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May 29, 2017

BIU Santé

RHippocrate le 1/6 : Éthique en médecine

Les rencontres d’Hippocrate

Logo rencontres d'HippocrateLa prochaine « Rencontre d’Hippocrate » aura lieu le jeudi 1er juin 2017,

sur le thème «Éthique en médecine».

Conférence prononcée par le professeur Christian HERVÉ, directeur du Laboratoire d’Éthique Médicale et de Médecine Légale (EA 4569), président de la SFFEM – Société Française et Francophone d’Éthique Médicale.

La conférence aura lieu dans l’amphithéâtre Frézal (15, rue de l’École-de-Médecine, site des Cordeliers, 2e étage) de 18h à 20h30. Elle sera filmée puis mise en ligne à l’adresse suivante.

L’accès à ces rencontres est libre et ne nécessite pas d’inscription.

Retrouvez le programme 2016-2017 et les vidéos des sessions précédentes en cliquant sur ce lien.

Vous pouvez également consulter les bibliographies élaborées par les BU de Paris Descartes en cliquant ici.

Éthique en médecine
Rencontres d'Hippocrate : Éthique en médecine
Debut: 06/01/2017 06:00 pm
15, rue de l'École-de-Médecine
Paris, Île-de-France
75006
FR

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by biusante at May 29, 2017 08:45 AM

Rennes 2

Les Etonnants voyageurs débarquent à Saint-Malo

Saint-Malo - Surcouf et le Fort National par Guillaume Piolle, licence CC : BY 3.0. Source [Wikimedia Commons]

Michel Le Bris, président du Festival Etonnants voyageurs qui aura lieu à Saint-Malo du 3 au 5 juin, affirme dans son éditorial intitulé Nous sommes plus grands que nous les liens étroits entre la démocratie et la littérature dans cette période troublée.

by Mireille Chereul at May 29, 2017 04:00 AM

May 25, 2017

Lorraine (KinErgo)

Les troubles du réflexe de déglutition et les mobilisations thérapeutiques de la région laryngée

Présentation de l’éditeur

Les troubles de la déglutition, également appelés dysphagies, sont des déficits fréquemment rencontrés chez les patients. Ils sont surtout retrouvés chez les personnes âgées et les patients admis en réanimation, en particulier quand ils sont porteurs de sondes d’intubation. En effet, l’incidence des troubles de la déglutition, chez les patients en réanimation intubés à l’aide d’une sonde oro-trachéale, varie de 44 à 87 % selon les études.
En tant que masseur-kinésithérapeute, il me paraît important de se pencher sur les différentes techniques existantes permettant d’agir sur les dysphagies. Dans cet ouvrage, je vais détailler plusieurs techniques de thérapies manuelles portant sur la région laryngée, dans le but d’améliorer le réflexe de déglutition, en post-extubation. Ce réflexe correspond à l’élévation et à la fermeture du larynx lors de la phase pharyngée de la déglutition.
Je vais également m’interroger sur les compétences spécifiques et communes des masseurs-kinésithérapeutes et des orthophonistes concernant les bilans et la rééducation des dysphagies. En effet, les aptitudes de ces deux professions sont souvent mal définies ou mal connues et varient en fonction des différentes structures hospitalières. Dans l’objectif de l’optimisation de la prise en charge de la patiente présentée dans cet ouvrage, je vais m’attarder sur les bilans quantitatifs des dysphagies et par conséquent sur les examens complémentaires de ces troubles.
Enfin, je détaillerai les avantages et inconvénients de quatre techniques permettant d’agir sur le retard de déglutition. J’ai réalisé cet ouvrage pour essayer de faire connaître une partie peu exploitée du métier de masseur-kinésithérapeute. Bien évidemment, ma prise en charge ne concerne qu’une patiente et des études supplémentaires sont nécessaires pour arriver à une quelconque conclusion.

 

Sommaire

  • 1- Rappel succin de l’anatomie et des phases de déglutition
  • 2- Le réflexe de déglutition et intubation
  • 3- Bilan initial diagnostique masso-kinésithérapique à J+1 post extubation
  • 4- Rééducation de Mme D.
  • 5- Bilan final à J+11 de la prise en charge
  • 6- Discussion

 

Les troubles du réflexe de déglutition et les mobilisations thérapeutiques de la région laryngée / Marion Bastoul, Connaissances et savoirs (2017).

 

 Où trouver ce livre ?

Bibliothèque Santé – Médecine – Salles de lecture – Livre – WB 541 BAS

by caubert1 at May 25, 2017 09:00 AM

May 24, 2017

BIU Santé

Prochaine séance de la SHP le 7/6

La prochaine séance de la Société d’histoire de la pharmacie (entrée libre) se tiendra le mercredi 7 juin 2017, à 16h30, sous la présidence du Professeur Olivier Lafont.

Elle aura lieu dans la salle des Actes de la Faculté de Pharmacie de Paris (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Ordre du jour :
1) Accueil par le président.
2) Informations du secrétaire général.
3) Communications :

Source : Medic@, Banque d’images et de portraits
  • Le chocolat Pailhasson et les pastilles Malespine, deux confiseries fabriquées par des pharmaciens, par Cécile Raynal (20 min.).

 

  • Ali Bouhaged, pharmacien, ministre de la Santé de Tunisie sous le protectorat français, par Rached Besbes (20 min.).

 

  • Charles Tanret, pharmacien d’officine et chercheur scientifique, par Olivier Lafont (20 min.).

  • Information sur le diplôme d’université d’Histoire de  la pharmacie délivré par la faculté de pharmacie de Paris (Université Paris Descartes), par Bruno Bonnemain.

 

Date : Mercredi 7 juin 2017, à 16h30.

Lieu : salle des Actes de la Faculté de Pharmacie (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Entrée libre.

Si vous souhaitez assister à cette séance, vous pouvez contacter la Société d’histoire de la pharmacie.

Séance de la Société d'Histoire de la Pharmacie
Debut: 06/07/2017 04:30 pm
4, avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

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by Sidonie Vicet at May 24, 2017 11:27 AM

May 23, 2017

BIU Santé

« La vie avec la sclérose en plaques » (31/5)

Journée mondiale 2017

Depuis 2009, la Fédération internationale de la Sclérose en plaques (MSIF) a lancé une journée mondiale qui réunit la communauté internationale de la SEP afin de partager des expériences, sensibiliser le public et mener une campagne pour et aux côtés des personnes atteintes de la sclérose en plaque.

Elle a lieu le dernier mercredi du mois de mai, et aura donc lieu cette année mercredi 31 mai 2017.

Les associations se mobilisent et appellent à la participation. À Paris, le programme est proposé par la Maison de la SEP.

«Vivre avec la SEP», le thème retenu pour cette journée mondiale, peut être illustré par un défi : huit personnes atteintes par la maladie  organisent un parcours de spéléologie avec nuit en bivouac, du 23 au 24 mai dans la grotte de Pierre-La-Treiche (Meurthe-et-Moselle), avec un slogan : «Vivre heureux avec la SEP !»

À cette occasion, nous vous proposons en bas de ce billet une bibliographie de documents récents, disponibles en ligne en accès libre, ou à la BIU Santé, pôles Médecine ou Pharmacie. Retrouvez également cette sélection de documents devant le bureau central, dans la salle de lecture du pôle Médecine.

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune, qui affecte le système nerveux central. Le système de défense ne joue plus son rôle de protection, se retourne contre ses propres cellules et les attaque pour des raisons encore mal connues.
Ainsi, la myéline, membrane biologique qui gaine et protège les fibres nerveuses, est attaquée par les lymphocites T et se trouve donc altérée. Elle ne remplit plus sa fonction de protection de l’axone,  prolongement du neurone chargé de transporter l’information, et ne permet plus d’accélérer la transmission de l’influx nerveux.
Alors, des lésions – des plaques, apparaissent  dans le système nerveux central, traduisant une démyélinisation et souvent le début d’une dégénérescence axonale.

 

Épistémologie, étiologie, symptomatologie clinique

C’est une maladie du jeune adulte, qui représente la première cause de handicap sévère non traumatique chez les trentenaires.
La maladie touche davantage de femmes (1 homme pour 3 femmes environ). 80 000 à 100 000 personnes sont touchées en France (environ 1 sur 1.000), 400 000 en Europe et 2,3 millions dans le monde.

Il n’existe pas de test diagnostic spécifique. L’IRM détecte les lésions.

Les symptômes sont très variables selon le patient et selon l’évolution de la maladie au cours de sa vie. Dans 85% des cas, la maladie débute par des poussées inflammatoires, les signes cliniques dépendant de la zone du cerveau ou de la moelle épinière touchée par les lésions.
Troubles moteurs, sensitifs, troubles de la vision, de l’équilibre, troubles urinaires ou sexuels, ces différents signes peuvent être isolés ou associés, souvent accompagnés d’une fatigue extrême, de troubles de la mémoire ou encore d’épisodes dépressifs.
Les symptômes peuvent survenir en quelques heures ou quelques jours, et disparaître totalement ou partiellement en quelques semaines. Au bout de quelques années, les poussées laissent des séquelles, parfois très invalidantes. Toutefois, le pronostic est imprévisible pour un individu donné.

La sclérose en plaques n’est pas  une maladie héréditaire, mais il peut exister une prédisposition génétique. Une vaste étude d’analyse de génomes a permis de découvrir 29 variants génétiques associés à la maladie. La plupart de ces gènes jouent un rôle dans l’immunité.

Par ailleurs, différents facteurs environnementaux influencent le développement de la sclérose en plaques, dont les facteurs climatiques, en particulier le niveau d’ensoleillement, sont les plus connus. Les pays du Nord sont plus touchés que les pays proches de l’équateur.
Les scientifiques ont également exploré la piste d’une origine infectieuse, qui demeure une hypothèse.

Thérapeutique

Il n’existe pas actuellement de traitements qui permettent de vaincre la maladie.

Corticothérapie, immunomodulateurs, immunosuppresseurs … des thérapeutiques en cours de développement visent à une meilleure efficacité dans les formes progressives de la maladie et à une meilleure sécurité d’emploi pour les patients, sachant que la prise en charge est extrêmement complexe, les réponses aux traitements étant très différentes selon les cas.

De grands progrès ont été faits dans la connaissance des anomalies immunitaires impliquées dans le développement de la maladie et sont à l’origine d’essais cliniques pour tenter de les corriger.

Réseaux, associations

Le réseau sclérose en plaques et maladies inflammatoires du système nerveux Île-de-France (SINDEFI-SEP), financé par le FIR (Fonds d’intervention régional) géré par l’Agence régionale de Santé, réunit autour d’une charte commune, des neurologues libéraux et hospitaliers et les autres acteurs médicaux, para-médicaux et sociaux de la région, intervenant dans le parcours de santé des patients. Les patients peuvent adhérer au réseau, être suivis, orientés, échanger leurs expériences…

Différents sites sont dédiés aux patients, par exemple, en France :

Carenity.com : Carenity est le premier réseau social francophone proposant une communauté dédiée à la sclérose en plaques.

Fondation ARSEP : La Fondation pour l’aide à la recherche sur la sclérose en plaques propose un site très bien documenté avec un forum de discussion.

Ligue Française contre la sclérose en plaques : au service de toutes les personnes concernées par la maladie (patients, entourage).

 

Emmanuelle Prévost

En savoir plus

Epistémologie, Etiologie, Symptomatologie clinique sur le site du Collège des enseignants en neurologie

La sclérose en plaques. Maladie, espoirs et réalités (livre de Richard Gonssette à télécharger au format PDF sur le site de la Fondation Charcot)

Bibliographie

Multiple Sclerosis and Demyelinating Disorders. Consultable en ligne : https://msddjournal.biomedcentral.com/

Multiple Sclerosis International — An Open Access Journal. Consultable en ligne : https://www.hindawi.com/journals/msi/

Multiple Sclerosis Journal – Experimental, Translational and Clinical | SAGE Journals. Consultable en ligne : http://journals.sagepub.com/home/mso

ÉTIOLOGIE

Adamczyk-Sowa, M., Medrek, A., Madej, P., Michlicka, W., & Dobrakowski, P. (2017). Does the Gut Microbiota Influence Immunity and Inflammation in Multiple Sclerosis Pathophysiology? Journal of Immunology Research, 2017. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1155/2017/7904821

Domingues, R. B., Fernandes, G. B. P., Leite, F. B. V. de M., Tilbery, C. P., Thomaz, R. B., Silva, G. S., … Soares, C. A. S. (2017). The cerebrospinal fluid in multiple sclerosis: far beyond the bands. Einstein (Sao Paulo, Brazil), 15(1), 100‑104. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1590/S1679-45082017RW3706

Gianfrancesco, M. A., & Barcellos, L. F. (2016). Obesity and Multiple Sclerosis Susceptibility: A Review. Journal of Neurology & Neuromedicine, 1(7), 1‑5. Consultable en ligne : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5156319/

Haider, L. (2015). Inflammation, Iron, Energy Failure, and Oxidative Stress in the Pathogenesis of Multiple Sclerosis. Oxidative Medicine and Cellular Longevity, 2015. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1155/2015/725370

Maschi, J.-P., & Danze, J.-M. (2014). Sclérose en plaques et pollution électromagnétique : la théorie environnementale d’une maladie neurologique. Embourg: Marco Pietteur éditeur. Consultable à la BIU Santé Médecine : Cote 233535-234

Singh, A. K., Novakova, L., Axelsson, M., Malmeström, C., Zetterberg, H., Lycke, J., & Cardell, S. L. (2017). High Interferon-γ Uniquely in Vδ1 T Cells Correlates with Markers of Inflammation and Axonal Damage in Early Multiple Sclerosis. Frontiers in Immunology, 8, 260. Consultable en ligne : https://doi.org/10.3389/fimmu.2017.00260

ÉPIDÉMIOLOGIE

Asea, A. A. A., Geraci, F., & Kaur, P. (2017). Multiple sclerosis: bench to bedside global perspectives on a silent killer. Cham: Springer. Consultable à la BIU Santé : Cote 210602-958

Defer, G., Brochet, B., Pelletier, J., & Lyon-Caen, O. (2012). Neuropsychologie de la sclérose en plaques. Issy-les-Moulineaux: Elsevier Masson. Consultable à la BIU Santé Médecine : Cote WL 360

Ghasemi, N., Razavi, S., & Nikzad, E. (2017). Multiple Sclerosis: Pathogenesis, Symptoms, Diagnoses and Cell-Based Therapy. Cell Journal, 19(1), 1‑10. Consultable en ligne : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5241505/

Goodin, D. S. (2014). Multiple sclerosis and related disorders. Edinburgh London New York [etc.]: Elsevier. Consultable à la BIU Santé Médecine : Cote 210-582-122

Haider, L., Zrzavy, T., Hametner, S., Höftberger, R., Bagnato, F., Grabner, G., … Lassmann, H. (2016). The topograpy of demyelination and neurodegeneration in the multiple sclerosis brain. Brain, 139(3), 807‑815. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1093/brain/awv398

Karpate, Y. (2015, septembre). Enhanced representation & learning of magnetic resonance signatures in multiple sclerosis (Theses). Université Rennes 1. Consultable en ligne : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01270533

Kolasinski, J., Stagg, C. J., Chance, S. A., DeLuca, G. C., Esiri, M. M., Chang, E.-H., … Johansen-Berg, H. (2012). A combined post-mortem magnetic resonance imaging and quantitative histological study of multiple sclerosis pathology. Brain, 135(10), 2938‑2951. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1093/brain/aws242

Lhuillier, A. (2014, juin). Identification of macrophagic and microglial activation programs in progressive forms of multiple sclerosis (Thèses). Université Claude Bernard – Lyon I. Consultable en ligne : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01056829

Lublin, F. D., Reingold, S. C., Cohen, J. A., Cutter, G. R., Sørensen, P. S., Thompson, A. J., … Polman, C. H. (2014). Defining the clinical course of multiple sclerosis. Neurology, 83(3), 278‑286. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1212/WNL.0000000000000560

Lunde, H.-M. B., Assmus, J., Kjell-Morten, M., Bø, L., & Grytten, N. (2017). Survival and cause of death in multiple sclerosis: a 60-year longitudinal population study. Journal of Neurology, Neurosurgery, and Psychiatry. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1136/jnnp-2016-315238

Marrie, R. A., Cohen, J., Stuve, O., Trojano, M., Sørensen, P. S., Reingold, S., … Reider, N. (2015). A systematic review of the incidence and prevalence of comorbidity in multiple sclerosis: Overview. Multiple Sclerosis (Houndmills, Basingstoke, England), 21(3), 263‑281. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1177/1352458514564491

Marrie, R. A., Reingold, S., Cohen, J., Stuve, O., Trojano, M., Sorensen, P. S., … Reider, N. (2015). The incidence and prevalence of psychiatric disorders in multiple sclerosis: A systematic review. Multiple Sclerosis (Houndmills, Basingstoke, England), 21(3), 305‑317. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1177/1352458514564487

Martin, R., & Lutterotti, A. (2010). Molecular basis of multiple sclerosis : the immune system. Heidelberg New York: Springer. Consultable à la BIU Santé Pharmacie : Cote P 5056-51

Moreau, T., Du Pasquier, R., Léger, J.-M., Mas, J.-L., & Clanet, M. (2017). Sclérose en plaques. Montrouge: Doin. Consultable à la BIU Santé Médecine : Cote WL 360

Varennes, Olivier. (2015, février). A comparative analysis in vitro of Cerebrospinal Fluid and serum in Multiple SclerosisPatients by NMR metabolomic approach (Theses). Université de Picardie Jules-Verne. Consultable en ligne : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01159820

THÉRAPIES

Artom, M., Czuber-Dochan, W., Sturt, J., & Norton, C. (2017). Cognitive behavioural therapy for the management of inflammatory bowel disease-fatigue with a nested qualitative element: study protocol for a randomised controlled trial. Trials, 18(1), 213. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1186/s13063-017-1926-3

Benedek, G., Chaudhary, P., Meza-Romero, R., Calkins, E., Kent, G., Offner, H., … Vandenbark, A. A. (2017). Sex-dependent treatment of chronic EAE with partial MHC class II constructs. Journal of Neuroinflammation, 14(1), 100. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1186/s12974-017-0873-y

Berkovich, R., Bakshi, R., Amezcua, L., Axtell, R. C., Cen, S. Y., Tauhid, S., … Steinman, L. (2017). Adrenocorticotropic hormone versus methylprednisolone added to interferon β in patients with multiple sclerosis experiencing breakthrough disease: a randomized, rater-blinded trial. Therapeutic Advances in Neurological Disorders, 10(1), 3‑17. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1177/1756285616670060

Boutrin, M., & Bellet, D. (2014). Traitement oral de la sclérose en plaques. s.n., s.l. Consultable à la BIU Santé Pharmacie : Cote TPHA, TPHB

Carle, G., & Abgrall-Barbry, G. (2016). Corticotherapy and suicidal behavior: A case report. Encéphale. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1016/j.encep.2016.01.005

Carlin, C. S., Higuera, L., & Anderson, S. (2017). Improving Patient-Centered Care by Assessing Patient Preferences for Multiple Sclerosis Disease-Modifying Agents: A Stated-Choice Experiment. The Permanente Journal, 21. Consultable en ligne : https://doi.org/10.7812/TPP/16-102

Cohan, S. (2016). Therapeutic efficacy of monthly subcutaneous injection of daclizumab in relapsing multiple sclerosis. Biologics : Targets & Therapy, 10, 119‑138. Consultable en ligne : https://doi.org/10.2147/BTT.S89218

Damal, K., Stoker, E., & Foley, J. F. (2013). Optimizing therapeutics in the management of patients with multiple sclerosis: a review of drug efficacy, dosing, and mechanisms of action. Biologics : Targets & Therapy, 7, 247‑258. Consultable en ligne : https://doi.org/10.2147/BTT.S53007

Dutilleul, C. (2015, juillet). Multiple sclerosis treatment evaluation thanks to magnetic resonance imaging (Theses). Université Paul Sabatier – Toulouse III. Consultable en ligne : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01296997

Hart, P. H., Lucas, R. M., Booth, D. R., Carroll, W. M., Nolan, D., Cole, J. M., … Kermode, A. G. (2017). Narrowband UVB Phototherapy for Clinically Isolated Syndrome: A Trial to Deliver the Benefits of Vitamin D and Other UVB-Induced Molecules. Frontiers in Immunology, 8. Consultable en ligne : https://doi.org/10.3389/fimmu.2017.00003

Hoffmann, J.-J., & Dubois, M. (2010). Sclérose en plaques évoluée. Paris: Éditions J. Lyon. Consultable à la BIU Santé Médecine : Cote 194185

Lamargue, D. (2015, septembre). Cognition and MS : development of new ”ecological” assessment in virtual reality and of a specific rehabilitation program, characterization of depressed mood, assessment of quality of life and contribution of brain imaging to the study of rehabilitation. (Theses). Université de Bordeaux. Consultable en ligne : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01246418

Messer, M. M., & Haller, I. V. (2017). Ketamine Therapy for Treatment-resistant Depression in a Patient with Multiple Sclerosis: A Case Report. Innovations in Clinical Neuroscience, 14(1‑2), 56‑59. Consultable en ligne : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5373796/

Papeix, C., & Lubetzki, C. (2016). La sclérose en plaques : les nouveaux traitements (Nouvelle édition). Paris: Odile Jacob. Consultable à la BIU Santé Médecine et Pharmacie : Cote 353693 et 216660

Riquier, T., & Paubel, P. (2015). Quel parcours de soins thérapeutique dans la sclérose en plaques ? Analyse des données en vie réelle et impact de l’arrivée des traitements par voie orale. Éditeur inconnu, lieu de publication inconnu. Consultable à la BIU Santé Pharmacie : Cote TPHA, TPHB 14319

Sabourin, C., & Paubel, P. (2015). Analyses médico-économiques et qualité de vie des patients atteints de sclérose en plaques. Disponible à la BIU Santé Pharmacie : Cote TPHA, TPHB 14216

Straudi, S., Manfredini, F., Lamberti, N., Zamboni, P., Bernardi, F., Marchetti, G., … Basaglia, N. (2017). The effectiveness of Robot-Assisted Gait Training versus conventional therapy on mobility in severely disabled progressIve MultiplE sclerosis patients (RAGTIME): study protocol for a randomized controlled trial. Trials, 18(1), 88. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1186/s13063-017-1838-2

Veauthier, C., Hasselmann, H., Gold, S. M., & Paul, F. (2016). The Berlin Treatment Algorithm: recommendations for tailored innovative therapeutic strategies for multiple sclerosis-related fatigue. The EPMA Journal, 7. Consultable en ligne : https://doi.org/10.1186/s13167-016-0073-3

Venesson, J., & Venesson, É. (2016). Vaincre la sclérose en plaques. Vergèze: Thierry Souccar éditions. Consultable à la BIU Santé Pharmacie : Cote TPHA, TPHB 14216

Zamani, M., Tavoli, A., Yazd Khasti, B., Sedighimornani, N., & Zafar, M. (2017). Sexual Therapy for Women with Multiple Sclerosis and Its Impact on Quality of Life. Iranian Journal of Psychiatry, 12(1), 58‑65. Consultable en ligne : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5425353/

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by Emmanuelle Prévost at May 23, 2017 12:32 PM

Poitiers (Droit-Lettres)

Le catalogue d’exposition : un outil pour l’étude de l’histoire de l’art

Heureusement, pour tout visiteur qui aurait raté une exposition majeure dans le domaine de l’art, le catalogue est là pour combler sa frustration. Même s’il ne peut remplacer l’expérience sensorielle de la déambulation et du rapport visuel avec les œuvres, … Lire la suite

by Marie Bezard at May 23, 2017 06:32 AM

Poitiers (Sciences)

L’oreille est hardie

A Poitiers, un ensemble de salles de spectacles nommé le Confort moderne, est géré par une association qui porte le nom évocateur de l’Oreille est hardie. L’acoustique, ou science du son qui se propage jusqu’à nos oreilles, est un élément essentiel de notre environnement. Les musiciens qui doivent répéter régulièrement le savent bien lorsqu’ils doivent …

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by Anne Guégan at May 23, 2017 06:30 AM

Lille 3

Une lecture inédite et ovidienne du cabinet italien du Musée Benoît-De-Puydt

À la redécouverte d’une des merveilles de Bailleul.

Le Musée Benoît-De-Puydt de Bailleul possède un ensemble de « cabinets ». Le présent billet d’Insula s’intéresse à un cabinet italien du XVIIe s. dont l’iconographie a longtemps bénéficié d’une lecture « homérico-virgilienne », mais qui serait plutôt à lire à la lumière des Métamorphoses d’Ovide.

Le cabinet italien de Bailleul, premier essai d’interprétation des scènes figurées

Le Musée Benoît-De-Puydt possède, au sein de sa riche collection de « cabinets », un cabinet italien du XVIIe s. (inventaire 992.17.4), entré dans les collections en 1859. Fait d’ébène, d’os et d’ivoire, le meuble possède, gravées dans cet ivoire, des représentations de scènes mythologiques. Cette riche iconographie a longtemps été interprétée comme une illustration de l’Enéide de Virgile. Contrairement à cette lecture, nous voudrions montrer ici que les scènes ont leur/s source/s dans des illustrations des Métamorphoses d’Ovide. Le cabinet peut offrir un cas intéressant de réception du ‘couple’ Virgile-Ovide.

Cabinet italien – Musée Benoît-De-PuydtCabinet italien – Musée Benoît-De-Puydt

Hauteur du meuble : 162 cm ; Largeur : 134 cm ; Profondeur : 38,5 cm
Catalogue manuscrit Swynghedauw, 1889 (n°1886 p. 990).

Une lecture « homérico-virgilienne »

Le sujet des plaques d’ivoire gravé qui ornent les douze tiroirs de ce cabinet est réputé1, au moins depuis le catalogue manuscrit de Swynghedauw (1889), provenir de l’Énéide de Virgile. Plusieurs éléments concourent indéniablement à cet effet :

  • en premier lieu, il s’agit de la présence (en bas à gauche [scène 8]) de la scène très fameuse du départ d’Énée loin de Troie en flammes, avec son père sur les épaules et son fils près de lui (Virgile, Énéide II, 721-729) ;
  • la scène infernale qui occupe le centre du niveau inférieur [scène 11], avec Orphée et Eurydice (une inscription garantit l’identification de la scène), peut également être tenue pour virgilienne puisque, dans l’état de nos connaissances, Virgile est le premier auteur à avoir traité l’histoire telle qu’elle s’est perpétuée jusqu’à nous (en se retournant trop tôt, Orphée perd Eurydice qu’il avait pourtant arrachée au séjour des morts) ;
  • enfin, les scènes visiblement tirées de la « matière troyenne » qu’un premier regard fait repérer ici et là n’ont, certes, pas toutes leur pendant dans l’Énéide; mais l’imitation profonde d’Homère par Virgile et le souvenir persistant de la guerre de Troie dans son épopée font qu’il n’est pas du tout absurde de les y référer : ce peut être, par exemple, le cas de ce qui apparaît d’abord comme un Enlèvement d’Hélène sur la plaque centrale du niveau supérieur [scène 4], au-dessus d’Orphée et Eurydice (Virgile – pas plus qu’Homère d’ailleurs – ne relate directement ce rapt, mais il le fait ‘rejouer’ par Énée, du moins dans les yeux des Latins qui lui sont hostiles et considèrent qu’il veut ‘enlever’ Lavinia, fille du roi des Latins, Latinus2.

Une fois que cette lecture est enclenchée, il faut dire que les ‘autres pièces du puzzle’ se mettent aisément en place et ce, d’autant plus que l’auteur des gravures n’a pas caractérisé chacun de ses personnages au point que cela empêche cette identification préférentielle : ainsi, la scène 3, où une déesse rend visite à un homme forgeant des armes n’interdit pas de préférer voir la scène du livre VIII de l’Énéide, où Vénus demande à Vulcain des armes pour Énée, plutôt que la scène-modèle de l’Iliade, où Thétis demande à Héphaïstos des armes pour Achille3. De manière plus significative encore, les deux scènes de sacrifice qui se trouvent tout à droite du niveau supérieur peuvent s’éclairer l’une l’autre à travers la référence à l’Énéide : on peut hésiter en ce qui concerne l’identité du roi sacrifiant sur la première ; mais la reine qui prie Junon sur la seconde fait sans doute penser à Didon4 ; la mise en parallèle des deux figures peut alors faire pencher pour Priam en ce qui concerne le roi encore non identifié, parce que Priam et Didon sont effectivement mis en parallèle dans l’Énéide de Virgile (tous deux connaissent un semblable renversement de fortune).

Une lecture ovidienne

Une lecture « virgilienne » ou « homérico-virgilienne » des scènes illustrant ce cabinet demeure ainsi possible. Toutefois, pour représenter ces scènes, le graveur s’est appuyé sur des modèles, modèles qui, souvent, pour les cabinets des XVIe-XVIIe s., provenaient de gravures réalisées pour des éditions illustrées, en l’occurrence, des auteurs antiques5. Or, si l’on s’emploie à chercher les modèles qui ont pu ‘inspirer’ à l’artiste ici concerné ces scènes apparemment virgiliennes, ce n’est pas dans des éditions illustrées de Virgile qu’on les trouve, mais dans des éditions illustrées… d’Ovide : le modèle dominant des scènes gravées qui décorent le cabinet italien de la collection du musée Benoît-De-Puydt n’est pas moins ovidien que celui des deux cabinets flamands à scènes mythologiques. Ce modèle est la Métamorphose d’Ovide figurée publiée en 1557 chez le célèbre éditeur lyonnais Jean de Tournes et due au non moins célèbre peintre et graveur sur bois Bernard Salomon6. Il s’agit d’un recueil d’illustrations couvrant tous les ‘épisodes’ de l’épopée d’Ovide, les Métamorphoses : 178 gravures occupant chacune une page, surmontées d’un titre et accompagnées d’un huitain anonyme mais souvent attribué à Barthélémy Aneau. Huit des quatorze scènes représentées sur le cabinet apparaissent comme le fruit d’une ré-élaboration de gravures contenues dans cet ouvrage (les scènes 2, 3, 4, 6, 7, 10, 12, 13 [pour l’identification de chaque scène, en relation à ce modèle, voir infra]). Pour les scènes 1, 8, 9, 14, l’« imitation » (comme élément positif d’une démarche créatrice qui assume de s’appuyer sur des modèles) semble moins indiscutable parce que des éléments majeurs ont été modifiés (par ex., la scène contemplée par la femme en haut de la tour dans la scène 1) ou laissés de côté (par ex., le labyrinthe de Crète, dans la scène 14) ; il est néanmoins possible que les gravures de Bernard Salomon aient servi de référence de départ. Douze scènes sur quatorze trouveraient ainsi leur origine dans cette édition illustrée particulière (car en français et sous la forme d’abrégés versifiés) des Métamorphoses d’Ovide.

La présence de deux « intrus » ne s’explique pas de la même manière : le jugement de Pâris, représenté dans la scène 5, n’est pas relaté dans les Métamorphoses (mais dans la seizième des Héroïdes d’Ovide), et à la différence d’autres graveurs, Bernard Salomon n’a pas cherché à l’inclure à tout prix dans sa Métamorphose figurée. Une gravure très ressemblante se trouve dans l’édition d’une des plus célèbres traductions françaises des Métamorphoses au XVIIe siècle, celle de Nicolas Renouard : cette traduction est accompagnée de différents textes qui ne sont pas d’Ovide, dont un Jugement de Pâris ((Le titre de l’œuvre en fait mention : Les métamorphoses d’Ovide, traduites en prose françoise [par N. Renouard] et de nouveau… reveües… avec XV discours contenans l’explication morale et historique, de plus, outre le Jugement de Pâris, augmentées de la Métamorphose des abeilles traduite de Virgile, de quelques épistres d’Ovide et autres divers traités, Paris, Vve Langelier, 1619. Deux noms de graveurs sont indiqués dans la notice de la Bnf : Jean Mathieu (1590) et Isaac Briot (1585-1670). Je remercie Océane Puche pour son aide dans le repérage de cet ouvrage.)) ; sur la gravure qui précède ce dernier, la position assise, le chapeau et le bâton de Pâris, l’étendard de Minerve, la présence de Cupidon et la posture des quatre divinités (avec celle de droite, devant le paon de Junon, qui est sans doute Diane) sont très proches de la scène peinte sur le cabinet7. L’artiste du cabinet, qui, tout en gardant Ovide comme première référence, paraît surtout avoir voulu illustrer l’histoire de la guerre de Troie (nous y reviendrons), a peut-être choisi sciemment de puiser dans une œuvre – l’édition-traduction de Renouard – qui faisait du jugement de Pâris un élément à part entière du corpus ovidien, le texte éponyme ne fût-il pas d’Ovide même. En ce qui concerne l’autre gravure apparemment sans lien avec la Métamorphose de Bernard Salomon et qui est sans doute la gravure la plus impressionnante de tout le cabinet, son modèle est le dessin d’un artiste renaissant illustre : un des frères Carrache, Augustin (Agostino Carracci, 1557-1602). À côté des gravures d’après les toiles de grands maîtres qui firent sa réputation, ce dernier commit une série de gravures de son cru, des compositions érotiques qui s’attirèrent la censure du pape Clément VIII, les Lasciuie : l’Orphée et Eurydice fait partie de cet ensemble, quoique la scène ne soit pas à proprement parler érotique ; elle est même centrée sur le moment dramatique où Orphée perd Eurydice8, qui lui échappe déjà, reprise par les flammes des enfers9. Sur la scène du cabinet, le séjour des morts ne se réduit pas à ces flammes : l’artiste a développé à l’arrière-plan un paysage au centre duquel un autre personnage est identifié par une inscription, un damné célèbre, Tantale (« Tantalo » en italien). Crime et châtiment varient pour ce personnage ; à la Renaissance, la peine qui lui est le plus souvent associée, notamment dans les livres d’emblèmes, consiste à être entouré par de l’eau claire et placé à proximité d’un arbre fruitier, sans pouvoir toucher à l’un et à l’autre afin d’apaiser sa faim et sa soif : telle est la peine retenue pour celui qui est alors traité comme le modèle des avares ou des bavards (d’après l’antique version de son crime selon laquelle il aurait révélé des secrets des dieux)10.

Si le recours au modèle d’Agostino Carracci pour la scène principale du cabinet ne donne pas à ce dernier une couleur érotique, il pourrait, en revanche, renforcer son identité « ovidienne » : toutes les sujets mythologiques traités dans les Lasciuie ne proviennent pas d’Ovide, mais la « lascivité » fait partie des caractéristiques dont Ovide fut affublé par la critique littéraire dès l’Antiquité11. L’idée de la poésie ovidienne qui émane du cabinet est cependant très éloignée de ce jugement. En effet, si l’on en revient aux douze scènes qui pourraient avoir été modelées d’après la Métamorphose figurée de Bernard Salomon, force est de constater que l’artiste ne s’est pas du tout concentré sur le thème qui apparaît si dominant dans l’épopée d’Ovide, au point parfois de la rendre problématique en tant que telle : l’amour. Seules les scènes 1, 13, 14 et, indirectement, 7, relèvent de ce thème et s’associent à ce titre à l’Orphée et Eurydice. De manière encore plus nette et frappante, le thème essentiel des Métamorphoses – la métamorphose – n’est pas du tout représenté quant à lui. Par contraste, six scènes appartiennent au cycle épique prédominant dans l’Antiquité, en raison du prestige indépassé des épopées homériques puis de l’importance, à Rome, de l’Énéide de Virgile : le cycle troyen. De la fondation de la cité aux lendemains de la défaite, l’histoire de Troie est bien la principale histoire que les scènes gravées du cabinet invitent à recomposer. Dans les Métamorphoses, Ovide a effectivement retraité, lui aussi, cette matière illustre. Mais il l’a fait comme en passant – la guerre de Troie et l’histoire d’Énée ne sont en effet qu’un moment dans l’histoire du monde que propose le poème en ses quinze livres – et d’une manière qui met parfois en cause la valeur des grands modèles héroïques associés à Troie. Mais l’artiste du cabinet ne voyait peut-être pas les choses de la sorte et il est possible qu’Ovide ait représenté pour lui l’un des plus grands poètes (épiques) de l’Antiquité, à égalité avec Homère et Virgile, voire interchangeable avec eux. (Ainsi, associer à Ovide la scène, si essentielle pour la définition de l’héroïsme d’Énée – fameux pour sa « piété » –, de sa fuite de Troie avec son père et son fils, suppose que l’on ne fasse pas trop de distinctions entre Virgile et Ovide – chez qui la piété ne compte pas tant.) L’importance que l’artiste accordait à Ovide en tant que tel peut cependant être questionnée en fin de compte, quand on analyse les différentes scènes de plus près : la simplification et la généralisation qui s’y manifestent font que les scènes qui pourraient garantir le plus un lien avec les Métamorphoses (Scylla amoureuse de Minos [1], Alcyoné priant Junon [7] notamment) sont modifiées de telle sorte qu’on peut les lire suivant une clé plutôt homérique (la scène 1 évoque surtout le topos épique de la teichoscopie – « vue des remparts » – dont le modèle fondateur se trouve au livre III de l’Iliade ((Iliade III, v. 146 sqq.))) ou virgilienne (la femme priant Junon tandis que deux déesses s’entretiennent dans le ciel fait penser à Didon, ‘jouet’ et victime des intrigues de Vénus et de Junon au livre IV de l’Énéide). Il sera sans doute difficile de dire si l’artiste du cabinet s’est seulement ‘servi’ d’Ovide (au travers des illustrations de ses œuvres) pour en faire autre chose (pour que ‘ses’ illustrations illustrent en fait d’autres œuvres !), ou s’il a voulu, sinon en faire, du moins le traiter comme un autre Homère ou Virgile. Quoi qu’il en soit, il a vraisemblablement cherché à encourager une pluralité de lectures de ses scènes gravées et de l’ensemble qu’elles constituent.

Identification des scènes du cabinet italien

[Dans la confrontation avec la Métamorphose d’Ovide figurée de Bernard Salomon, « voir » indique que le rapport entre la scène gravée sur le cabinet et son modèle dans l’œuvre de Salomon est étroit et assez sûr, « cf. » qu’il y a des modifications importantes qui ne permettent pas d’être totalement sûr de l’emprunt.]

1. Scylla (?)

Cf. planche 89 de la Métamorphose d’Ovide figurée (et Ovide, Mét. VIII, 17-37).
→ Gallica

C’est la figure féminine en haut de la tour qui suggère un rapprochement. La scène observée par la femme ne correspond pas, cependant : dans l’histoire concernée, Scylla, fille de Nisus, tombe amoureuse de Minos dès lors qu’elle l’aperçoit assiégeant la ville de Nisa. Minos, autrement dit, n’est pas censé apparaître en plein combat, mais plutôt paradant. L’artiste a-t-il voulu recréer une autre scène mythologique précise ? ou illustrer le topos épique de la teichoscopie ?

Scylla (?) - Musée Benoît-De-PuydtScylla (?) – Musée Benoît-De-Puydt

2. Laomédon et la construction des murs de Troie

Voir la planche 134 de la Métamorphose d’Ovide figurée (et Ovide, Mét. XI, 194-206).
→ Gallica

Le travail de sélection / simplification / généralisation opéré par l’artiste est ici très net : la position des trois figures sur lesquelles il a choisi de se concentrer autorise le rapprochement avec la gravure de Bernard Salomon. Mais il n’y a plus d’attributs qui permettent d’identifier avec certitude les deux personnages au travail, qui plus est rajeunis ; la suite de l’histoire est également omise (l’envoi d’un monstre marin, le sacrifice de la fille du roi, Hésione, exposée à ce monstre jusqu’à ce qu’Hercule la libère).

Laomédon - Musée Benoît-De-PuydtLaomédon – Musée Benoît-De-Puydt

3. Thétis et Vulcain

Voir la planche 149 de la Métamorphose d’Ovide figurée (dans Ovide, Mét.XIII, 288-291, la démarche de Thétis fait l’objet d’une allusion, dans la bouche d’Ulysse, au sein de l’épisode du Jugement des armes).
→ Gallica

Il y a ici une grande fidélité dans l’imitation, à quelques outils − omis − près, et considérant que l’artiste a davantage travaillé l’expression du visage des deux protagonistes. Il a aussi remplacé le paysage de montagnes par un paysage de collines toujours agrémenté d’habitations.

Thétis et Vulcain - Musée Benoît-De-PuydtThétis et Vulcain – Musée Benoît-De-Puydt

4. Hécube emmenée comme captive

Voir la planche 151 de la Métamorphose d’Ovide figurée (et Ovide, Mét. XIII, 418-425).
→ Gallica

L’artiste n’a retenu qu’une figure féminine, là où Salomon a représenté au moins une autre des « dames » tirées du temple où elles s’étaient réfugiées et emmenées comme captives à l’issue de la guerre de Troie. Cela a pu contribuer et peut encore contribuer à penser d’abord à une figure plus « mémorable » que la reine de Troie épouse de Priam, à savoir Hélène. Mais l’enlèvement de cette dernière n’est pas principalement connu comme s’étant déroulé dans la violence, alors qu’il semblerait presque ici que les combats de la guerre continuent.

Hécube - Musée Benoît-De-PuydtHécube – Musée Benoît-De-Puydt

5. Jugement de Pâris

Voir la description principale (et l’illustration sur Gallica. En supprimant le paon, l’artiste a fait de Diane la troisième déesse participant au jugement, au lieu de Junon (?).

Jugement de Pâris - Musée Benoît-De-PuydtJugement de Pâris – Musée Benoît-De-Puydt

6. Sacrifice d’Iphigénie (?)

Voir la planche 143 de la Métamorphose d’Ovide figurée (et Ovide, Mét. XII, 27-34).
→ Gallica

La position et les gestes des figures qui ont été reprises ne laissent pas de doutes quant à la réalité de l’emprunt. Mais l’extrême simplification de la scène fait se demander s’il faut encore y lire un sacrifice d’Iphigénie : il ne reste plus qu’un roi devant un bûcher, sur lequel un animal brûle qui ressemble plus à un mouton qu’à une biche ; les deux femmes dans le ciel peuvent être Artémis/Diane et Iphigénie sauvée, mais aucun élément de contexte (autres personnages, flotte amarrée) ne le garantit absolument.

Sacrifice d'Iphigénie - Musée Benoît-De-PuydtSacrifice d’Iphigénie – Musée Benoît-De-Puydt

7. Alcyoné adressant des prières à Junon pour son époux Céyx

Voir la planche 139 de la Métamorphose d’Ovide figurée (et Ovide, Mét.XI 577-591).
→ Gallica

La ressemblance est ici très nette ; mais à l’exception de la statue divine dans le temple – le paon qui est à côté d’elle permet de savoir qu’il s’agit de Junon – l’artiste a supprimé les détails permettant une identification précise de la scène ; les deux déesses conversant dans le ciel sont présentées sans attributs (chez Bernard Salomon, le paon pour celle de gauche et l’arc-en-ciel pour celle de droite permettent de reconnaître Junon et Iris, au moment où la première demande à la seconde d’aller chercher Songe pour qu’il annonce à Alcyoné la mort de son époux). Le cadre lui-même éloigne de l’histoire d’Alcyoné et de Céyx : la mer sur laquelle celui-ci a péri lors d’une tempête laisse peut-être la place à un lac sans embarcations visibles.

Alcyoné - Musée Benoît-De-PuydtAlcyoné – Musée Benoît-De-Puydt

8. Énée quittant Troie avec son père sur ses épaules et son fils à côté de lui

Cf. la planche 157 de la Métamorphose d’Ovide figurée (et Ovide, Mét.XIII, 623-627).
→ Gallica

Le paysage et surtout l’apparence des édifices sont différents ; surtout, Ascagne (peut-être oublié par Bernard Salomon pour autant qu’il en est bien question dans le texte en vers) a été ajouté ! L’a-t-il été d’après le modèle de Raphaël (L’incendie du Borgo) dont il a été question, jusqu’ici, à propos de cette gravure ? (La position de ses bras et surtout, du bas de son corps ne sont cependant pas semblables)

Énée - Musée Benoît-De-PuydtÉnée – Musée Benoît-De-Puydt

9. Jugement des armes

Cf. la planche 148 de la Métamorphose d’Ovide figurée (et Ovide, Mét.XIII, 1-381).
→ Gallica

Les deux hommes en discussion − sans doute, Ulysse et Ajax en train de se disputer les armes d’Achille − ressemblent beaucoup à ceux du modèle fourni par Salomon. L’artiste a, comme à son habitude, supprimé les personnages secondaires, ici, les guerriers grecs attroupés et spectateurs de la joute verbale entre les deux héros. Il a aussi omis le casque et même le bouclier (!) parmi les armes et placé la cuirasse et la pique entre les deux rivaux. Un modèle intermédiaire l’y a-t-il décidé ou son habitude de se centrer sur les éléments-clefs des épisodes concernés est-elle surtout responsable de cette disposition ?

Jugement des armes - Musée Benoît-De-PuydtJugement des armes – Musée Benoît-De-Puydt

10. Talos/Perdix

Voir la planche 94 de la Métamorphose d’Ovide figurée (Ovide, Mét.VIII, 240-259).
→ Gallica

Beaucoup d’éléments sont conservés, même s’il n’y a pas l’oiseau (en particulier au premier plan), qui aide, peut-être, à reconnaître le mythe (par le ‘produit’ de la métamorphose). Le paysage se retrouve aussi (habitations, arbres et montagnes, même si celles-ci ont leurs sommets plus arrondis sur le meuble). Les personnages en haut de la tour sont différents eux aussi, plus jeunes en tout cas : c’est surtout le cas du personnage principal, Perdix (qui n’a pas de coiffe).

Dédale – Musée Benoît-De-PuydtDédale – Musée Benoît-De-Puydt

11. Orphée et Eurydice aux enfers

Voir la description principale, et Ovide, Mét.X, 40-63.
Liens vers les images : www.metmuseum.org ; www.uni-mannheim.de

Citation latine inscrite : « Euridice rescipiente Orpheo ad inferios revocatur »

Orphée – Musée Benoît-De-PuydtOrphée et Eurydice eux enfers – Musée Benoît-De-Puydt

12. Erysichthon

Voir la planche 101 de la Métamorphose d’Ovide figurée (et Ovide, Mét. VIII, 743-753).
→ Gallica

L’artiste s’est concentré sur l’essentiel de la scène, et a représenté l’arbre et les personnages en plus gros plan. Il a supprimé un des hommes à droite. Il a revanche introduit des habitations dans la campagne à l’arrière-plan gauche. Sans la référence à Ovide, l’on pouvait (et peut ?) être tenté de lire la scène comme le fruit de la ‘contamination’ de deux épisodes virgiliens : celui de Polydore au début du livre III de l’Énéide et celui de l’olivier sacré au livre XII (v. 766 sqq.).

Erysichthon – Musée Benoît-De-PuydtErysichthon – Musée Benoît-De-Puydt

13. Vénus amoureuse d’Adonis

Voir la planche 126 de de la Métamorphose d’Ovide figurée (et Ovide, Mét. X, 529-559).
→ Gallica

L’artiste a centré la scène sur le couple ici aussi ; il y a un moins de paysage, mais plusieurs éléments ont été conservés comme la scène de chasse à l’arrière-plan, la haie. Les personnages sont dans une posture similaire ; en revanche, la coiffe et la chevelure de la figure féminine sont différentes (cheveux, livres et habit d’allure non antique).

Vénus et Adonis – Musée Benoît-De-PuydtVénus et Adonis – Musée Benoît-De-Puydt

14. Thésée et Ariane (?)

Cf. la planche 92 de la Métamorphose d’Ovide figurée (et Ovide, Mét.VIII, 172-174).
→ Gallica

L’artiste n’a repris que les deux personnages et supprimé ce qui est central dans la gravure du livre, à savoir le Labyrinthe de Crète avec le Minotaure à l’intérieur. Une fois encore, il supprime les éléments permettant d’identifier la scène. Dans une lecture virgilienne, on pense à Énée et Didon.

Thésée et Ariane – Musée Benoît-De-PuydtThésée et Ariane – Musée Benoît-De-Puydt

Le travail sur ce cabinet n’en est ainsi qu’à son début… nous espérons le compléter bientôt et, en attendant, un travail collaboratif mené par des étudiants de première année de la licence HSI de l’Université de Lille devrait bientôt déboucher sur une première présentation détaillée – et imaginative – du « petit » cabinet flamand. À suivre, donc… et à bientôt à Bailleul !

Notes du texte

  1. À l’origine de cette analyse – qui n’est encore qu’un début – le choc plaisant d’une rencontre, inattendue, avec ce cabinet dont Cyrille Ballaguy m’avait parlé (un vif merci à lui) et que je n’avais pas encore pris la peine (pas encore eu le temps) d’observer sur des photographies et encore moins d’aller visiter. « Scènes tirées de l’Enéide et de l’Iliade », disait à peu près le cartel de l’exposition Mercator-Ortelius au Musée de Cassel où le cabinet était alors exposé. Aussitôt ma curiosité de virgilienne fut piquée, et d’autant plus facilement que le meuble – l’œuvre – est magnifique. Les jours suivants, elle fut avivée par la mauvaise identification que j’avais faite d’une scène : je voulais que la scène 13 représente Énée et Didon amoureux (sincèrement, tendrement amoureux). Mais heureusement j’ai eu un doute, et j’ai commencé à chercher… un peu aveuglément d’abord, puis dans ce labyrinthe qu’est le site Ovid Illustrated de l’Université de Virginie. Grâce aux références trouvées là, j’ai ensuite passé en revue plusieurs éditions ou versions illustrées d’Ovide ; j’ai ainsi découvert B. Salomon, la possibilité que l’Hélène enlevée soit à l’origine Hécube, la confirmation que la scène 13 représente Vénus et Adonis, l’idée que l’ensemble illustre les Métamorphoses et non l’Iliade et l’Enéide
  2. Voir ainsi Énéide VII, 359-364).
  3. Cf. Énéide VIII, 370 sqq. et Iliade XVIII, 388 sqq.
  4. Cf. Énéide IV, 59 sqq.
  5. Voir M. Riccardi-Cubitt, Un art européen : le cabinet, de la Renaissance à l’époque moderne, Paris, 1993, spécialement p. 49-50 sur des cabinets en ébène et ivoire gravé. Dans la préface d’un collectif dédié aux majoliques européennes et à leur rapport à l’estampe lyonnaise (Majoliques européennes, reflets de l’estampe lyonnaise, actes des Journées d’études internationales Estampes et Majoliques, Dijon, Faton, 2003), J.V.G. Mallet met en avant (p. 11-12) le rôle de l’estampe dans la diffusion des idées visuelles entre le Moyen-Âge et le XIXe s. et remarque, en particulier, que les livres illustrés à Lyon à partir du XVIe s. durent être reçus comme un « don du ciel » par les peintres de majolique et les artisans d’autres spécialités, en France et dans le reste de l’Europe.
  6. Sur celui qui s’était appelé lui-même le « petit Bernard », l’on dispose désormais de la monographie de P. Sharatt : Bernard Salomon, illustrateur lyonnais, Genève, Droz, 2005 (p. 150-165 sur l’illustration des Métamorphoses).
  7. L’image est visible sur Gallica. Elle a été reprise et réélaborée ensuite, ainsi pour la traduction de Du Ryer, plus tard dans le siècle (voir Gallica.
  8. L’inscription saisit même l’instant critique où Orphée jette le regard en arrière fatal à son épouse : « Quand Orphée se retourne pour la regarder, Eurydice est rappelée aux enfers ».
  9. Une analyse de la scène se trouve dans le mémoire de master (consulté en ligne) de W. Eubanks, The Lasciuie : Agostino Carracci’s Erotic Prints as the Sources for the Farnese Gallery Vault, University of Georgia, 2004, p. 28-29, et fig. 10 p. 107. Une copie conservée au Metropolitan Museum of Art de New York est visible sur www.metmuseum.org.
  10. Une représentation proche de ce que l’on voit sur le cabinet se trouve dans un livre d’emblèmes relativement peu connu : Mikrokosmos, par L. Haechtanus et G. de Jode (Anvers, 1579). Il s’agit de l’emblème 62 intitulé In garrulum (« Contre un bavard [/ les bavards] »). L’image est visible sur le site de l’Université de Mannheim.
  11. C’est un élément d’un jugement ancien célèbre, celui du rhéteur Quintilien, au livre X de son Institution oratoire (X, 1, 88 : « Ovide fut folâtre jusque dans ses vers héroïques »).

by Séverine Tarantino at May 23, 2017 05:09 AM