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September 29, 2016

ULCO

Différentes zones pour plus de confort !

À partir du 10 octobre, la BULCO délimite pour vous différentes zones, à l’intérieur de ses espaces, qui permettront de garantir à chacun un espace adapté à ses attentes.

Les 3 zones retenues sont : la zone silence, la zone calme et la zone communication.

Pictos zonage

Les espaces situés en zone silence vous permettent de travailler en silence, sans discuter, les téléphones portables sont acceptés en mode silencieux.

En zone calme, les chuchotements sont autorisés et les téléphones peuvent être en mode vibreur.

Les espaces situés en zone communication (salles de travail en groupe, halls) vous permettent de parler à voix haute et d’utiliser vos téléphones portables en mode sonnerie.

Regles zonage

Nous espérons que ces changements vous apporteront le meilleur confort pour profiter des services et espaces offerts par la BULCO. Nous comptons sur vous pour respecter les zones !

La pose de la signalétique pour le zonage va s’effectuer le lundi 10 octobre à Dunkerque, le 11 octobre à Calais et le 12 octobre à Boulogne-sur-Mer. Celle-ci engendrera du bruit, la BULCO vous prie dès maintenant de bien vouloir l’excuser pour la gêne occasionnée.

 

by Anne Moreau-Descoings at September 29, 2016 02:07 PM

BIU Santé

Distillation, remèdes et parfums : histoire des huiles essentielles

Une exposition au pôle Pharmacie de la BIU Santé prolonge les Journées européennes du patrimoine qui se sont déroulées le samedi 17 septembre dernier à la Faculté de Pharmacie de Paris. Découvrez une sélection d’ouvrages anciens datant du XVIe au XVIIIe siècle consacrés aux huiles essentielles, à l’entrée de la bibliothèque située dans la Faculté de pharmacie au 4 avenue de l’Observatoire, du lundi 26 septembre au samedi 26 novembre 2016.

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Ces ouvrages illustrent l’histoire des huiles essentielles, du processus de distillation à la fabrication de remèdes et autres recettes cosmétiques. Vous pourrez également admirer à cette occasion des flacons d’huiles essentielles issus des collections du Musée François-Tillequin en bois peint ou en verre coloré. Une sélection d’ouvrages récents, disponibles à l’entrée de la salle de lecture et empruntables, complètent cette exposition.

Pour en savoir plus sur l’histoire des huiles essentielles, vous pouvez consulter ce billet de blog.

Pour avoir un aperçu de la présentation proposée aux visiteurs le samedi 17 septembre dernier, vous pouvez parcourir cet album sur notre page Facebook.

Catherine Blum

Distillation, remèdes et parfums : histoire des huiles essentielles
Debut: 09/26/2016
Fin: 11/26/2016
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

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by Catherine Blum at September 29, 2016 09:29 AM

September 28, 2016

Nice (Sciences)

La Fête de la Science 2016

Fête de la Science 2016

Fête de la Science 2016

La 25e édition de la Fête de la Science se déroulera du 8 au 16 octobre 2016. Découvrez sur les sites web dédiés les nombreux évènements programmés pour la région PACA et les Alpes-Maritimes.
Comme chaque année, l’Université Nice Sophia Antipolis est un acteur majeur de la manifestation. Différents sites sont mobilisés pour proposer 4 villages des sciences au cours du mois d’octobre.

Sur le campus Valrose, le Village des Sciences (programme détaillé) accueillera le public scolaire du 12 au 14 octobre, et ouvrira ses portes à tous les curieux le samedi 15 octobre pour une journée de découverte dans une ambiance festive. Une trentaine de stands proposeront des animations et des expériences autour de la thématique choisie cette année : l’art et la science. Une soirée de courts-métrages est prévue le jeudi 13, et un concert clôturera la manifestation samedi soir.

La BU Sciences vous accueille sur son stand avec une sélection de documents sur la science et l’art, l’exposition-quizz « Camouflage », et un Pictionary scientifique. Passez nous voir !

 

by Fabienne Venner at September 28, 2016 02:12 PM

Lorraine (Orthophonie)

Le métier d’orthophoniste : langage, genre et profession

Le métier d’orthophoniste :
langage, genre et profession
Laurence Tain
 
 
tain-laurence« Qui sont les orthophonistes ? Pourquoi, comment devient-on orthophoniste ? Quels sont les modes d’exercice de ce métier ? Quelle place aujourd’hui pour l’orthophonie dans le système de santé ? Autant de questions, parmi d’autres, qui trouvent pour la première fois une réponse dans cet ouvrage pionnier, réunissant des compétences variées en orthophonie et en sciences sociales. Fondé sur une enquête rétrospective portant sur les générations d’orthophonistes formées à l’école de Lyon depuis son ouverture et sur une centaine d’entretiens réalisés auprès de professionnels, l’ouvrage présente : une exploration du passé, du présent et de l’avenir de la profession ; un portrait diversifié de l’orthophonie : pratiques spécialisées, différents publics, relations interprofessionnelles, contexte libéral ou hospitalier ; un miroir de l’expérience vécue avec des témoignages, des extraits d’entretien… Cette étude sur l’essor d’une profession de santé presque exclusivement féminine rejoint les questionnements généraux sur la médicalisation de la société et la place des femmes et des hommes dans ce processus. »
 
 
 

Table des matières de l’ouvrage

 

Où trouver cet ouvrage ?

 

 

 

by pierre36 at September 28, 2016 07:30 AM

Rennes 2

Une nouvelle salle

Sign par Philippe Leroyer, licence CC:BY-NC-ND. Source [Flickr]
à la médiathèque

La médiathèque (bâtiment L) s'est dotée d'une nouvelle salle pour le visionnage des vidéos. Cette salle est "aveugle" (aucune fenêtre donnant sur l'extérieur), ce qui permet un confort optimal pour le visionnage. Le précédent espace équipé d'écrans et de lecteurs de DVD est devenu une salle de travail équipée de tables et chaises. De même, un espace interne a été réaménagé pour les lecteurs.

Ce sont, au total, 36 places supplémentaires qui vous sont offertes pour travailler à la médiathèque.

 

by Françoise Barré at September 28, 2016 07:00 AM

Poitiers (Droit-Lettres)

Une édition du XVIe siècle de l’Utopie de Thomas More

Pendant tout le mois d’octobre, une édition parisienne du XVIe siècle, en français, de l‘Utopie de Thomas More, est exposée à la BU Michel Foucault. Une présentation détaillée de l’ouvrage est proposée le mercredi 12 octobre de 12h à 12h30 dans … Lire la suite

by Anne-Sophie Traineau-Durozoy at September 28, 2016 06:22 AM

ULCO

[Dunkerque] Le génocide des Tutsi au Rwanda

LOGO_licraLogo_Shoah_Memorial_2013

 

En partenariat avec la section Dunkerque et Littoral de la Licra, la bibliothèque accueille une exposition du 4 au 19 octobre 2016

Le génocide des Tutsi au Rwanda

Le 5 octobre à 18h30 : Vernissage de l’exposition suivi d’une Conférence menée par Marcel Kabanda, historien franco-rwandais.

Pour aller plus loin

Entre le 7 avril et la mi-juillet 1994, environ un million de victimes sont mortes assassinées au Rwanda en seulement 100 jours : hommes, femmes et enfants presque tous Tutsi tués à la machette. Ce 4e génocide du XXe siècle après ceux des Arméniens, des Juifs d’Europe et des Cambodgiens a été commis par des Hutu.

Comment un crime d’une telle ampleur a-t-il été rendu possible ?

 

 

by Elisabeth Geffroy at September 28, 2016 06:00 AM

September 27, 2016

BIU Santé

Exposition Gérard de Lairesse

À Enschede (Pays-Bas) vient de s’ouvrir une grande exposition consacrée aux œuvres de Gérard de Lairesse.

dsc01670Elle se tient au Rijksmuseum Twenthe du 10 septembre 2016 au 22 janvier 2017. C’est la première exposition d’envergure autour de cet artiste important de la fin du Siècle d’or, assez peu connu du grand public.

Gérard de Lairesse (1641-1711) est surtout réputé pour ses peintures bibliques et mythologiques. Mais il est également l’auteur d’admirables dessins d’anatomie réalisés pour l’Anatomia Humani Corporis de son ami le médecin Govert Bidloo (1685). La BIU Santé conserve dans ses collections les cent six dessins originaux qui subsistent.

lairesseEn tout, une soixantaine d’œuvres, parfois monumentales, ont été réunies pour l’exposition, en provenance de plusieurs musées d’Europe.

La BIU Santé a pour l’occasion prêté neuf des précieux dessins de l’atlas de Bidloo, ainsi qu’un exemplaire de l’atlas lui-même. Une salle entière leur est consacrée.

C’est la troisième fois seulement en 220 ans que ces dessins sont présentés en-dehors de l’enceinte de la bibliothèque ; et jamais jusqu’ici plusieurs de ces dessins n’avaient été exposés en même temps : il a fallu en effet les retirer temporairement de leur lourde reliure pour que les visiteurs puissent en voir neuf à la fois.

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Retrouvez l’ensemble des dessins de Lairesse dans notre bibliothèque numérique Medic@ (plus de 4 millions de pages accessibles gratuitement). Les gravures de l’atlas de Bidloo firent d’ailleurs l’objet d’une retentissante affaire de contrefaçons à l’époque, mais ceci est une autre histoire.

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En savoir plus

Présentation de l’exposition (en néerlandais)

Une vidéo du montage de l’exposition :

Eindelijk! De Lairesse
Debut: 09/10/2016
Fin: 01/22/2017
Lasondersingel 129-131
Enschede
7514
NL

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by biusante at September 27, 2016 12:40 PM

INHA

Rennes 2

Les Yeux fermés, photographies de Laurent Grall-Rousseau

Logo Habitants d'ici et d'ailleurs. D.R.
Exposition à la BU dans le cadre de l'événement Habitants d'ici & d'ailleurs

Réalisée par Laurent Grall-Rousseau, l'exposition Les yeux fermés est une série de 15 portraits d’habitants bretonnants du Centre-Bretagne, des communes autour de Carhaix-Plouguer. Ces « portraits intérieurs du Kreizh Breizh » sont issus d'entretiens sonores et filmés, menés en breton par Lors Jouin. C’est un travail de collectage urgent et salutaire autour de cette langue en danger, c’est un peu comme consulter des livres et en copier quelques pages, juste avant que la bibliothèque ne brûle. Chaque photographie est accompagnée, en duo, d’un détail du décor familier de la personne et d’une bande-son. Elle raconte l’intimité, le naturel et la simplicité.

Exposition présentée dans le cadre de l'événement photographique « Habitants d'ici & d'ailleurs » organisé par Photo à l'Ouest en sept/oct 2016 à Rennes et dans la Métropole.

Lieu : Bibliothèque universitaire centrale (bât. H) – Rez-de-chaussée

Dates : du 20 septembre au 28 octobre 2016

Rencontre avec les auteurs : semaine du 17 au 21 octobre 2016 (Bibliothèque universitaire. Salle des écrivains du sud)

Contact : bibliotheques@univ-rennes2.fr

by Dominique Bougé-Grandon at September 27, 2016 07:00 AM

Lille 3

Le western et le western spaghetti, d’après Aristote

Poétique, Livre III.

Dans sa Poétique, Aristote a traité de la comédie, de la tragédie, de l’épopée, mais qu’a t-il dit concernant le western spaghetti ? Un fragment retrouvé du troisième livre répond à cette question fondamentale dans un nouveau pastiche du blog Insula.

Le blog Insula poursuit sa nouvelle manière de parler des auteurs anciens : les faire intervenir sur des sujets contemporains. Les auteurs de ces billets écriront « à la manière de ». L’exercice n’est pas seulement frivole. En pastichant les Anciens sur des sujets actuels, ces textes peuvent révéler une manière d’écrire et de penser à l’aune de notre connaissance de ces mêmes sujets. Ils révèlent aussi notre rapport au texte par la traduction, avec ses imperfections et ses mécanismes qui peuvent eux-mêmes être objets de pastiche.

Ce billet a été écrit « à la manière de… » par Anne de Cremoux.

[…] Le meilleur western est donc celui dans lequel on s’apprête à tuer, puis on reconnaît un lien de réciprocité et on ne tue pas, comme John Wayne quand il reconnaît sa nièce et, s’apprêtant à la tuer, la ramène finalement chez elle. Il y a ici reconnaissance et renversement, et dans cela réside le dénouement du drame.

Au sujet du western en général, on en a assez dit.

Au sujet du western spaghetti, les Romains revendiquent sa naissance en utilisant son nom, disant que son meilleur poète était Sergio Leone et qu’il se nourrissait uniquement de spaghettis. Mais les Ibères disent que c’est chez eux qu’est né le drame de cette sorte, puisque les acteurs se déplaçaient à cheval et en secret dans leur désert pour le jouer et que leurs trajets, comme ils étaient sinueux, ressemblaient à des spaghettis. Cependant, il existe un troisième récit sur ses origines, selon lequel ce sont les Américains qui auraient inventé ce genre, en y plaçant des comédiens grands et maigres qui ressemblaient à des spaghettis pour y incarner des gardiens de bœufs ; toutefois, il n’y a probablement rien de vrai dans leur récit.

Le western spaghetti a son achèvement quand il met sous les yeux un personnage qui est assez semblable à nous, mais dont la ressemblance a quelque chose de remarquable qui le rend chrèstos1 en ce qu’il est confronté au destin de la Cité. Et il y a le westernistique lorsque le chrèstos doit agir envers des hommes de basse qualité, soit parce qu’ils sont violents [hubristai], soit parce qu’ils sont truands [ponèroi], et que leurs relations connaissent un basculement. Le basculement peut s’effectuer de l’alliance à l’inimitié, mais il est meilleur lorsqu’il s’effectue de l’inimitié à l’alliance et à l’amitié, par exemple lorsque le Colonel Mortimer fait reconnaître qu’il défend sa sœur.

En ce qui concerne la taille du western spaghetti, elle ne doit pas dépasser la capacité du spectateur à percevoir.

Sur ce sujet, j’en ai assez dit.

clintClint Eastwood dans Le bon, la brute et le truand (1966) de Sergio Leone – https://it.wikipedia.org/wiki/File:Clint_Eastwood.jpg, Public Domain

Notes du texte

  1. Plusieurs traductions de ce terme ont été proposées. La plus appropriée nous semble être « Bon ». Cependant, aucune n’est totalement satisfaisante.

by Anne de Cremoux at September 27, 2016 04:36 AM

September 26, 2016

BIU Santé

Accès modifié au pôle Médecine (27, 29/9 + 5/10)

Attention, l’accès au pôle Médecine de la BIU Santé sera modifié mardi 27 septembre, jeudi 29 septembre et mercredi 5 octobre 2016.

Laccès à l’université se fera par le 85, boulevard Saint-Germain.

Si la porte est fermée, SONNEZ pour qu’on vous ouvre !

85bsg

Les salles de lecture seront ouvertes comme à l’accoutumée, vous pourrez donc venir travailler au 12, rue de l’École-de-Médecine. La bibliothèque sera ouverte normalement de 9h à 20h.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

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by biusante at September 26, 2016 09:07 AM

Rennes 2

Jet Li

The Forbidden Kingdom par Max, licence CC : BY-NC-ND. Source [Flickr]
Le dragon de Chine

1974, Washington DC, les États-Unis reçoivent une délégation chinoise de jeunes athlètes. Après une démonstration de wushu sur les pelouses de la Maison Blanche, le président Nixon se tourne vers un garçon et lui dit : "Jeune homme, ton kung-fu est très impressionnant ! Que penserais-tu de devenir mon garde du corps quand tu seras grand ?

- Non, lui répond-il à brûle-pourpoint. Je n'ai pas envie de protéger un seul individu. Quand je serai grand, je défendrai tous mes concitoyens : un milliard de Chinois ! "

Ce jeune patriote n'était autre que la future star des arts martiaux Jet Li.

Jet Li, de son vrai nom Li Lianjie, est né le 26 avril 1963, à Pékin, trois ans avant que Mao Zedong ne lance la "Grande Révolution culturelle prolétarienne". Li commence la pratique des arts martiaux dès qu'il sait se tenir debout. En 1971, à l'âge de huit ans, il fait partie des vingt candidats sélectionnés par l’entraîneur de l’École des sports de Pékin et, à onze ans, il gagne son premier titre de champion national de wushu. Ses proches se souviennent de son acharnement à l’entraînement : "Même quand il dormait à la maison, il se levait souvent au milieu de la nuit et s’entraînait secrètement dans la cour afin de ne pas déranger les autres dans leur sommeil."

Avec l'arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping, la situation politique se détend en Chine. La pratique des arts martiaux est à nouveau encouragée et l'école Shaolin est considérée comme patrimoine national. Mis en chantier en 1980, le tournage du Temple de Shaolin dure longtemps et coûte dix millions de dollars. Un très gros investissement qui se révèle fort rentable : le film déclenche un véritable engouement en Chine populaire faisant de Jet Li l'idole instantanée d'un cinquième de l'humanité.

En 1991, c'est la consécration pour Jet Li. Il incarne pour la première fois sous la direction du réalisateur Hongkongais Tsui Hark, le docteur Huang Fei-hong. Personnage réel ayant vécu à la fin du dix-neuvième siècle. Huang fei-hong était l'un des dix tigres de Canton, titre donné aux dix héritiers de la dynastie Shaolin. Fresque historique mêlant arts martiaux, humour et aventures, Once upon a time in China est un grand succès au box-office local. Perçu par de nombreux spectateurs occidentaux comme un film raciste, Once upon a time in china ne faisait pourtant que "rééquilibrer la balance en répondant à cent ans de caricature des chinois dans les films américains. Il faut savoir qu'à l'époque à laquelle se situe le film, les pouvoirs étrangers embarquaient de force des travailleurs chinois pour les utiliser comme main d’œuvre en Australie ou aux États-Unis" comme le soulignera Jet Li lui-même.

A partir de 1998, Jet Li partage sa carrière entre les États-Unis et la Chine. Il fait ses débuts à Hollywood avec un second rôle, celui du méchant Wah Sing Ku dans le film L'Arme Fatale 4 de Richard Donner. Après le tournage, Mel Gibson dira de lui : "J'ai dû suivre des cours martiaux pour ne pas avoir l'air trop ridicule dans mes combats avec Jet Li. En réalité, c'est lui la véritable Arme Fatale."

En 2013, Jet Li révèle qu'il souffre d'une hyperactivité de la thyroïde depuis 2010. Malgré la maladie et la prise de poids, l'artiste martial figure au casting de la fresque fantastique League of Gods sortie le 29 juillet 2016 en Chine.

by Eddy Prave at September 26, 2016 07:00 AM

Poitiers (Droit-Lettres)

Les bibliothécaires vous veulent du bien : les Ateliers de la doc, c’est reparti !

Vous cherchez de la documentation vraiment pertinente pour votre mémoire ?     Vous souhaitez être plus vigilants à propos des traces que vous laissez sur Internet ? Vous voulez modifier cet article de Wikipédia qui n’est pas assez complet sur votre cinéaste … Lire la suite

by Léa Maubon at September 26, 2016 06:44 AM

September 24, 2016

ULCO

[Saint-Omer] Envolez-vous vers la fête de la science !

Les 12 et 13 octobre, de 9h à 16h30, venez à la rencontre de  l’Aéromodélisme Club de Saint-Omer.

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Des membres de l’association vous présenteront différents modèles, le système de radiocommande ainsi que les principes de base du pilotage. Seront exposés : avions et hélicoptères ultra légers de vol d’intérieur – avion d’entraînement – avions de voltige – avions semi-maquettes – hélicoptères 3D (de voltige) – drones. Vous pourrez également recevoir une leçon de pilotage sur simulateur de vol.

Venez nombreux !

by Emilie Van Inghelandt at September 24, 2016 06:00 AM

September 23, 2016

BIU Santé

Journée d’étude : le métier d’illustrateur des sciences médicales (18/11)

La BIU Santé organise une journée d’étude le vendredi 18 novembre 2016 sur le thème :

Fecit ex natura : le métier d’illustrateur des sciences médicales du XVIe au XXe siècle

Nicolas Henri Jacob : Muscles du dos (étude). Dessin pour le Traité complet de l'anatomie de l'homme de J. M. Bourgery, 1831-1854. Paris, BIU Santé, cote : Ms 81.Nicolas Henri Jacob : Muscles du dos (étude). Dessin pour le Traité complet de l’anatomie de l’homme de J. M. Bourgery, 1831-1854. Paris, BIU Santé, cote : Ms 81.

Sous la direction de Maxime Georges METRAUX (université Paris-Sorbonne), Chloé PERROT (université de Lille 3), Jean-François VINCENT (Bibliothèque interuniversitaire de santé, Paris).

À Paris, 12, rue de l’École-de-Médecine, grand amphithéâtre de l’université Paris Descartes (métro Odéon).

Entrée libre.

L’illustration médicale a attiré de nombreux collectionneurs et institutions en raison de son intérêt scientifique comme pour ses qualités formelles. Certaines de ces œuvres ont été abondamment diffusées et commentées. À ce jour, les métiers de cette imagerie spécialisée ainsi que les relations entre praticiens et artistes ont pourtant peu intéressé la recherche.

La Bibliothèque interuniversitaire de santé propose aux historiens de la médecine, aux historiens de l’art et aux professionnels de santé de mettre en commun leurs connaissances et questionnements au cours d’une journée d’étude spécifiquement consacrée au métier d’illustrateur des sciences médicales du XVIe au XXe siècle.
En parallèle de cet événement, la Bibliothèque interuniversitaire de santé présente l’exposition Anatomie d’une image. Commissariat : Olivier PONCER (Haute école des arts du Rhin).

Programme

  • 9h50 : introduction par Jean-François VINCENT (BIU Santé).
  • 10h : «Tactiles studies», études visuelles de deux atlas anatomiques remarquables par Martial GUEDRON (université de Strasbourg) et Olivier PONCER (Haute école des arts du Rhin).
  • 10h30 : Vers une approche pluridisciplinaire des dessins de myologie inédits de Van Horne et Sagemolen par Jean-François VINCENT (BIU Santé) et Chloé PERROT (université de Lille 3).
  • 11h : pause café.
  • 11h15 : Une nouvelle esthétique de la dissection : les dessins de Gérard de Lairesse pour l’Anatomie de Govard Bidloo par Cécile TAINTURIER (Fondation Custodia).
  • 11h45 : Illustrer en réseau : les dessinateurs graveurs néerlandais des livres d’anatomie de Bidloo, Ruysch, et Albinus (XVIIe-XVIIIe siècle) par Rafael MANDRESSI (Centre Alexandre Koyré).
  • 12h15 : déjeuner libre.
  • 13h45 : vernissage de l’exposition Anatomie d’une image.
  • 14h15 : Aperçu des collaborations possibles entre imprimeurs, auteurs, éditeurs et illustrateurs dans la réalisation des ouvrages chirurgicaux strasbourgeois (1490–1540) par Alice KLEIN (université de Strasbourg).
  • 14h45 : La gravure sur bois dans les ouvrages médicaux des XVIIe et XVIIIe siècles par Maxime Georges METRAUX (université Paris-Sorbonne).
  • 15h15 : pause.
  • 15h45 : La médecine vétérinaire, une niche de l’illustration médicale par François VALLAT (docteur vétérinaire, docteur en histoire).
  • 16h15 : Les planches d’illustration animalières et la pratique vétérinaire au XVIIIe siècle par Loreline PELLETIER (université de Lille 3).
  • 16h45 : conclusion de la journée d’étude.

En savoir plus

Télécharger le programme détaillé (PDF)

Les dessins originaux dans les collections de la BIU Santé

Dessins préparatoires pour le Traité complet de l’anatomie de l’Homme de J.-M. Bourgery

Fecit ex natura : Le métier d’illustrateur des sciences médicales du XVIe au XXe siècle
Debut: 11/18/2016 09:50 am
12, rue de l'Ecole-de-Médecine
Paris, Île-de-France
75006
FR

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by biusante at September 23, 2016 01:09 PM

Lille 3

La Mythologie grecque au Parc Astérix : quelle complémentarité pour nos musées ?

Comment la mythologie est-elle abordée dans les parcs à thèmes ? Les mythes y sont-ils traités différemment que dans les musées ? Quelques éléments de réponse sont apportés ici à partir d’une analyse du « Vol d’Icare », attraction du Parc Astérix.

« Les Editions Albert René / Goscinny-Uderzo »« Les Editions Albert René / Goscinny-Uderzo »

Oser comparer les parcs d’attractions et les musées, est ce possible ? Oui, si c’est pour montrer les dangers qui guettent depuis de nombreuses années nos grands établissements culturels, temples de l’art. Jean-Michel Tobelem parle ainsi dans son célèbre ouvrage, Le nouvel âge des musées, du risque de « disneylandisation » des musées1. Le musée lieu de savoir et de délectation se transformerait alors en parc de loisirs géant ouvert à la consommation d’expositions, d’événementiels, de boutiques et de restaurants. Nos recherches sur les œuvres mythologiques en musées nous ont amené à nous intéresser à l’imaginaire antique dans nos sociétés et à ses sources. Parmi elles, nous nous sommes rappelé que les dieux et héros grecs étaient aussi présents dans les parcs de loisirs et notamment, en France au Parc Astérix, situé à environ 30 km au Nord de Paris, à Plailly2.

Une Grèce de carte postale

Ouvert depuis 1989, le Parc propose aux touristes, des attractions autour du monde d’Astérix, tiré de la bande dessinée imaginée par Goscinny et Uderzo. Il possède une partie « Grèce antique » depuis 1994. Au fil d’ajouts successifs, celle-ci est composée aujourd’hui de six attractions, deux restaurants, une boutique, un spectacle. Si le terme « Grèce antique » renvoie généralement à un concept historique et civilisationnel, il désigne ici, presque exclusivement, la religion du monde gréco-romain entre le VIIIe siècle av. et le IIe-IIIe siècle apr. J.-C. Aucune référence donc à des concepts comme « démocratie », « hellénisme », ou à des personnages comme Périclès ou Alexandre le Grand.

La vision de la mythologie grecque donnée par le Parc peut-elle être mise en parallèle avec celle des musées ? Le premier « s’inscrivant dans une logique économique »3 et le second faisant partie du champ culturel, les deux sont-ils conciliables dans leur manière de médiatiser le mythe ? Musées comme parcs le montrent dans le cadre d’une architecture et d’un parcours spécifique avec ses propres significations. De plus, ils possèdent des outils de médiations plus ou moins visibles qui invitent le visiteur à entrer dans cet univers mental des dieux et héros antiques. Nous chercherons ici à ne plus voir le parc d’attraction comme un « risque » pour les musées mais à montrer les apports potentiels intrinsèques à ces deux structures culturelles. Et si nous étions, à la fois, dans une certaine « Astérixisation » des musées et une « muséalisation » des parcs ?

Décrivons tout d’abord l’univers « Grèce antique » du Parc Astérix qui n’est alors qu’un univers parmi d’autres. Si la thématique principale est centrée sur les Gaulois et les Romains, d’autres civilisations sont abordées en lien avec les nombreux albums de bande dessinée. Les liens entre Astérix et la Grèce pouvant notamment se retrouver dans le douzième album : Astérix aux jeux olympiques. L’univers que nous allons étudier se situe à l’ouest du parc et, chose intéressante, pour y accéder, nous devons d’abord passer par le Monde Romain4. Nous entrons chez les Grecs par trois colonnes doriques, dont deux totalement remontées et portant le début d’une architrave. Nous sommes alors dans une image d’Épinal où la Grèce se caractérise avant tout par son passé et ses vestiges, plus ou moins bien conservés. L’univers musical est aussi directement présent. Des hauts parleurs placés un peu partout diffusent des airs inspirés des musiques de Mikis Theodorakis pour le film Zorba le Grec réalisé par Michael Cacoyannis en 1964, qui lança notamment la mode du sirtaki. Nous entrons alors dans une petite allée avec, de chaque côté, une architecture très stéréotypée de maisons blanches aux toits bleus, que l’on peut retrouver dans les îles grecques comme Santorin, avec la présence inévitable et anachronique d’un (faux) moulin à vent. Cette partie, qui regroupe principalement la boutique et les deux restaurants, possède déjà quelques occurrences mythologiques, notamment dans les noms. Le petit restaurant se nomme La Taverne de Dionysos, celui-ci étant le dieu de l’allégresse. Or dans les menus, plus aucun lien avec la mythologie, il s’agit d’un simple snack de sandwiches où l’on ne peut même pas acheter du vin. En face, on remarque le Théâtre de Poséidon. Cette zone de spectacle permet d’admirer les acrobaties d’animaux aquatiques. Puis, vers l’extrémité de cette « rue », se trouve la première vraie attraction : le Cheval de Troie. Les maisons blanches et bleues s’arrêtent. À droite nous découvrons le grand lac du parc ; à gauche, une succession de trois attractions : le Vol d’Icare, l’Hydre de Lerne, la Rivière d’Elis. Celles-ci nous mènent au bout du chemin, à la grande montagne russe, emblème du parc : le Tonnerre de Zeus ainsi qu’à une nouveauté cette année, le Discobélix, inspirée de la célèbre sculpture du Discobole de Myron.

Ainsi le parcours est organisé pour accéder au plus grand des dieux : Zeus. On peut alors décomposer le cheminement en trois parties :

  • Une première partie « ambiance », qui place le visiteur dans l’imaginaire de la Grèce : maisons blanches, sirtaki, noms de divinités…
  • Puis vient le tour des attractions à « héros ». On passe des restaurants aux manèges liés à de grands personnages mythologiques : Ulysse, Dédale et Icare, Hercule…
  • Enfin, visible de loin, se dresse l’imposante montagne russe tout en bois du Tonnerre de Zeus, où une statue géante du dieu nous invite à entrer.

L’organisation de l’univers monte donc crescendo, allant métaphoriquement du monde des mortels jusqu’au sommet de l’Olympe. « Nous avons décidé de faire un parcours comme si c’était une ascension vers le ciel, là ou habitent les dieux ». Cette phrase ne vient pas d’un des architectes du parc mais du muséographe, Daniel Gastonguay, récent concepteur de l’exposition « Les Maîtres de l’Olympe » au Musée de la Civilisation de Québec5. Le parallèle nous paraît alors légitime. Le but d’une exposition comme d’un parc est de créer du sens par rapport à un point de départ et d’arrivée. Les pièces maîtresses ne sont pas placées dès l’entrée pour pouvoir créer une progression et de l’attente vis à vis du visiteur. De la même manière, les grandes montagnes russes d’un parc de loisirs sont souvent situées aux extrémités.

Le Cheval de Troie - Parc AstérixLe Cheval de Troie – Parc Astérix

Le Vol d’Icare

D’élévation, il en est question dans une attraction, le Vol d’Icare. Celle-ci, à l’inverse des autres attractions proposées6, possède une identité propre qui fait d’elle une illustration originale du mythe, voire de l’histoire minoenne. Rappelons le mythe: suite à la victoire de Thésée sur le Minotaure, Dédale fut enfermé par Minos, le roi légendaire de Crète, dans le labyrinthe dont il était l’architecte avec son fils Icare. Par la suite, les deux héros parviennent à s’évader en volant grâce à des plumes attachées avec de la cire d’abeilles. Mais, parce qu’il vola trop près du soleil, Icare tomba dans la mer et se noya, ses ailes ayant fondues7. De nombreuses fois représenté dans l’art, notamment par Pieter Bruegel, Rodin ou Matisse, ce mythe trouve un nouveau type de représentation dans l’attraction du Parc Astérix. Dans tout lieu culturel d’importance, le début de la visite commence par un temps d’attente. Les parcs en tiennent compte dans l’architecture de leurs attractions en créant ainsi, si possible, une ambiance propre à chacune. C’est le cas du Vol d’Icare où l’espace de la file d’attente reprend les ruines du palais de Knossos en Crète, lieu de la légende. L’écrivain grec Nikos Kazantzakis décrit Icare ainsi dans cet environnement : « […] ce jour-là, [il] ne pouvait rester enfermé dans l’atelier de son père. Il rôdait dans le Palais, tout au long des étroits celliers où se tenaient alignées les gigantesques jarres » ((Nikos Kazantzakis, Dans le palais de Minos, Plon, Paris, 1984, p. 138.)). On retrouve ainsi, dès l’entrée, les vases typiques de l’art minoen et la file d’attente suit de nombreux méandres, comme si le visiteur était lui-même dans le labyrinthe. D’ailleurs, à un endroit de la file, est représenté un petit labyrinthe avec la mention humoristique « Vous êtes ici ». Le décor reprend les restaurations, encore critiquées, de l’archéologue anglais Arthur John Evans qui fouilla Knossos au début du XXe siècle. On retrouve les hautes colonnes bétonnées d’un rouge criard, les fresques, le mobilier… : tout est vraiment bien reproduit. L’attente se fait ainsi dans un cadre plutôt agréable, alors que celles qui se créent pour accéder dans les musées et les grandes expositions se font plutôt en extérieur ou de manière beaucoup moins organisée au sein des bâtiments.

Le Vol d'Icare - Parc AstérixLe Vol d’Icare – Parc Astérix

Tout nous renvoie alors au mythe et à son déroulement. Le visiteur est dans un labyrinthe, comme Icare et Dédale après la fuite de Thésée. Il ne sait pas où il va, jusqu’à ce qu’il parvienne au début de l’attraction où plusieurs trains composés chacun de deux wagons l’attendent. Nous pouvons être par deux à l’intérieur, comme Icare et son père. Les wagons sont garnis de deux ailes blanches. Ainsi, avec ce véhicule, les deux héros trouvent un moyen de sortir du labyrinthe de Minos. L’attraction commence par une grande montée et, au sommet, un grand soleil est représenté. S’ensuit, pendant environ deux minutes, une série de montées et descentes qui nous ramènent au point de départ. Comme Icare, le visiteur s’est approché trop près du soleil et la montagne russe le fait redescendre violemment. Nous sommes dans l’expérimentation pleine et entière du mythe, de manière physique. Dans une tradition issue d’André Malraux8, reste imprégnée l’idée que les œuvres des musées ont vocation à faire ressentir de grandes émotions au visiteur. Ici, le visiteur peut effectivement verser des larmes, même si elles sont dues à la vitesse et au mouvement des wagons. Cependant, cette analogie entre l’attraction et le mythe, combien de touristes la font ? Aucun élément de médiation n’est présent dans et autour de la montagne russe pour rappeler les histoires de Dédale, Icare, du Minotaure ou de Thésée. Le lieu de l’attraction, Knossos, n’est pas non plus explicité. Tous ces artefacts créent un décor, un contexte qui fait entrer chacun dans un univers, mais qui n’est ni nommé ni expliqué, à l’inverse d’autres parcs comme Waterword à Chypre où de petits panneaux expliquent les mythes devant chaque attraction. Ces artefacts ont-il alors un sens ? À quoi sert l’ascension vers le soleil, qui dans le mythe renvoie de plus à une métaphore de l’orgueil ? Dans son omission, le parc assume pleinement sa fonction de loisir. Or, le visiteur a souvent soif de connaissances, les professeurs Gilles Brougère et Giulia Fabbiano montrent très bien en effet que « l’on ne peut comprendre le tourisme en général […] sans mettre en évidence la logique de découverte et de curiosité »9, associée à celle « d’émerveillement »10, le plaisir n’étant donc pas une antithèse du savoir. D’ailleurs le Parc Astérix s’occupe d’éducation et fait montre d’une certaine pédagogie lorsqu’il s’agit d’attirer un type de public spécifique, partagé avec les musées : les scolaires. Des dossiers pédagogiques à destination des enseignants du Primaire et Collège leur sont proposés et le mythe d’Icare y est mentionné. Sur le site internet présentant l’attraction, cet épisode du mythe est évoqué de manière allusive :

Direction le soleil ! Montez, montez, montez… la descente vous donnera un coup de chaud !

Une approche sensorielle, ludique et humoristique des mythes

Certaines attractions prennent ainsi le parti pris de la copie et du pastiche pour montrer les mythes, a contrario des musées qui se doivent de proposer des œuvres vues comme authentiques et propres à leurs auteurs. Les parcs usent alors d’une ambiance, d’une tonalité qui n’est cependant pas tant éloignée des autres institutions culturelles. Prenons l’exemple de la musique. L’objectif des musées est souvent de tendre au silence pour pouvoir contempler les œuvres sans être dérangé. Pourtant ce silence est lui même un mythe, les bruits étant nombreux et divers : chuchotement des visiteurs, bruits de leurs pas, de l’extérieur, cris d’enfants, grésillement d’une ampoule… Pourquoi ne pas alors donner à chaque salle une atmosphère propre par le biais d’un fond sonore, comme le fait le Parc Astérix qui, en plus du thème général, possède des thématiques propres à chaque attraction ? On pourrait ainsi imaginer une recomposition de musiques antiques dans les salles de céramiques grecques ou des extraits d’opéras dans celles où se trouvent des peintures et sculptures mythologiques de l’époque moderne. Or, des expériences ont déjà été menées dans ce sens11, sans compter les nombreux concerts programmés dans les musées. Leurs succès montrent toute leur pertinence et posent la question de la permanence de la musique au sein de ces institutions.

Ce qui frappe aussi est le caractère ludique du parc d’attraction, notion vers laquelle se dirigent de nombreux musées, que l’on pense aux simples livrets-jeux, ateliers ou goûters d’anniversaire au sein des établissements. C’est que, vis-à-vis de l’école, le musée cherche à se démarquer en appliquant une éducation dite informelle, « fournisseur d’idées »12 sur un temps plus court que l’école. Musées et parc se rejoignent alors dans cette idée que « sous d’autres formes, dans d’autres lieux, avec d’autres moyens et d’autres méthodes, la VS [vulgarisation scientifique] se propose de contribuer à l’acculturation scientifique du public des non spécialistes »13. Prenons alors le cas de l’humour. Le Parc Astérix est rempli dans ses décors de parodies et pastiches. Héraclès en prend alors pour son grade, par exemple, près de l’attraction l’Hydre de Lerne ou sur un grand vase, il nettoie les écuries d’Augias avec… un aspirateur. Au musée, l’humour est souvent réservé aux enfants dans des cartels et livrets-jeux spécifiques, et/ou cantonné à une exposition temporaire14. Mais de plus en plus d’expériences sont menées dans des collections permanentes. Par le biais de copies, de pastiches ou de parodies d’œuvres, les musées mettent en valeur leurs peintures, sculptures ou céramiques. Ainsi au Nationalmuseet de Copenhague, dans la collection des statuettes romaines, les conservateurs ont installé une figurine du dessin animé Hercule de Disney15. De la même manière, s’est déroulée du 10 avril au 5 juillet 2015, une exposition au Palais des Beaux-Arts qui « mêle culture classique et culture populaire » avec des œuvres du collectif allemand InterDuck dans les salles d’exposition permanente du musée16. Ce genre d’action est une piste exploitée par les musées aujourd’hui pour attirer le public familial, cible centrale, aussi privilégiée par les parcs d’attractions. Déjà en 2005, le muséologue Raymond Monpetit réfléchissait sur cette tendance des musées17 :

Que le musée d’aujourd’hui se veuille convivial, interactif et même amusant, qu’il prenne note que ceux qui s’y rendent le font dans leur temps de loisir, n’indique pas, à nos yeux, qu’il offre moins de contenus ni d’occasions de vivre des expériences qui favorisent la réflexion et le développement. Les dimensions ludiques et de participation de certaines muséographies sont des composantes parmi d’autres de la visite ; elles n’empêchent en rien que les visiteurs entrent aussi dans des dynamiques de socialisation et d’éducation, ni qu’ils ne tirent de leur parcours, à la fois un certain bien-être, un certain savoir, du plaisir et du sens, ainsi que le désir d’en connaître davantage.

Ainsi, par le prisme de la mythologie grecque, on a vu quelques intérêts communs des musées et parcs d’attraction. Les deux permettent de donner corps à un certain univers mental mais aussi à différents aspects du mythe grec. Le Parc Astérix est à cet égard un exemple significatif avec la présence de ruines, sirtaki, statues géantes,etc., regroupés autour de grandes figures comme la statue de Zeus ou le palais-labyrinthe du roi Minos. Mais à quoi sert cette ébauche de représentations sans un minimum d’explications ? Il y manque sans doute une certaine médiation et la volonté plus affichée de rendre accessibles ces références. C’est là où les musées ont beaucoup à apporter, d’autant plus qu’aujourd’hui les médiations peuvent être très variées et ludiques. À l’inverse, les musées peuvent s’inspirer des parcs pour rendre leurs collections plus accessibles au grand public, la dimension de conservation et d’éducation étant tout à fait compatible avec des notions comme l’humour ou le divertissement.

Tonnerre de Zeus - Parc AstérixTonnerre de Zeus – Parc Astérix

Notes du texte

  1. Jean-Michel Tobelem, Le nouvel âge des musées : les institutions culturelles au défi de la gestion, Armand Colin, Paris, 2005, p. 260.
  2. D’autres parcs utilisent cet univers comme Europa-Park en Allemagne ou Terra Mitica en Espagne.
  3. Annette Viel, Anne Nivart, « Parcs sous tension », in Culture & Musées. Du musée au parc d’attraction : ambivalence des formes de l’exposition (sous la direction de Serge Chaumier), N°5, 2002 p. 138.
  4. Une autre entrée est possible, mais beaucoup plus éloignée, en passant par les Vikings.
  5. Catalogue de l’exposition, Les Maîtres de l’Olympe : Trésors des collections gréco-romaines de Berlin, ouvrage collectif, TTM Éditions, Issy-les-Moulineaux, 2014, p. 110.
  6. Difficile par exemple de voir dans le Cheval de Troie, un quelconque lien avec le mythe. Rien, tant dans l’architecture que dans l’expérience ne renvoie à cet épisode.
  7. Ovide détaille le mythe dans les Métamorphoses, Livre VIII.
  8. Notamment dans l’Introduction de son ouvrage, Le Musée imaginaire, Gallimard, Paris, 1965.
  9. Gilles Brougère, Giulia Fabbiano, Apprentissages en situation touristique, Presses Universitaire du Septentrion, Villeneuve d’Ascq, 2014, p. 26.
  10. Ibid., p. 24.
  11. Comme en 2014 avec l’opération « Open Museum #1 Air » au Palais des beaux-Arts de Lille ou en mars 2015 au Museum of Fine Arts de Boston.
  12. Bernard Darras, Anna M. Kindler, « Le musée, l’école et l’éducation artistique » in Publics et Musées : Education artistique à l’école et au musée N°14, 1998, p. 22.
  13. .M. Lucas, 1983, cité dans La Muséologie, champ de théories et de pratiques, Anik Meunier (dir.), Presses de l’Université de Québec, Québec, 2012, p. 3.
  14. Comme du 30 mai au 1er novembre 2015, l’exposition « Les Petits Mythos » au Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal.
  15. De John Musker et Ron Clements, en 1997.
  16. Bruno Girveau, directeur du Musée, Livret de visite de l’exposition « Open Museum #2 Donald ».
  17. Raymond Monpetit , « Expositions, parcs, sites : des lieux d’expériences patrimoniales », in Culture & Musées, op. cit., N°5, 2005, p. 114.

by Cyrille Ballaguy at September 23, 2016 12:47 PM

Rennes 2

Courir... (1/4)

Jean Enchenoz par Elena Torre, licence CC : BY-NC-SA 2.0. Source [Flickr]
par Jean Echenoz

Courir fut la raison de vivre d’Emile Zatopek, athlète tchécoslovaque du milieu du XXè siècle. Et le romancier Jean Echenoz a parcouru au pas de course l’existence de ce coureur de fond exceptionnel, dans un récit vivant, alerte, parfois haletant, tout au long de ses 140 pages. La vie de cet homme hors norme fut un «roman», heureux sous-titre du livre, qui s’ouvre avec l’invasion allemande de la Moravie et s’achève avec l’occupation soviétique au lendemain du second conflit mondial. La boucle de l’histoire de la Tchécoslovaquie, au milieu du siècle, est ainsi bouclée et la vie sportive d’Emile Zatopek ira de l’un à l’autre de ces deux régimes autoritaires.

Le jeune homme n’est pas attiré du tout par la course à pied dans sa prime jeunesse, «il a horreur du sport», conforté en cela par un père ouvrier qui n’y voit que perte de temps et d’argent. Emile commencera à gagner sa vie à l’usine, Bata en l’occurrence, une usine de chaussures, signe «avant-coureur» peut-être !

La propagande de l’occupant nazi encourage alors la jeunesse aux activités sportives, la course en particulier. Et voilà le jeune Emile engagé dans un cross-country organisé par la Wehrmacht alignant d’impeccables athlètes allemands opposés à de pauvres coureurs tchèques mal habillés, mal équipés, mal entraînés. Emile, engagé involontaire, prend goût contre toute attente à cette compétition qui sera suivie d’une multitude d’autres. Et il court bien mal, notre jeune homme, il a un style «en dépit du bon sens [et] loin des canons académiques». Mais le coureur, gauche et inélégant, alternant bizarrement les allures, est terriblement efficace. Sans grands efforts, il fait la course en tête, loin devant tous ses adversaires. On le remarque bien vite car il se met à tout gagner et sa popularité rapidement grandissante crée un «fanatisme autour de sa personne. […] Il a gagné un surnom. La Locomotive. Tout va bien» car les victoires, records, titres nationaux et mondiaux, médailles d’or olympiques s’enchaînent sur ses distances de prédilection : 5000 mètres, 10 000 mètres, marathon. La fatigue semble n’avoir aucune prise sur lui et Emile continue allègrement son tour de piste, une fois la ligne franchie, pour aller saluer le public enthousiaste. «Emile est inégalé, Emile est inégalable. Pendant les six années qui vont suivre les Jeux olympiques de Londres, il sera l’homme qui court le plus vite sur Terre en longue distance». Les autorités dirigeantes du communisme désormais régnant, fières de leur héros national, voudront évidemment le récupérer à des fins de propagande, et en feront un colonel de l’armée tchécoslovaque. Mais ils lui serreront la vis, malgré tout, en zélés staliniens, l’empêchant d’aller courir là où il le souhaite, là où il est invité, en particulier de l’autre côté du rideau de fer. L’arrivée de Dubcek et l’avènement du Printemps de Prague le pousseront sur la scène politique et Emile, le discret, emblème de tout un peuple, soutiendra les insurgés. Le retour de bâton sera rude. Le régime revenu à la charge et au pouvoir par la force des chars et des canons enverra Emile au fond de la mine puis lui fera vider les poubelles de la capitale. Erreur humaine autant que politique : les habitants de Prague, qui ne l’ont évidemment pas oublié, l’ovationneront à son passage et rempliront les bennes à sa place ! «Jamais un éboueur n’aura été autant acclamé» relève Jean Echenoz avec un humour sobre et ravageur.

D’une plume retenue et vive, affûtée comme la silhouette d’un coureur de fond, Jean Echenoz réussit avec une empathie communicative à nous toucher et nous faire aimer cet homme admirable de courage et d’humilité, en un mot d’humanité, qui a atteint une gloire planétaire sans jamais se déprendre de sa simplicité. Il finira sa vie, sur ordre des autorités politiques, «dans un poste en sous-sol au centre d’information des sports. Bon, dit le doux Emile, archiviste, je ne méritais sans doute pas mieux».

by Jacques Brelivet at September 23, 2016 07:00 AM

Poitiers (Sciences)

C’est la rentrée !!!

Pour vous aider à mieux vous y retrouver parmi toutes les démarches à effectuer au sein de l’Université de Poitiers, nous vous proposons une exposition à la BU Sciences campus visible jusqu’au début du mois d’octobre. Vous y trouverez ainsi des informations pratiques sur le logement, la restauration, les bibliothèques mais aussi sur les activités sportives, …

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by Armelle Gauthier at September 23, 2016 06:30 AM