ému devant ce bébé qu’il cajole longuement avant de le confier à sa gouvernante, Madame de Guéménée. Lui aussi aurait préféré un fils, mais ce n’est que partie remise.

Cette gravure fixe pour la postérité l’heureux accouchement de la reine qui repose dans son lit, sous le regard vigilant de la princesse de Lamballe, surintendante de la Maison de la Reine. Une servante remet de l’ordre dans les tentures malmenées par la foule qui se pressait dans la chambre. La petite princesse, en robe de baptême, est dans les bras de Victoire-Armande de Rohan-Soubise, princesse de Guéménée et gouvernante des Enfants de France. Le roi, lui, présente sa fille à ses proches avant de se rendre à la chapelle pour assister au baptême de l’enfant par le cardinal de Rohan. C’est une innovation qui commence avec Madame Royale, car jusqu’à présent les Enfants de France étaient seulement ondoyés à la naissance.

Anne Muratori-Philip

Pour en savoir plus sur la pratique de l’accouchement à l’époque de Marie-Antoinette, vous pouvez consultez les documents suivants dans la bibliothèque numérique Medic@ :

Gautier d’Agoty, Jacques-Fabien. Anatomie des parties de la génération, et de ce qui concerne la grossesse et l’accouchement. Paris : Chez Demonville, 1778.

Baudelocque, Jean-Louis. Recherches et réflexions sur l’opération césarienne suivies d’une note sur l’accouchement de la femme Marville. [Paris] : Impr. de la Société de médecine, 1798.

Capmas. Réflexions critiques en forme de lettre sur la cause de l’accouchement. Bruxelles : chez Didot le jeune, Méquignon l’aîné, 1779.

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by Catherine Blum at July 19, 2016 09:28 AM

INHA

Lorraine (Orthophonie)

Mémoire de travail verbale et apprentissage

 FNO. Revue L'Orthophoniste

 

 

 

« Le concept  de mémoire de travail, introduit en 1974 par Baddeley et Hitch, est aujourd’hui un concept clé qui occupe une place majeure  dans les modèles actuels du fonctionnement cognitif et notamment  du fonctionnement des activités les plus complexes. Des auteurs qui s’intéressent au développement  de l’enfant ont ainsi rapproché la mémoire  de travail  du bon développement  du langage (Conlin et Gathercole, 2006), des capacités  de compréhension, de calcul , de raisonnement, de lecture ou encre de rédaction (Gaonac’h et Fradet, 2003), toutes impliquées dans la réussite scolaire. » (L’Orthophoniste — N°358 — Avril 2016)

 

L’Orthophoniste — N°358 — Avril 2016 — p. 19-26

  • Mémoire de travail verbale et apprentissage — Dossier — Corinne Boutard, Peggy Gatignol

Où trouver de cette revue?

 

 

Voir aussi

 

Research Gate

 

Publications de Susan E. Gathercole

 

 

Research Gate

 

Publications de Alan D. Baddeley

 

 

 

 

 

GoCognitive. Educational Tolls for Cognitive Neuroscience

 

Alan D. Baddeley. Working Memory. Compilation d’interviews. par GoCognitive

 

 

cover

 

Ganoac’h, D., Fradet, A. (2003). La mémoire de travail : développement et implications dans les activités cognitives.

In M.  Kail et M.  Fayol (eds). Les  sciences cognitives et l’école (pp. 91-150). Paris : Presses Universitaires de France

 

 

Où trouver de cet ouvrage?   BU Université de Lorraine

by pierre36 at July 19, 2016 06:58 AM

Lille 3

« Enigmático Edipo », de Carlos Garcia Gual

À propos du livre de Carlos Garcia Gual, Enigmático Edipo. Mito y tragedia (« Œdipe l’énigmatique. Mythe et tragédie »), Madrid, Fondo de Cultura Económica, 2012.

« Enigmático Edipo, de Carlos García Gual » est un texte de Francisco García Jurado, publié en février 2013 sur le blog « Reinventar la Antigüedad ». La traduction française inédite publiée sur « Insula » est réalisée par Bruno Goisque, étudiant en première année du Master « Traduction Spécialisée Multilingue » – TSM, de l’Université Lille 3.

Lien vers le texte original : clasicos.hypotheses.org/277
« Œdipe et le Sphinx » de Gustave Moreau, 1864. Metropolitan Museum of Art, New York

Un embouteillage épouvantable bloquait la Carretera de la Playa en ce vendredi après-midi, à Madrid. Je n’avais peut-être pas choisi le meilleur jour pour aller acheter un livre à la Facul-té de Philologie de l’Université Complutense, mais l’envie de le lire avait été si forte que je n’avais pas eu la patience d’attendre jusqu’au lundi suivant. Enfin, j’arrivai à la cité universi-taire et me dirigeai vers la librairie de la faculté pour me procurer Los orígenes de la novela (« Les origines du roman »), de Carlos Garcia Gual. Je dévorai l’ouvrage avec une curiosité intellectuelle insatiable. Au-delà de son thème savoureux − thème qui, avec le temps, m’amena à acquérir l’œuvre fondatrice que Menendez Pelayo avait consacrée à ce sujet −, le livre de Garcia Gual me fournit un éclairage nouveau sur la littérature savante. Je pris tellement de plaisir à sa lecture que − presque inconsciemment − je me laissai gagner par cette disposition singulière que certains appellent lecture attentive. La connaissance qu’il m’apportait se mêlait à une conception merveilleuse du bonheur, et c’est seulement avec le temps que je compris que c’était là l’essence même de l’essai : l’apprentissage mêlé à la joie, ou la joie mêlée à l’apprentissage.

N’ayant pas étudié à la Complutense, il ne m’a pas été possible d’avoir Carlos Garcia Gual pour professeur : ses enseignements me vinrent de ses livres et de ses comptes rendus, que je conserve aujourd’hui précieusement et avec admiration. Quand j’étais lycéen, ma professeure de grec, Beatriz Cabello, avait collaboré avec lui sur un projet de traduction des traités d’Hippocrate, et je me souviens encore du jour où ils étaient allés présenter un des tomes à la Bibliothèque Nationale d’Espagne. Je n’avais pas osé y aller malgré les encouragements de ma professeure : j’avais eu un cours d’éducation physique cet après-midi-là, et portais une tenue de sport peu adaptée à la circonstance… Les années ont fait que je suis devenu professeur à la Complutense, et, inéluctablement, j’ai développé des affinités intellectuelles avec Carlos, grâce auxquelles je peux aujourd’hui profiter − et me targuer − de son amitié. Pour autant, cette proximité ne m’a pas empêché de continuer à apprécier tout autant ses travaux et ses livres. Je dois à Carlos, par exemple, mon intérêt pour la recherche autour de Borges et de Virgile, ou encore mon intérêt pour Cesare Pavese, qui nous a même conduit, María José et moi-même, à voyager jusqu’à Turin pour nous imprégner de son atmosphère pleine de vie… et de mort. Enfin, j’ai entre les mains le dernier livre de Carlos Garcia Gual, dont j’ai terminé la lecture presque sans m’en rendre compte. Le lecteur attentif l’aura remarqué, j’ai omis de mentionner − je ne sais pas si c’est par inattention ou volontairement − la facette la plus connue de Carlos Garcia Gual, à savoir ses essais sur la mythologie classique.

Enigmático EdipoEnigmático Edipo

Face à la mythographie stricto sensu (c’est toujours avec une certaine ironie que j’évoque ces études qui s’efforcent de déterminer, par exemple, combien de taches de rousseur parcouraient le visage d’Ulysse quand il débarqua sur l’île d’Ithaque, ou combien de délicats grains de beauté avait celle que l’on appelle à tort Hélène de Troie), le récit mythologique requiert avant tout une manière de penser souvent sinueuse. Celle-ci n’a de cesse de nous séduire, aussi bien par le biais de lectures incontournables − les œuvres classiques principalement − que par les versions modernes qui viennent étoffer ces dernières. Le livre polyphonique que Garcia Gual a consacré à Œdipe constitue, à bien des égards, une œuvre de maturité, qui dévoile la réflexion unique et extraordinaire d’un intellectuel et universitaire qui a passé sa vie à repenser les mythes et à y consacrer divers travaux. Je fais peut être preuve d’une naïveté touchante en décrivant brièvement la structure du livre, mais je ne devrais pas m’en abstenir pour autant. En réalité, ce livre est multiple : on y trouve, en premier lieu, une traduction fidèle et esthétique d’Œdipe roi de Sophocle, une œuvre qui a servi de modèle à toutes les tragédies qui ont suivi. Elle incarne les subtilités de l’ironie du sort, la tension dramatique calculée des différents dialogues, et ce hasard propre au roman policier, où, à la fin, l’assassin se révèle être le détective lui-même (c’était l’issue qu’avait choisie Ernesto Sabato dans son roman Le tunnel). Au texte de Sophocle s’ajoutent ensuite diverses études, parmi lesquelles une analyse détaillée du mythe et de son passage à la tragédie, qui aboutira à cette « hypertragédie » ou tragédie des tragédies qu’est Œdipe roi. Dans le domaine de la mythologie, nous observerons rarement une telle rivalité entre un mythe et une version littéraire de ce même mythe, qui aspire à en être l’incarnation. Le livre s’achève avec deux autres essais sur la tradition de la tragédie chez Sophocle (et, dans une certaine mesure, du mythe d’Œdipe lui-même ?) et leurs interprétations modernes, dans lesquelles l’incontournable « complexe d’Œdipe » freudien met en évidence la façon dont le célèbre psychanalyste est parti de la tragédie sophocléenne pour formuler la proposition qui l’a rendu célèbre. Par cette énumération des différentes parties du livre, il apparaît que nous ne sommes pas en présence d’un simple développement linéaire, bien que le livre puisse se lire du début à la fin sans difficultés majeures. Toutefois, je conçois plutôt ce livre comme un recueil de diverses possibilités d’approche, destiné à un large éventail de lecteurs : ceux qui recherchent une traduction d’Œdipe roi de Sophocle, ceux qui veulent lire un traité de mythologie, ceux qui souhaitent étoffer leurs connaissances autour de la tragédie grecque, ceux qui s’intéressent à la tradition autour d’une œuvre grecque fondamentale pour l’Occident… Enfin, il s’adresse aux personnes intéressées par les réinterprétations que la culture contemporaine a faites d’une vieille histoire de prophétie, de vanité et de mort. Le sphinx de Thèbes est, probablement, l’élément du mythe ayant le plus évolué depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours (et dans ce cas-ci, indépendamment de Sophocle). Dans une version littéraire moderne du mythe, Edipo, el hijo de la esfinge (« Œdipe, le fils du sphinx ») de l’écrivain Friedrich Dürrenmatt, que Carlos Garcia Gual analyse avec un vrai régal, l’animal ailé à tête humaine n’est autre que la mère d’Œdipe. Bel exemple d’histoire non conventionnelle de la mythologie classique. J’aime faire appel à ces versions qui cherchent des alternatives provocantes à ce qui restera un texte antique sous-jacent, présent dans l’esprit de tout le monde, presque ancré dans l’inconscient collectif. C’est non sans une certaine nostalgie que cette idée d’une version non conventionnelle de la mythologie classique me ramène une fois encore à Turin, à Cesare Pavese. L’un de ses Dialogues avec Leuco me revient à l’esprit. Pour être précis, il s’agit du dialogue qu’Œdipe engage avec Tirésias, à qui il dit, entre autres choses :

« Œdipe. — Moi aussi, Tirésias, j’ai fait des rencontres sur la route de Thèbes. Et dans l’une d’elles on a parlé de l’homme − de l’enfance à la mort − on a touché le roc, nous aussi. Depuis ce jour, j’ai été mari et j’ai été père, et roi de Thèbes. Il n’y a rien d’ambigu ou de vain pour moi, dans ma vie  » [Cesare Pavese, Dialogues avec Leuco, traduction d’André Coeuroy, Gallimard, 1989].

Traduction réalisée par Bruno Goisque,
étudiant du Master « Traduction Spécialisée Multilingue » – TSM, de l’Université Lille 3.

newlogoTSMPlus d’informations sur le Master TSM :
www.univ-lille3.fr/ufr-lea/formations/masters/tsm
Facebook : facebook.com/MasterTSMLille3
Twitter : @Master_TSM

Les traductions publiées par « Insula » le sont avec l’accord des auteurs ou du responsable éditorial du site ou du blog concerné. Nous les en remercions chaleureusement.

by Francisco García Jurado at July 19, 2016 04:53 AM

July 18, 2016

Lorraine (Développement Durable)

Efficacité énergétique

efficacite-energetiquePaul Baudry, coordinateur de ce livre « Efficacité énergétique. Des principes aux réalités » est ingénieur de l’INP Grenoble et chercheur sénior à EDF R&D où il anime un projet sur les fondamentaux de l’efficacité énergétique.

 

Dans les esprits, l’expression « transition énergétique » fait référence au passage d’un système énergétique reposant presque exclusivement sur des sources d’énergie fossile à un système centré sur des énergies renouvelables.

La réalité est un peu plus complexe. En effet, le mix énergétique, en d’autres termes, la priorité que nous donnons à telle ou telle source d’énergie, est en constante évolution. Ce mix doit s’adapter aux contraintes du lieu et du moment tout en satisfaisant les besoins des consommateurs dans une logique d’indépendance.

 

Une transition énergétique se met progressivement en place aux niveaux européen et mondial afin de répondre à un défi majeur : réduire le niveau des émissions de gaz carbonique et assurer la sécurité d’approvisionnement énergétique, tout en garantissant des niveaux raisonnables de prix de l’énergie pour contribuer à la santé de l’économie. L’efficacité est l’un de ces piliers.

 

Cet ouvrage vous offre un panorama de l’efficacité énergétique. La nature des enjeux est précisée et replacée dans le contexte énergétique mondial. Les méthodes qui permettent d’évaluer les économies d’énergie et leurs coûts sont décrites, ainsi que les différents types de gisements qui en résultent. À partir de ces éléments, le mode d’action des politiques d’efficacité énergétique et les principaux éléments qui les constituent sont présentés. Ensuite, la mise en œuvre de l’efficacité énergétique est décrite dans les secteurs du résidentiel, du tertiaire et de l’industrie, à partir de la connaissance des modes de consommation de l’énergie dans chacun de ces secteurs. Les principales technologies pour améliorer l’efficacité énergétique sont également abordées.

 

Mots clés : économie d’énergie, production d’énergie, consommation d’énergie, énergie renouvelable

 

Où trouver ce livre ?

Bibliothèque des Sciences et techniques. Rez de chaussée, cote 333.7 BED

 

 

Sélection bibliographique

Atlas des énergies mondiales

Les nouvelles énergies pour les nuls

Climat, environnement, énergies : 30 idées reçues pour démêler le vrai du faux

Les énergies renouvelables aujourd’hui et demain

Intégrer les énergies renouvelables

 

 

Liens connexes

LOI n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte

 

 

by prati5 at July 18, 2016 07:42 AM